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 Jésus de Nazareth [RP officieux]

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Catherinavenusadiro




Par Le Revelus :
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MessageSujet: Jésus de Nazareth [RP officieux]   Dim 18 Déc - 15:01

    Il jetait de pressants regards à l'immense salle pendant que de longs doigts blancs lui arrangeait son nœud papillon. Le hall, immense, avait revêtu des couleurs chaudes pour la soirée. Le sol était doux et duveteux, pourpre avec même quelques fleurs dorées. Il semblait être fait d'herbes, peut-être était-ce vrai. Au fond, imposant, se tenait un buffet majestueux où des mets gourmands attendaient : des pyramides de fruits de mer, des salades, des petits légumes etc.
    Catherine n'avait pas voulu faire dans le too much, le décor était déjà là pour ça.
    Deux mains s'abattirent sur ses épaules frêles. Il sortit de sa rêverie pour rencontrer deux yeux verts sombre.
    « - Tu crois que ça va le faire ?
    - Ton petit jeu ? Mais oui !
    - Tu parles ! Ca va les faire chier ! »
    Le grand homme qui avait plaqué ses mains sur le vieil homme sourit et lui lança un regard lourd de sens. Catherine soupira. En effet, il ne pouvait plus reculer.
    Il réajusta sa veste en velours vermeil et se décida à se laisser aller dans les bras de la Bonne Humeur. Il fit un petit clin d'oeil au maigre devant lui : il portait fièrement ses chaussures impeccables.
    Il avait misé pour les couleurs Noël aujourd'hui, d'où son pantalon d'émeraude sombre. Par contre il n'avait pas su où trouver quelque chose de doré alors il s'était contenté d'une simple broche sur le revers de sa veste.
    « - Bon, râla-t-il. Va chercher ta cocotte, je me charge des derniers préparatifs. »
    Et son ami styliste et terrien quitta l'endroit, bravant le froid et la neige, après un grand éclat de rire. Il aimait bien ce jeune garçon. Il lui avait déjà donné une bonne impression lors de leur première rencontre.
    Catherine avait décidé de s'acheter cette maison de vacances il y a quelques années. C'était en fait un ancien hôtel mit à la consigne. Ce qui lui avait tout de suite plu était son jardin. Au printemps, les fleurs étaient exquises et mangeaient toute la place. Il aimait bien venir ici durant cette période. Pour pouvoir accéder à l’hôtel il fallait d'abord passer par le jardin. Ainsi donc on ne pouvait pas le rater et on refaisait, pendant certes quelques instants, attention à la vie.
    Mais le bâtiment avait été abandonné et ce petit coin de paradis avait disparu aux yeux du Monde.
    Catherine en avait entendu parler lors d'un déjeuner entre amis et il avait voulu vérifier lui-même.
    Ce que ses amis avaient dit était vrai. Un joyau avait été jeté et le dragon avait décidé de le récupérer, ni vu ni connu. Ses revenus le lui permettait. Il n'y allait pas souvent mais savourait l'instant.
    Quand il s'était installé, il avait tout retapé et avait redonné de son éclat au bijou. Puis quelques jours ensuite, alors qu'il bullait dans le jardin, il avait eu la visite du jeune homme. Il était souriant et poli. On sentait une grande charge de vitalité chez lui. Au début, ça n'avait pas plu à Catherine. Il était ici pour oublier son statut de ministre et mettre de coté son obsession pour la vie.
    Mais par bienséance, il l'avait accueilli. Ils ont discuté longtemps et l'originalité de son invité avait effacé sa vitalité, le rendant plus agréable aux yeux de Catherine.
    Ils étaient vite devenus de bons amis. Le vieux avait été étrangement touché de voir qu'il était sensible à la beauté de l'endroit. Ils se revoyaient les rares moments où Catherine revenaient et le vieux dragon avait toujours ce sentiment de complicité bien qu'ils ne se connaissaient pas encore très bien.
    Son voisin lui racontait des histoires terriennes et lui, lui expliquait la vie autremondienne et ils étaient heureux de passer ce petit moment ensemble, comme un grand-père et son petit-fils.
    Récemment, le petit-fils avait raconté au grand-père la tradition païenne de la naissance de Jésus de Nazareth. Le petit garçon avait raconté cette histoire avec tant de joie qu'il réussit à la communiquer au vieillard. Emporté par cette magie, ce dernier voulu la vivre pour de vrai. Alors il organisa une fête...
    Catherine, tout sourire en resongeant aux étoiles des yeux du petit-fils, se dirigea vers ses premiers invités. Il jeta un bref regard vers la cheminée où un somptueux sapin trônait. Il n'avait pas mis de cadeaux, de toute façon, le Père-Noël s'en chargerait.



    Le hall était rempli. Un brouhaha joyeux emplissait la salle. Catherine, content de voir que tout se déroulait plutôt bien pour le moment, se permit de faire une petite déclaration.
    « - Mesdames et messieurs, pour commencer, merci d’être venu. Sachez que celui qu’il faut frapper pour vous avoir fait-vous déplacer par ce temps exécrable… c’est lui. » Commença-t-il, en désignant Pinocchio qui souriait comme un con dans son coin, accompagné d’une jeune demoiselle brune aux airs de poupée. Quelques rires et grognement taquins sonnèrent.
    « - Trêve de plaisanteries. Vous devez certainement vous demander, « mais putain qu’est-ce que je fous là ? » Vous savez, ce soir est un soir normal, banal pour tous les autremondiens. Pourtant sur Terre, tout le monde jubile en attendant impatiemment minuit. Ils sont en ce moment en train de fêter la naissance du fils de Dieu. Cette fête a pris plusieurs formes, évoluant au fil de temps, mais aujourd’hui elle se traduit de cette manière : la famille se réunit… il ouvrit grands les bras et désigna tout le monde. On mange bien... il fit un clin d’œil au buffet. …Et ouvre les cadeaux sous le grand sapin. Alors qu’est-ce que c’est ça ? Et bien comme je l’ai dit, sur Terre, on attend avec impatience la venue du Père Noël, grand et gros bonhomme rouge (non ce n’est pas moi) à la longue barbe, qui porte les cadeaux sur son traineau volant tiré par des rênes. Cadeaux qu’ils donnent aux enfants sages. »
    Il sourit et fit une petite pause. Un silence comique, lourd d’ironie, souffla.
    « - Et vous demandez. « Quel rapport ? » Et je vous réponds que, déjà, il ne faudrait pas qu’il y est de raison particulière pour faire la fête et que j’aimerais bien que cette magie euphorique embaume quelque cœurs, par-ci par-là, le temps d’une banale soirée… Donc, voilà pourquoi j'ai décidé de vous embêter ce soir -rappelez-vous, ce n'est pas moi qu'il faut frapper- même si je ne connais pas la moitié de mes invités... »
    Il avait demandé à Pinocchio d'inviter ses propres amis qui inviteront leurs amis qui inviteront eux-même leurs amis etc. Donc voilà, il ne savait pas trop à qui il parlait. Il reconnu toutefois quelques têtes qu'il avait vu au Sacre... ça le rassura un peu.
    Il enchaina.
    « - Alors, cette soirée sera un peu particulière. Pour commencer, pour l'entrée, je vous inviterai à vous diriger par ici. Mais pas tout de suite, je vous laisse le plaisir de vous revoir, faire peut-être même, connaissance, et de déguster l’apéritif. En tout cas, une fois que vous y serez, vous verrez que la décoration est radicalement différente. Elle porte un thème que vous devrez trouver… »
    Un chauve malheureux qui s'avère être le prétendu coupable de cette réception se risqua :
    « - Et si on trouve pas on mange pas ? »
    Catherine répondit avec le plus grand sérieux du monde.
    « - T’as tout compris. »
    On se tut alors. Le vieillard n’était plus du tout amusant… Un combat se mouvait dans les regards du vieillard et de Pinocchio. Soudain, le premier sourit et on comprit enfin que c’était pour rire.
    « - Si vous ne trouvez pas, le Père Noël ne vous offrira pas de cadeaux. Enfin bref, et donc, une fois l’entrée achevée et que vous vous sentirez d’attaque, on enchainera avec le plat de résistance : nouveau thème qu’il faudra encore trouver et enfin, on terminera avec le dessert. Nouvelle salle, nouveau thème, bien sûr…
    Aller c’est bon j’ai fini, je vous laisse tranquille ! »

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MessageSujet: Re: Jésus de Nazareth [RP officieux]   Lun 19 Déc - 18:52

    Il claqua la porte sans rigueur et se recroquevilla sur lui-même, surpris par le vent. Il neigeait fort, on n'arrivait pas à voir le bout de son nez. Ils n'avaient pas prévu cette intempérie et le sol était devenu boueux et chouïnait sous ses pas. Ses jolies derbys s'enfonçaient dans la terre fangeuse et il pesta. Il s'était habillé élégamment pour la soirée et en deux pas il venait de tout gâcher. Il vit alors un tapis apparaitre sous ses yeux médusés. Il se retourna et il vit le vieux dragon lui faire un clin d’œil.
    Il avait dû l'entendre râler. Etrangement, Pinocchio fut gêné à cette idée. Il fit de longues foulées jusqu'au tapis pour ne plus avoir à toucher le sol écœurant. La carpette s'étendait jusqu'à la sortie du domaine.
    Il prit Bob et le mit à l'intérieur de sa manche pour qu'il n'est pas trop froid et il commença à traverser le jardin qui précédait l’hôtel. Tout était gelé, les arbres étaient noirs, comme calcinés et les rares feuilles qu'on pouvait distinguer cristallisaient sous le froid. Les branches noires s'étiraient pour déchirer les vêtements des malheureux qui oseraient s'aventurer ici et la nuit s'écroulaient sur leurs épaules. Pinocchio n'était pas très à l'aise, il se pressa de quitter l'endroit en se disant que plus vite il se bougeait, plus vite il en aurait fini avec ça.
    Enfin, il ne fallait pas croire, aller chercher la jeune femme qu'il avait emmené faire l'andouille à New York et qui devait le prendre pour un fou ne le dérangeait pas. Non, loin de là, et puis ce n'était pas comme s'il lui avait écrit deux lettres comme un prétendant abruti ou qu'il lui avait proposé d'être son mari le temps d'un vol. Non ! Il n'était absolument pas tendu à l'idée de la revoir, absolument pas. Non. Stresser ? Ca ne lui ressemble pas. Pas du tout.
    Il soupira et de la brume lui obscurcit la vue.
    Il n'aurait peut-être pas dû accepter d'organiser cette soirée avec son ami et voisin. Mais il n'avait pas pu s'empêcher de remarquer que le vieillard était souvent seul. Et Pino était bien placé pour savoir ce que l'on pouvait ressentir face à la solitude. Il n'avait pas osé refuser. Il avait donc fait passé le mot et à sa grande surprise, un bon petit nombre de personnes confirmèrent leur présence.
    Sauf que Catherine avait bien sûr -parce que sans complications ce n'est jamais drôle- précisé qu'il serait préférable d'arriver accompagné. Ce n'était pas juste un dîner, mais aussi un bal. Pour le bal, le dragon avait laissé carte blanche au cordonnier qui s'en était donné à cœur joie de tout préparer.
    « - Ce serait pas pour impressionner une certaine brune que t’as décidé de faire ça ? »
    Pino, flasher sur quelqu'un ? Nan ça ne le ressemble pas. Et puis de tout façon cette pièce existait depuis longtemps, rien à voir avec cette soirée. Bob se tut.
    Ils arrivèrent à la Porte et il vit juste devant Philippe. Philippe était un géant hypersensible (et timide) et le jardinier de la ville. Il l'avait rencontré grâce à Catherine. Pino et Phil étaient les deux seules connaissances du dragon, dans cette ville en tout cas. Au début, une certaine rivalité les s'étaient installée qui s'est peu à peu transformé en complicité. C'était grâce à lui qu'il avait pu contacter Chami'. Il traversait un période tendu pour l'achèvement de son travail et il n'avait pas pu se déplacer. Alors il avait encore rédigé une lettre, en bonne et due forme, bien sûr, l'invitant à rejoindre à Gandis pour cette fête. Il avait usé d'énormes précautions, lui disant qu'il n'y avait rien à craindre et qu'il sera le plus respectueux possible. Parce que oui, on n'accepte pas si facilement d'accompagner un inconnu à un bal. Et donc il avait demandé à Philippe d'aller à Travia, au Flagrant Délice, remettre la lettre au barman qui la transmettra à Chami'.
    Il lui fit un grand sourire que l'être immense lui rendit. Pourtant Pino remarqua une certaine anxiété chez lui.
    « - Tu es sûr que tout se passera bien ?
    - Ne t’inquiètes, je prendrai bien soin d’eux, il ne leur arrivera rien. »
    Le cordonnier vit bien qu'il n'était pas tout à fait rassuré et il préféra lui accorder quelques instants pour l'apaiser. Quand Phil tient à quelqu'un ou quelque chose, il fera tout pour le ou la préserver, ce que Pino comprenait parfaitement. Il n'aimerait pas qu'on abime ses chaussures.
    Philippe lui lança un long regard, sceptique.
    « - D’accord, mais je tiens à passer pour voir ça. Si vraiment ça ne va pas, fini le bal.
    - Tout ira bien.
    - C’est ce qu’ils disent tous…»
    Pino rit et lui accorda une claque amicale avant de le laisser et entrer. Le Portier, qui avait fini par le reconnaitre malgré tous ses passagers, lui sourit et lui dit qu'une arrivée au nom de la demoiselle qu'il attendait avait été signalée. Déjà, les tapisseries commencèrent à briller et le cercle au centre, s'illuminer...

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MessageSujet: Re: Jésus de Nazareth [RP officieux]   Mar 20 Déc - 17:28





    La pendule de la boutique sonna cinq fois, puis s'arrêta, laissant le silence m'envelopper. Mon parapluie rose bonbon me protégeait des légers flocons qui tombaient du ciel gris. Mes bottes en caoutchouc blanches étaient plongées dans la gadoue, ancienne neige piétinée par les passants de Travia. A mon bras, un grand sac en plastique prenait l'humidité. J'avais jeté un manteau gris sur mes épaules, et une longue écharpe rouge pendouillait, traînant presque par terre. J'avais les yeux résolument fixés sur mon reflet dans la vitrine du magasin de tapis. Sous la masse grise, j'avais mis, bien sur, la plus belle robe que j'avais dans mon armoire : celle que nous avions volé à New York, la rouge à la ceinture noire dentelée qui coûtait une petite fortune. Nous, je veux dire, Pinocchio et moi, bien sur, pourtant je savais bien que c'était ridicule. Peut être le verrait il, et croirait il que je l'ai fais exprès pour attirer son attention. N'était ce pas vrai ? Non voyons !
    Mani m'envoya l'image d'une jeune dragonne brune, ruisselante sous la neige, des espérances dans les yeux, et l'air effroyablement....naïve et ridicule. Merci Mani, j'ai tellement besoin de ton soutien...et puis tu as oublié la belle robe, dans ta vision. Alors chut.

    Comme je n'avais pas envie de faire trop habillée ( bien sur, sur la lettre que Pinocchio m'avait envoyé, il n'était pas précisé comment il fallait se vêtir...) j'avais rajouté des petites boucles d'oreilles rouges en forme de « boules de noël » qui m'avaient paru amusantes...
    J'avais fais quelques recherches rapides sur cette fête terrienne, et avait constaté, amusée, que les humains de là bas, malgré les apparences, étaient aussi barrés que nous.
    Je pris Mani dans ma main et la fourra dans mon sac plastique, où elle alla bouder en me répétant encore une fois que, depuis ce voyage sur Terre, j'avais une attitude « honteuse et indigne » avec elle....et avec la plupart de mes connaissances. Qui n'étaient pas Pinocchio, fis-je en me disant que c'était peut être à cause de ça que j'étais désagréable avec eux.
    Bien sur, j'avais reçue ses lettres avec excitation et au début, j'étais allée au Flagrant Délice pour voir s'il allait revenir...mais non. Je les avais enfermées dans une jolie boîte bleue que je laissais sur ma table de nuit. Parce que ce n'est pas bien de jeter du papier, et que ça laissait de bon souvenirs.
    Ha ha, la mauvaise excuse !
    Merci Mani.

    Je fis un joli sourire à mon reflet et me dirigeais, suivit de jolis « splatch » vers la Porte la plus proche.
    J'allais le revoir ! Mon gentil et étrange professeur.....et bien que le bal m'effrayait un peu, ainsi que les inconnus, si Pinocchio était avec moi, et si, comme il l'avait promit, il était « correct », tout allait bien se passer.
    Alors, une fois dans la salle, j'enlevais mes bottes, les fourrais dans mon sac ( sans écraser Mani) sous le regard étonné des voyageurs, et enfilais de jolies chaussures mi hautes d'un joli vert pomme.
    L'effet, avec le rouge et le noir, était étonnant, mais pas indigeste. De tout façon, j'aimais les couleurs, alors....

    - Et où vous allez, mademoiselle ? Demanda formellement le Gardien.

    Je lui fis un joli sourire en faisant disparaître mon sac et mon parapluie dans une des poches de ma veste.

    -A une fête de Noël ! Je vais retrouver mon cavalier !

    Il leva les yeux au ciel, et répéta gentiment :

    - Et où se trouve votre cavalier ? A....Noël ?

    Je haussais les épaules et lui donnais le papier sur lequel j'avais recopié l'adresse.

    - Non, bien sur, il m'attend à Gandis.

    Alors le Gardien s'écarta, le rayon de lumière me toucha, et je réapparue....devant Pinocchio.
    Je clignais des yeux, un instant étourdie par le choc du voyage.
    Il était toujours là, mon bazardeur, classe et tiré à quatre épingles. Mon regard descendit jusqu'au sol.

    - Vous...avez de très belles chaussures !

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MessageSujet: Re: Jésus de Nazareth [RP officieux]   Mer 21 Déc - 14:26




    Les mains jointes dans le dos, il regarda les tapisseries pour patienter. A Omois, elles étaient d'or et de pourpre, au Lancovit, elles avaient des nuances bleues et à Gandis, elles étaient éteintes. En fait, tout semblait effacé à Gandis. Comme si on avait balayé le sol mais qu'il y restait encore quelques poussières. Gandis était pour Pinocchio, une immense aquarelle aux douceurs pastel. Gandis n'avait pas de couleurs criardes comme à Omois ou au Lancovit, même au printemps. Tout était doux et délicat.
    Le cordonnier aimait bien son pays au final, même s'il n'était pas un géant. Il avait été bien accueillis, les gens d'ici, malgré leur taille, ne vous regarde pas de haut. Une grande humanité semblait les habiter, Pinocchio s'était souvent demandé quel évènement historique avait bien pu s'y dérouler pour qu'un tel état d'esprit s'y soit installé. Il aurait pu la poser mais à chaque fois qu'il en avait l'occasion, il zappait. Il vit du coin de l’œil arriver une jeune géante à la chevelure blonde montée en une coupe de cheveux complexe. Ses yeux clairs se posèrent sur le cordonnier et il rougit quand il comprit qu'elle l'avait vu. Son cœur rata un battement quand elle s'approcha et il aurait aimé ne jamais exister. Mais trop tard, elle était déjà là et sa voix suave venait déjà pénétrer ses oreilles.
    « - Bonsoir Pinocchio...
    - Bonsoir vieille bique. »
    Pinocchio, qui ne s'était pas attendu à ce que Bob surgisse dans ses pensées, ne su pas répondre et fut sérieusement troublé. Il recula et sourit, gêné, sa voix se bloquant dans sa gorge. Il finit par articuler un petit salut poli et timide.
    Elle sembla ravie de son petit effet déroutant et releva le menton d'un air suffisant.
    « - Tout va comme voulez ? Vous attendez quelqu'un ?
    - Oui... »
    Un petit silence embarrassé traversa la pièce de Transfert quand Pinocchio se décida enfin à répondre plus de loquacité.
    « - Et vous ?
    - La même chose... oh fait ! »
    Le cordonnier su se contenir et il ne soupira pas. Mais il sentait que ça y est, c'était repartit. Pinocchio ferma les yeux et se prépara.
    « - Je suis désolée de vous déranger pour si peu, mais votre tapis gêne mon entrée et je vous ferais remarquer que j'attends mes chaussures depuis 5 jours déjà, de plus, vous savez que je travaille à la mairie, vous avez fait des dépenses monstrueuses récemment, comment voulez-vous payer vos dettes si vous faites des folies et... »
    Et seulement maintenant la lumière provenant du cercle se diffusa. Pinocchio lança un bref regard au Portier qui lui en rendit un désolé. Il revint aux tapisseries. Il distingua peu à peu les traits d'une jolie jeune femme qu'il reconnu facilement. Sous la lumière, ses yeux semblèrent blancs et ses cheveux gris. Pinocchio sourit. Si elle était un ange, elle le fut à ses yeux durant ces quelques secondes.
    Peu à peu, sa personne se concrétisa et sa présence ne fut plus qu'une illusion. Il profita de son étourdissement pour la détailler. Il remarqua la robe rouge de New York. Cela avait été une de ses dépenses faramineuses. Il ne sait comment, on avait réussi à le retrouver et on lui a fait payer la robe. Ah ? Elle était si chère que ça ? Les femmes sont aussi coûteuses que ça ?
    « - Et ça risque de n'être que le début avec elle...»
    Pinocchio ne répondit pas. Bob avait encore des doutes sur Chami', il ne voyait toujours pas clair dans son jeu, si jeu il y a. Et il en voulait aussi à Pino d'être aussi insouciant. Il y aura des larmes quoiqu'il arrive selon lui...
    Mais Pinocchio n'était pas d'accord et était bien décidé à lui montrer qu'il avait tort. Ca avait d'ailleurs crée quelques tensions entre les deux compagnons, qui se faisaient la gueule continuellement, comme Pino était en train de le faire en ce moment.
    La revoir le rendait tout drôle... non en fait il se sentait assez mal.
    Il ne pensait pas qu'il la reverrait un jour, pas pour de vrai. Il avait pourtant continué à lui envoyer des lettres, un peu pour qu'il survive dans sa mémoire. C'était un peu égoïste non ? De tout faire pour être inoubliable et ne pas se soucier de ce que les autres pourraient penser ou même vivre...
    A la question Pourquoi ? Il n'avait pas de réponse. Et il s'en fichait bien.
    Il sourit grandement, un peu con quand même puis son sourire se figea.
    « - Vous...avez de très belles chaussures ! »
    Il ne comprit pas tout de suite alors il se pétrifia et la regarda sans comprendre, perplexe. Puis il baissa enfin les yeux. Et ce qu'il vit n'était pas beau à voir. Il avait oublié qu'elles étaient encore toutes sales. Il releva les yeux d'un air faussement courroucé.
    « - AHAHA. Pas drôle. »
    C'était pas gentil de se moquer. Il invoqua rapidement un lavage, un peu gêner de se présenter ainsi. Quand la brume magique disparue de ses chaussures, on put revoir le chocolat et le fauve de ses derbys. Pour la soirée il avait simplement mis un col roulé d'un jaune mort avec des épaulettes à la amiral en cuir marron et un slim gris clair.
    Il s'approcha et lui tendit une main pour qu'elle le rejoigne. Puisqu'on en parlait, il regarda aussi ses escarpins. Il s'offusqua.
    « - Du vert avec du rouge ? »
    En fait ce n'était pas si étrange que ça (ça le restait quand même) mais c'était surtout pour la taquiner. La bonne humeur le rendant lutin. Il offrit son bras et il fit mine de quitter la pièce mais déjà la blonde revenait à la charge.
    « - Oui euh, Pinocchio pour mon entrée et votre tapis…
    - Mon tapis ?
    - Oui ! Je…
    - Quelle marque ?
    - Pardon ?
    - Le tapis, quelle marque ?
    - Je… Rodelsrelen, mais…
    - Blanc ?
    - Oui, tout usé, vous savez…
    - Quelle plaque ?
    - Quelle plaque… ?
    - D’immatriculation. Quelle plaque ?
    - Je ne sais pas, je ne vois pas, je…
    - Alors moi non plus. Pas de plaque pas de tapis, pas de tapis pas d'entrée, pas d'entrée pas de gêne, pas de gêne... pas de gêne. »
    Et il conclut par un délicieux sourire très innocent. Il salua poliment et quitta l'endroit.
    « - Mais ! Et vos dettes ! »
    Une fois dehors, le vent les surprit et il se reçut une masse de cheveux bruns dans les yeux, il faillit en manger quelques uns même. Il n'était pas très tard mais le mauvais temps avait assombrit toute la ville, ses couleurs devinrent tristes et fatiguées. Ce n'était peut-être pas la meilleure période pour visiter Gandis.
    Il déclencha une nouvelle fois sa magie pour les envelopper en une bulle blanche. Il demanda ensuite à ce que l'opacité soit moins importante. Il était comme sur un nuage. La magie s’interprétait de différentes manières chez les gens, chez certaines personnes c'était des éclairs et chez Pino, c'était de la brume.
    Il avancèrent donc dans le brouillard. Elle ne pouvait pas voir grand chose de la ville mais au moins ils furent protégés du froid, du vent et de la neige.
    Après un petit silence, il se retourna sur elle et la regarda en souriant un petit instant. Il fronça les sourcils, puis rit.
    « - Oh ! C’est mignoooon* ! »
    Dit-il en jouant avec ses boucles d'oreilles. C'était adorable, un peu bizarre mais quand même. Il fut touché de voir qu'elle se prêtait une nouvelle fois au jeu. Et puis c'était Noël ! Ca faisait longtemps qu'il n'avait pas vécu cette fête avec la dinde, la famille (bon là ce sera les amis) et les cadeaux, les lumières, le sapin et les chansons...
    Pino sourit encore plus, cette soirée, se promettait merveilleuse.
    « - Vous allez bien depuis le temps ? »
    Il continua de sourire même si tout à coup, le vouvoiement lui parut un peu trop formel...
    « - Hum... on peut se tutoyer ? »
    « - Oh, quel adorable sourire tu nous fais... ah bah non plus maintenant, c'est marrant hein ? »
    Pinocchio se raidissait toujours un peu quand Bob lui faisait ce genre de remarques. Il n'aimait pas ça... il ne savait pas trop pourquoi. Ou peut-être que si justement, il savait très bien et il ne voulait pas l'admettre.
    « - L'enfant qui aurait voulu être un homme. »
    Mais... mais la ferme Bob. Et en effet, Bob la ferma. Toujours dans la manche de son maitre, il rentra dans sa coquille et bouda. Il l'avait suffisamment prévenu ainsi. Maintenant, si on retrouve Pino noyé dans la soirée, ce sera pas de sa faute. L'image de la jeune femme, tout sourire, ne le quitta pas et se rembrunit toujours un peu plus. Mais pour qui elle se prenait ? Quand on voit Pino, est-ce que franchement, on se dirait "Oh, il a une bonne gueule, je vais le faire chier." Sérieusement ? Sincèrement ? Et ce grand chauve sans cheveux, il pourrait pas faire preuve d'un peu de bon sens, c'est pas vrai ! S'il continue comme ça, il allait faire crever de faim Gorbatchev, Staline et Lénine, et lui ? Et lui il va finir dans la soupe d'un parisien. Tout ça parce qu'un abruti n'est pas foutu de faire la part des choses !
    C'était définitif, Bob n'aimait pas l'amour. Une fois, Pino se promenait et bien sûr, impossible de ne pas croiser un couple. Et donc, forcément, parce que sinon ce n'est pas drôle, ils avaient affiché leur idylle à la face du monde au entier. Et tant pis pour la pauvre andouille célibataire qui passait par là, et qui se dit en les voyant "J'aimerais bien vivre ça moi aussi." On vous laisse deviner qui est l'andouille en question.
    Pour Bob, le sentiment amoureux n'est qu'une sorte de drogue, qui vous détraque la pensée et le cœur, et le monde. Quelque chose dont on ne peut pas s'en passer. Et il n'existe aucune drogue innocente. Pino sourit et pensa.
    « - Mais qui te parle d’amour ? »
    Bob ne sut pas répondre. C'est vrai ça... et s'il se faisait des idées ? Pinocchio était tellement imprévisible. Etrangement ça l'attrista. Pas pour lui, mais pour la petite (un escargot parlant d'une dragonne). Et si elle aussi se faisait des idées ? On s'attachait vite à son maitre...
    Mais bon, c'était une dragonne, ses deux cœurs survivraient à ça. Deux cœurs ?
    « - COMME DOCTOR WHOOOOOOO ! »
    Chose à savoir : Pinocchio était cinéphile et Bob sériphile. Pinocchio s'allégea un peu en voyant que Bob commençait doucement à retrouver sa bonne humeur, il se risqua alors :
    « - Bob est très jaloux… si vous… si tu… si vous saviez. »
    Ce dernier ne prêtait plus attention aux deux jeunes gens, trop occupé à tenter de se rappeler quand est-ce que le Docteur avait perdu son premier cœur.
    Pino quant à lui, était dans une joie folle (mais il se contenait), si Bob était aussi chiant sur le sujet houleux "Chami' ", c'était juste parce qu'il était jaloux et rien d'autres, pas par méfiance.
    Vraiment Pino était trop candide.

    Ils étaient presque arrivés. Ils étaient aux abords du jardin, Pinocchio hésitait à désactiver sa bulle. Il faisait vraiment mauvais... et même nue, le jardin pouvait être beau. Il jeta un coup d’œil et, fait étrange, les arbres et buissons ne se courbaient pas sous le vent. Il mit la main dehors à sa grande surprise, pas de neige, pas de vent, juste du froid. Un froid assez glacial mais comparé à la quasi tempête de toute à l'heure, c'était gentil. Alors il n'eut pas de scrupules à faire évaporer la bulle. Il eut un temps de déroute. On pouvait le surprendre facilement dis donc.
    Tout autour d'eux était gelés. Les herbes étaient des bijoux et les arbres noirs leur couronnes. Le tapis rouge était devenu blanc et le ciel était à découvert, révélant les astres. Il reproposa son bras et ils descendirent en commentant le jardin. C'était quand même étrange ce revirement de situation. Un grand reflet dans le ciel scintilla alors. Il analysa longuement, plissant les yeux comme si ça pouvait l'aider à comprendre. Ce qu'il avait prit pour des étoiles étaient en fait, toujours de la neige. Catherine avait matérialisé un gigantesque bol, empêchant la neige et le vent d'atteindre le jardin. Qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour son jardin.
    Ils avancèrent, assez rapidement, ils commençaient à frissonner plutôt violemment. A la fin c'est limite s'ils ne couraient pas.
    Ils entrèrent enfin et ils purent savourer la chaleur d'un feu de cheminée. Catherine leur fit un immense sourire et vint vers eux. Lui aussi s'amusait bien.
    « - Pino. Y'a Bill. »
    Le vieux dragon fit un clin d’œil à Pino et s'attarda sur Chami'. Il lui prit une main et l'enveloppa dans les siennes, chaleureuses.
    « - Pino. Emmène-moi voir Bill. »
    « - Mademoiselle Chamidontrachiva je présume. Pino m'a beaucoup parlé de vous. »
    Ledit homme fit les gros yeux. Absolument pas vrai. C'était la vérité, Bob & Bill pouvaient témoigner, le dragon mentait honteusement. Étrangement, alors que le cordonnier lui racontait toujours ses aventures terriennes, il avait préféré garder celle-ci pour lui. C'était la sienne. Il ne la partagera pas.
    « - Pino. Merde. Bill. »
    Pinocchio chercha du regard la limace, il constata qu'un bon nombre d'invités étaient arrivés déjà. Tous étaient plutôt élégants mais pas trop, ils discutaient ensemble, admiraient le grand sapin, se servaient des apéritifs... on entendait des rires, des exclamations joyeuses, tout ce brouhaha ne pouvait mettre que de bonne humeur. Il remarqua enfin la limace. Elle était près du punch bien sûr.
    Il s'excusa un instant et alla vers le buffet, prétextant aller chercher des boissons. Il déposa l'escargot, donc, près du grand bol, à coté de l'autre gastéropodes et ce fut l'explosion.
    « - Booob !
    - Biill ! Raï sisi, comment tu vas ?!
    - Mais TROP bien et toi mon gros ?! »
    Pinocchio avait maintenant droit à deux bestiole en mode "caillera."
    La soirée allait être longue. Il prit trois verres et s'en alla après avoir fait promettre aux deux animaux de ne pas faire de bêtises. Sur son chemin, il remarqua les familiers des autres. Il repéra une panthère et il se dit que son compagnon ou sa compagne d'âme ne devait pas être facile.
    Il vit alors une tête inoubliable. Avec cet inséparable keffieh. Il s'approcha, il était accompagné d'une jolie blonde qu'il salua poliment avant de se tourner vers Stan.
    Il l'avait rencontré lors de son voyage à Travia, il était chargé de l'accueil. Son petit air "j'ai tout vu, tout vécu, tout entendu" lui avait bien plu. Alors ils avaient fait connaissances et il découvrit un homme sensible bien qu'excentrique.
    « - Aaaah ! Je suis ravi de voir que tu as pu venir ! En charmante compagnie attention ! Je te serre pas la main hein… dit-il en désignant les verres, je dois te laisser mais faut qu’on se parle toi et moi, on a plein de chose à se dire ! Mademoiselle… » conclut-il, respectueusement.
    Et il les quitta après un dernier salut. Il retourna donc vers l'entrée.

    Pendant ce temps, Catherine, après s'être présenté (il omit de préciser qu'il était Ministre) fit un peu connaissance avec Chami'.
    « - Eh ! Héhé, si vous voulez des petits ragots croustillants sur Pino, dites-le moi, je sais presque tout sur lui. »
    Tout sauf le sujet "Chami'", du moins pas encore. C'est bien connu, quand on vieillit, on devient une grosse commère.
    « - Absolument tout ! Le nom de ses chats, sa pointure, et il imita le cordonnier, très important la pointure ! Il redevint Catherine. Le dernier film qu’il a vu, très bon film d’ailleurs ! Il a bon gout ! S’il a une petite amie, enfin ce genre de choses quoi, vous voyez… »
    Ils étaient toujours sur le palier, en train de discuter joyeusement avec les petites remarques sournoises de Catherine. Sauf qu'ils bloquaient un peu l'entrée et il y avait justement une arrivée. Une splendide blonde (il n'y a que ça ici dis-donc, la dragonne allait se sentir seule ('fin, elle était pas chauve, alors elle est pas trop à plaindre).
    Et Catherine explosa à son tour.
    « - Pétronelle ! Pino a réussi à te joindre ?! Mais c’est super ! Comment tu vas ? »
    Et c'est à moment-ci que Pino arriva, tout fier avec ses coupes. Il en passa une à Chami' et une à Catherine en saluant la nouvelle venue. Sauf que le vieillard prit les deux coupes, laissant Pino les mains vides.
    « - Pas d’alcool pour les petits n’enfants. »
    Dit-il en faisant les gros yeux.
    « - Quoi ?! »
    Et un grand éclat de rire se fit entendre dans leur dos pendant qu'il vit sa coupe passer son nez. Catherine la tendant à Pétronelle avec un sourire coquin.



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Chamidontrachiva
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MessageSujet: Re: Jésus de Nazareth [RP officieux]   Mer 21 Déc - 18:15

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MessageSujet: Re: Jésus de Nazareth [RP officieux]   Mer 28 Déc - 21:02

« Myrrha Llenidor, vous êtes cordialement invitée à une fête que donne un de mes amis. Si cela est possible, venez accompagnée.
En espérant pouvoir vous y croiser, Pinocchio d’Exupéry.
»

La vampyr jeta un regard surpris à la carte d’invitation. Elle l’avait reçue le matin mais l’avait d’abord mise près de la pouf-pouf. Puis finalement, elle s’était ravisée le soir en rentrant. Elle avait ôté ses lunettes, avait longuement regardé la lettre puis l’avait quand même lue. Pinocchio… Elle l’avait déjà vu plusieurs fois, lui avait parlé récemment. Décidément, leur amitié s’était vite construite, s’il l’invitait. Il est vrai qu’être en sa compagnie était très plaisant. Il était assez timide, mais il avait des sujets de conversations toujours passionnants, et leurs discussions étaient généralement animées.
Elle s’était très vite bien entendue avec le grand homme et aimait beaucoup quand ils arrivaient à se parler un peu plus que trois minutes parce que la vampyr n’avait pas beaucoup de temps.
« Venez accompagnée »
Mais avec qui allait-elle bien pouvoir y aller ? Elle n’allait quand même pas demander à son frère. Et encore moins à un de ses collègues, ils seraient trop heureux de pouvoir passer la soirée avec elle, en plus de la journée…
Elle fixa l’adresse, mais elle ne lui disait rien. Super, elle allait pouvoir démontrer au monde entier que son problème avec ce… truc qui lui servait de sens de l’orientation était bel et bien réel.
Bon, et bien, comme d’habitude, elle allait devoir partir très en avance et demander son chemin. Cela devenait sa routine. En plus elle ne connaissait pas Gandis du tout… Mais bon. Elle allait s’adapter, après tout, elle était une experte.
Bon, il fallait maintenant passer à la tenue. C’était un bal, donc il fallait porter une robe.
La jeune femme se prit à espérer que cette fois aucun problème avec des gardes ou on ne sait quel élément perturbateur qui l’obligerait à courir s’incruste dans la fête. Une fois, c’était déjà bien assez.
Que choisir ? Myrrha opta pour une robe noire, simple mais jolie. Elle accrocha une petite rose rouge sur le côté gauche de sa robe, juste sur son cœur. Elle laisserait ses cheveux libres, cela mettait son visage en exergue. Elle prendrait de petites ballerines noires aussi, avec un nœud doré au bout. Elles avaient été vernies et elle savait que si Pinocchio les verrait, il le remarquerait. Après tout, il était un cordonnier qui se respectait.
Elle prit un livre et s’allongea sur son lit. Elle avait la tête pleine des itinéraires qu’elle allait pouvoir emprunter, elle se remémorait tous les livres qu’elle avait lus dans la journée… Encore une mauvaise nuit en perspective. Ça ne serait pas la première. Elle enclencha une musique de fond pour se changer les idées et commença à lire. C’était un livre assez triste qui parlait d’une femme pas très jolie, qui s’occupe d’un chanteur aveugle, et qui disparait après lui avoir permis de recouvrir la vue. Cela faisait des dizaines de fois qu’elle le lisait, ce bouquin, et elle était toujours aussi émue après sa lecture. Elle regarda sa montre. 25h46. Le lendemain, enfin plutôt depuis quelques heures, sur Terre, les humains fêtaient une fête appelée Nael. Non, Noël. Pour certains, c’était là l’occasion de retrouver toute sa famille réunie devant un bon repas, pour d’autres, c’était une fête purement religieuse.
Elle s’endormit presque trois minutes après.

Le lendemain, elle se réveilla après une bonne nuit de sommeil (HS : les Vampyrs, ça dort ?) et s’habilla de la tenue qu’elle avait préparée. Avec sa robe, elle paraissait encore plus grande malgré qu’elle portait des chaussures plates.
Elle prit la porte de Transfert et arriva à Gandis. Les décors qu’elle y vit étaient… très beaux. On aurait dit une gigantesque aquarelle, dans des tons bleutés à des endroits, chaleureux à d’autres. Cela lui changeait des classiques couleurs noires, argentées et blanches. Cela lui faisait du bien, elle s’y sentait à l’aise. Il fallait qu’elle y revienne avec ses amis, vraiment.

Elle avança, et demanda le chemin à un passant qui lui indiqua d’aller tout droit. Elle se promenait d’un air nonchalant, comme si elle avait passé sa vie ici, comme si elle connaissait les moindres recoins du pays des Géants.
Elle arriva enfin à destination et elle détailla les invités. Elle vit du regard Pinocchio en grande conversation avec une jolie brune. Myrrha passa derrière eux et adressa un clin d’œil à son ami.
Dommage, elle n’avait pas de cavalier… Elle aurait pu finalement proposer à un de ses amis de venir avec elle. Elle éclata de rire à cette pensée.
Elle sortit un peu pour voir le ciel et imagina que de la neige se mit à tomber. C’est vrai que cela serait vraiment majestueux. De jolis flocons blancs pareils à des plumes qui descendraient élégamment de ce ciel étoilé. Oui, elle aimerait vraiment. Elle leva les yeux vers le ciel et admira longuement Tadix et Madix.
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Stanley « Stan » A. Dyson
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MessageSujet: Re: Jésus de Nazareth [RP officieux]   Jeu 29 Déc - 1:42

    Hey mister, where you headed?
    Are you in a hurry?
    I need a lift to happy hour.
    Say oh no.

Quelques heures encore.
A l’entrée, au comptoir, Stanley est encore chargé de l’accueil. On l’avait prévenu, il y aurait une fête. Dans le genre de ne pas trop en faire niveau vestimentaire en soirée, pour lui, ça ne valait pas la peine de choisir des heures ce qu’on avait à mettre. Surtout qu’il avait observé un truc bien étrange sur les soirées adolescentes dans sa propre adolescence, c’est que les filles mettent des heures à se coiffer, s’habiller, les mecs à se regarder dans la glace à voir si leur corps était parfait –ce qui était inutile et totalement macho pour lui- et c’était généralement ce genre de personnes qui finissent dans un lit totalement dévêtues, bourrées et qui ressortaient décoiffées et tout. Si un jour on pouvait expliquer ce serait fabuleux … Mais comme l’accueil avait insisté pour qu’il soit biiien en règle avec … Le règlement –vive mon vocabulaire o/-, elle avait bien compté lui mettre minimum une veste noire ouverte sur une chemise noire, classique et il avait insisté à tour son tour pour porter un keffieh autour du cou –comme d’hab (aa)-, il avait échappé de justesse au nœud papillon ou à la cravate et s’en réjouissait . Il avait soupiré, mais avait abandonné sous le harcèlement général. Niveau chaussures, c’était de simples bottes du style « DocMartens » … Cirées –(a)-, quand on a un ami cordonnier aussi :3
Pour ce qui était de Gandis, il adorait l’endroit, malgré que les gens étaient vraiment très grand et qu’il avait le vertige pour eux. Stan détestait Omois pour une raison inconnue, peut – être pour la grandeur et l’air superficiel de la ville, en attendant, le pays des géants était simple, de belles couleurs pastels qui s’harmonisait, douces pour les yeux, rien à voir avec le or et le rouge traditionnel de l’Impératrice. Il n’y était jamais allé, mais dès son arrivée, il avait su apprécier la beauté du pays et n’avait pas regretté son détour.

Au comptoir, il ne faisait pas grand de sa journée. Glander, c’était sa spécialité. Le pire, c’était qu’il semblait travailler derrière son air intéressé quand la boule de cristal sonnait, ses papiers qu’il remplissait. Suffisait de s’approcher un peu pour voir qu’il simulait quelques innombrables appels téléphoniques –c’est quoi le terme déjà .o. ?- et qu’il dessinait quelques schémas de diverses choses pour savoir qu’il ne faisait rien. Il regardait l’heure, bientôt, la fête avait commencé, et dans sa tête, pas question de rester ici, il avait même tout prévu. Dix minutes plus tard, il s’étira, personne à l’horizon, ne rien faire commençait à le fatiguer. C’est maintenant que le collègue chiant et collant choisi son moment pour attaquer :

« Tu prend ta pause ? »

Il se contenta d’hocher la tête, flemme de parler.

« Mais tu fous rien !
- Mais c'est que t'as un bon sens de l'observation mine de rien !
- Enfin je veux …
- T’attend quelqu’un pour la fête ce soir ?
- Non mais … »


Tout sourire, il se leva, prit le chapeau que normalement les chargés de l’accueil devait porter, le mit sur la tête de son collègue et se décala de quelques pas.

« Ca te vas super bien … » Ironie quand tu nous tiens « Prend ma place pendant la pause je reviens dans dix minutes. »

Et dans dix minutes tu seras toujours pas là Stan, comme d’habitude. Toute façon, il ne lui mentait pas, puisque vu l’air dubitatif que portait son « ami » -et encore c’était beaucoup dire-, il se doutait un peu qu’il venait de se faire rouler. Content de lui, le brun prit sa boule de cristal, jeta les papiers qu’il avait griffonné à la poubelle sous l’œil blasé de l’autre et s’en alla dans un couloir qui entourait la salle principale en sifflotant un air joyeux. Il ressortit sa boule de cristal –quelqu’un a un autre mot sur ça v___v ?- et regarda qui il pourrait prévenir/inviter, en regardant son répertoire, il fit d’abord Eyleen puis juste derrière Faith. C’est ça, avoir deux gens en EY et FA, ça se suit dans l’alphabet. Il eut un grand moment d’hésitation. Sa sœur … Si le faisait, il allait, dans le meilleur des cas, se prendre un vent, sinon se prendre un vent, un remballage et quelques insultes au passage. Eyleen, il avait une chance sur deux. Au pire il allait glander tout seul à squatter chez les autres. Donc il appela. Répondeur, super, autant laisser un message en suppliant que l’autre abruti se ramène pas –quelque part, il avait l’air pas mal occupé le collègue …-.

« Allô Eyleeen ? » Voix abrutie bonsoir … Il reprit sa vraie voix pour finir. « Ouais c’est Stan. Y a une fête à Gandis, tu sais le pays des Géants là ? Pour l’adresse exacte, j’ai aucune idée où c’est mais Gandis ça doit pas être très grand … » C’est juste le pays des Géants comme tu viens de le dire, c’est sûr que ça peut bien faire 2m² … « Au pire rappelle moi pour l’adresse, dehors il gèle je préviens, vu la saison aussi. Bref. A plus peut – être. Bye. »

Il raccrocha. Inutile de s’éterniser dans un message. Il resta un moment là, à rien faire, puis soudain, une apparition divine inutile apparut …

« Tu faisais quoiiiii ?
- Je m’emmerdais et toi ?
- … Rien. »


Cool. L’autre dinde était là, une cigarette au bec, à le regarder d’un air ahuri. Moment d’extrême tension … Il examina son paquet de « clopes » et le tendit vers Stan qui se recula légèrement.

« T’en veux ?
- J’ai l’air con au point de m’auto – défoncer les poumons ?
- … Attend tu me traites de con là. »


Nouveau hochement de tête. Stanley crut qu’il allait s’en recevoir une en pleine tronche. Pour finir, l’autre lui souffla son nuage de fumée dans la tête et repartit pendant que le jeune homme toussait de dégoût. Il détestait l’odeur qu’avait le tabac brûlé …

La fête allait commencer, les premiers invités étaient là, et Stan fut soulagé de voir plusieurs têtes qu’il connaissait du sacre. Cette cérémonie n’avait pas été si inutile en fin de compte. Une personne se mit en valeur et un sourire éclaira le visage du brun quand il la reconnut : Catherine. Ce vieil homme l’avait toujours étonné, et il avait vite su l’apprécier. Il commença un discours, ponctués de rires, et oui, les personnes âgées avaient de l’humour contrairement à ce qu’on pourrait penser. Il parla d’un thème, et là, Stanley déconnecta entièrement. Quand il dit que s’il ne trouvait pas, les invités ne mangeraient pas, il perdit son sourire. En fait, sous ses airs innocents, Cath c’était un sadique o.o Pour finir, c’était pour rire, et la tension descendit.
Eyleen arriva, elle avait fini par venir, et le jeune homme en était le premier ravi. Il sourit comme un con –c’est contagieux on dirait- quand il la vit et s’approcha.

« … Salut ! »

Il lui laissait le temps de savoir qui lui parlait, où était cette personne. Parler à quelqu’un qui pige que dalle, c’est pire que parler à un mur.

« Et je me suis gouré pour Gandis, c’est pas si petit que ça en fait … »

Rien que la taille de ses habitants aussi. Dans la foule qui s’amassait sortit une nouvelle personne que Stan avait rencontré à Travia. Pinocchio. Un homme adorable et d’une simplicité qui s’avérait presque complexe.

« - Aaaah ! Je suis ravi de voir que tu as pu venir ! En charmante compagnie attention ! »

Il regarda la brune à côté de son ami et hocha la tête lentement en guise de salut.

« Je te serre pas la main hein… » Non Pino, tu vas quand même pas t’enfiler tout ça o.o !? « Je dois te laisser mais faut qu’on se parle toi et moi, on a plein de chose à se dire ! » Et encore tu pèses les mots … « Mademoiselle… »

Puis il partit aussi vite qu’il était venu avec ses trois coupes. Bref. La soirée pouvait commencer.

Spoiler:
 

_♣ _______________ ♣_

    you're a lie
    i'm fragile, but i am not a fool, i won't hear another word from you. You won't hurt me anymore, you won't hurt me anymore. Your hands are here just to tear me down, i've trusted so long, but i'm not. CAUSE YOU'RE A LIE, all my faith has been wasted, cause you're a lie, i won't sit and take this anymore.

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Chamidontrachiva
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MessageSujet: Re: Jésus de Nazareth [RP officieux]   Jeu 29 Déc - 10:48

    - AHAHA. Pas drôle.

    Je baissais les yeux sur ses chaussures, salies pour la neige qui fondait et qui entourait ses pieds d'une flaque visqueuse et boueuse. Pour le tact, je reviendrais plus tard...
    Pour ma défense, gênée comme j'étais, j'avais simplement tiqué sur le premier détail à peu près discret de son étrange aspect : ses chaussures. Parce que le reste était plutôt....flachi.
    Tandis que je le détaillais des pieds ( maintenant propres ) à la tête ( alouette ) il avança vers moi et me tendit la main. Je lui fis un petit sourire d'excuse et le rejoignis. Je vis alors son reard se baisser à son tour à mes pieds. Je joignis les pointes, elles claquèrent et je me sentis ridicule. Ridicule mais vraiment heureuse, tout d'un coup...

    - Du vert avec du rouge ? Fit il d'une voix amusée.

    Je ris d'un rire franc tout en avisant le jaune de son t-shirt. Nous étions bien assortis.
    C'est alors qu'une grande blonde s'incrusta en me dévisageant lourdement de ses yeux bleus.

    - Oui euh, Pinocchio pour mon entrée et votre tapis…Commençât elle d'une voix grave.

    Ouf. J'avais soudain eu peur qu'elle ne nous annonce une mauvaise nouvelle. Du genre «  Oui heu Pinocchio, pour notre mariage.... ». je plissais les yeux, me disant que, de toute façon, je doutais que cette immense femme soit son genre. Et à bien y réfléchir, je ne connaissais personne qui soit du genre de Pinocchio. Espèce de bazardeur...
    J'écoutais d'un air distrait – maintenant que tout danger était écarté – la conversation qui s'engagea entre les deux :

    - Mon tapis ?
    - Oui ! Je
    - Quelle marque ?
    - Pardon ?
    - Le tapis, quelle marque ?
    - Je… Rodelsrelen, mais
    - Blanc ?
    - Oui, tout usé, vous savez
    - Quelle plaque ?
    - Quelle plaque… ?
    - D’immatriculation. Quelle plaque ?
    - Je ne sais pas, je ne vois pas, je
    - Alors moi non plus. Pas de plaque pas de tapis, pas de tapis pas d'entrée, pas d'entrée pas de gêne, pas de gêne... pas de gêne. »

    Alors, tel un habile brigand digne d'une comédie ( il faut savoir que j'allais souvent au théâtre à Travia, et j'aimais surtout aller voir des comédies. Les tragédies me faisaient atrocement peur, et nous en connaissions d'avance la fin, ce qui n'est absolument pas intéressant), il s'inclina et lui adressa un petit sourire.
    Nous sortîmes du sasse la Porte, et je me reçus un coup de vent en plein dans la figure. Mes cheveux, que j'avais laissé détaché, volèrent dans mes yeux.
    Pinocchio incenta et une bulle protectrice vint nous envelopper. On aurait dit un nuage, et j'étais tellement bien, au chaud et protégée, que je n'avais plus bien envie d'en sortir pour aller à cette fête.

    - Oh ! C’est mignoooon !

    S'en suivit une petite discussion, dans notre bulle, sur tout et rien, mais qui me mit dans une joie pas croyable. J'avais l'impression que mon professeur était content de ma présence, et, du coup, devenant plus sure de moi, je l'autorisais à me tutoyer, lui donna des nouvelles, demanda des siennes, me renseigna sur le commanditaire de la fête.
    Les rues de Gandis défilaient, et je pensais que c'était la deuxième ville que le jeune homme me faisait découvrir. Je songeais pendant un instant à la note que je pourrais lui donner en fonction d'un barème. Visite guidée, lieux visités, pertinence, interaction etc...
    Je ris en m'imaginant le résultat. Voyagez avec la Pino Agence, et offrez-vous les week-end de vos rêves dans n'importe laquelle de vos villes préférées !

    Rhum -rhum. Calme Chami'. Reprends tes esprits deux minutes, tu n'es plus une enfant voyons ! Je mis ça sur le compte de mon bazardeur. Un peu de sa candeur était communicative, et sa présence me transformait.....je n'étais pas certaine de savoir si c'était une bonne chose, mais pour être honnête, je m'en fichais un peu.
    Nous étions presque arrivés, Pinocchio fit éclater notre bulle, et le vent froid qui balaya mon visage me fit courir un frisson glacé sur tout le corps. Devant moi, un magnifique jardin, malheureusement un peu gris, s'étendait devant une grande maison, la cachant aux regards indiscrets de la rue.

    Pinocchio me proposa son bras, que je pris avec un soulagement mal dissimulé, et nous traversâmes le petit bijoux de botanique, à grand renfort de «  oh mais quel magnifique arbre ! » « que de jolis couleurs ! » « le jardinier est vraiment doué ! ».
    Le froid nous rattrapa rapidement et on se surprit à courir pour rentrer nous réchauffer.
    Un vieil homme, un peu frêle mais qui dégageait une atmosphère imposante et respectueuse. Il aurait pu être intimidant, mais il nous fit un immense sourire qui apaisa tout de suite mes soupons. Un ami de Pinocchio ne pouvait qu'être gentil , à mon avis...
    L'homme s'avança et me prit les mains. Les siennes étaient chaudes et très douces, et je me pris tout de suite de sympathie pour lui

    - Mademoiselle Chamidontrachiva je présume. Pino m'a beaucoup parlé de vous.


    Je rougis, haussant les sourcils. Alors là, j'étais flattée. Je rendis son sourire à l'homme – mais comment s’appelait il déjà ? J'étais certaine d'avoir entendu son nom mais je n'arrivais pas à remettre le doigt dessus- puis, importée dans mon élan, souris à Pinocchio et aux deux inconnus qui passaient derrière nous. Il s'excusa et s'éloigna vers le buffet, et je vis brièvement Bob surgir de sa main.
    Je rapportais mon attention sur....( arrr que c'était énervant!) le maître des lieux, qui me fixait toujours de ses yeux bienvaillants.

    - Eh ! Héhé, si vous voulez des petits ragots croustillants sur Pino, dites-le moi, je sais presque tout sur lui. Absolument tout ! Le nom de ses chats, sa pointure, très important la pointure ! Le dernier film qu’il a vu, très bon film d’ailleurs ! Il a bon gout ! S’il a une petite amie, enfin ce genre de choses quoi, vous voyez

    Je ris et lui expliquais rapidement que je ne le connaissais pas tant que ça.

    - Nous nous sommes rencontrés il y a peu, et heu...on va dire que nous n'avons pas cherché à connaître ce genre de choses. Par contre, je ne pense pas qu'il ai une petite amie, il l'aurait sans doute invité à ma place si c'était le cas, vous ne croyez pas ?

    Soudain apparut une magnifique blonde et je m’aperçus que nous bloquions le passage vers la magnifique salle de bal ( ça faisait beaucoup de magnifique, à croire que le but de la soirée était de montrer à quel point tout ce beau monde était beau, riche et heureux d'être là...><)

    - Pétronelle ! Pino a réussi à te joindre ?! Mais c’est super ! Comment tu vas ?

    Pinocchio choisit ce moment pour revenir, avec des coupes de champagne, et il m'en fourra une fièrement dans la main. Je n'osais pas lui dire que je ne buvais pas vraiment d'alcool : j'étais très vite saoul....
    C'est alors que Catherine ( oui ! Je l'avais retrouvé!) enleva son verre à Pinocchio pour le donner à la belle blonde.

    - Pas d’alcool pour les petits n’enfants. Fit il en se donnant un air paternel.

    - Quoi ?!

    Devant son air révolté, je ris et tendis ma coupe à mon cavalier avec un grand sourire.

    - Ten...tiens, tu n'as qu'à prendre la mienne, je n'ai pas l'habitude de boire.

    Puis je me tournais vers l'arrivante et lui tendis ma main, ne sachant pas trop si c'était au maître de cérémonie de faire les présentations ou si je devais me lancer. Du coup, ma main resta en suspend entre nous deux, et je restais immobile, un peu bête, au milieu du cercle que nous formions.



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Dernière édition par Chamidontrachiva le Sam 31 Déc - 10:49, édité 1 fois
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Sopalin Okay



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MessageSujet: Re: Jésus de Nazareth [RP officieux]   Jeu 29 Déc - 20:50

~ 22 décembre ~

Un énorme pull blanc sur mes épaules, un jean et des Moon boots, voilà comment j’étais sortis de chez moi, un chocolat à la main, ce matin là. C’est sur ce n’était pas très classe mais pour prendre son courrier, je partais du principe qu’on avait pas besoin d’être classe. A peine arrivée devant ma boîte aux lettres que le facteur arriva tout essoufflé.

-Mademoiselle Fox,
fit-il de sa voix chantante. Cela fait plusieurs jours que je me dis que c’est un tel dommage de ne pas se saluer alors que je vous dépose le courrier et que vous le reprenez, enfin vous voyez ? Alors aujourd’hui j’ai décider de faire un tour de quartier avant de vous le donner. Comme ça je peux vous saluer !

Surprise je n’avais piper mot et m’étais contentée de le regarder la mine déconfite. J’ai alors tendu la main en souriant.

-Eh bien, bonjour ! Puis je avoir mon courrier ?

Déçu il me serra la main et farfouilla dans sa sacoche à la recherche de lettres m’étant adressé, il n’en trouva qu’une et partit aussi vite qu’il était arrivé.

-Quelle idée de parler en rime aussi, grommelais-je en regardant la lettre sous toute ces coutures.

Hana me regarda l’air de dire « Tu ne vois vraiment pas ? », puis remis sa tête dans ses pattes. Je me penchais pour la gratouiller et elle émis un ronronnement de satisfaction puis se rendormit.
Une fois arrivée dans la cuisine j’entrepris de l’ouvrir et y découvris un joli carton d’invitation pour une fête donné par Catherine à Gandis. Je me mis à sautiller partout dans la maison !

-YOUPIIIIIIIIIIIII ! Bien sûr que je vais venir ! De toute façon je n’ai rien à faire pour Noël et puis c’est un plaisir !


Puis me rendant compte que je me parlais à moi même j’arrêtais mes sautillements et prenais ma boule de Cristal, composais le numéro de Jake et… raccrochais. Puis le recomposais : « Euh salut… C’est moi… Enfin.. Bref tu fais quelque chose pour Noël, non parce que sinon tu peux peut être venir avec moi à Gandis… Ou pas… Enfin tu fais comme tu veux, hein ! Bonne journée ! » puis juste avant de raccrocher « Au fait c’était Pétronelle ! »
Le rouge aux joues je décidais d’aller au château déposer une demande de congé puis de partir en ville faire les boutiques afin de trouver une robe.

Une fois sortie du château Vivant j’allais me balader dans les ruelles de Travia et rentrais les joues rosies par le froid. Hana me montrant des image de papattes douloureuse. Je lui montrais des chaussettes et elle partit se réfugier dans sur le canapé.

~ 24 décembre ~

N’ayant pas reçu de nouvelle de Jake, la tête haute, je décidais de m’apprêter pour le bal. J’avais finalement découvert que ce n’était pas si mal de vivre en société… Enfin si tant est que l’on avait quelqu’un avec qui vivre ce moment en société et il se trouvait que j’avais effectivement quelqu’un.
Je me dépêchais de revêtir ma robe bustier bleu nuit me maquillais avec un joli rouge à lèvre et quelques touches de couleur sur les paupière puis enfilais mes chaussures à talons en daim bleu marine que j’avais pris soin de faire chouchouter par mon cordonnier pour l’occasion. Un gros nœud, lui aussi bleu, autour du cou d’Hanna, mon manteau en laine grise me couvrant ainsi qu’une écharpe blanche et nous étions partie pour la porte de transfert du château de Travia

-Fleur ? Mais où est Fleur ? me-fis je à moi même

Je fûts légèrement agacée de ne pas y avoir pensé moi même, lorsque ma tigresse des neiges me montra un réveillon en famille.

-J’arrive Mademoiselle Pétronelle, j’arrive ! hurla le géant à l’autre bout du couloir.

Je lui fis un sourire étincelant et le priais de ne pas courir dans les couloirs, on n’est jamais trop prudent et puis il n’aurait pas fallu qu’il se casse quelque chose le soir de Noël.

-Vous ne fêtez pas Noël en famille, Fleur ? M’enquis – je

-C’est à dire que… Non. Je prend mon travail très à cœur mademoiselle et puis demain est un jour chargé pour tout les gardiens de porte…

-Bon… Je vous souhaite un joyeux Noël dans ce cas ! Au fait je vais à Gandis.

Les tapisseries s’illuminèrent et je partis en voyant le sourire de Fleur. J’arrivais devant la maison cherchée et me dépêchais de trouver la salle de bal. J’empruntais un dédale de couloirs et enfin trouvais ce que je cherchais un sourire de contentement et de soulagement fleuri sur mon visage qui s’illumina un peu plus lorsque Catherine le sourire aux lèvres m’accueillit avec joie :


- Pétronelle ! Pino a réussi à te joindre ?! Mais c’est super ! Comment tu vas ?

Encore un peu essoufflée je ne parlais pas tout de suite observant la jolie demoiselle qui accompagnait notre dragon national… Enfin national, façon de parler !
Pinocchio arriva alors à notre hauteur portant dans ses mains 3 coupes de champagne. J’allais me déplacer pour aller en chercher une quand Catherine piqua les deux coupes restante à Pinocchio, en garda une pour lui et me tendis l’autre coupe que j’attrapais par réflexe.

-Pas d’alcool pour les petits n’enfants.

-Quoi ?!

La jeune brune à la robe verte éclata d’un petit rire, tout à fait mignon, et tendis sa coupe à son cavalier :


-Ten...tiens, tu n'as qu'à prendre la mienne, je n'ai pas l'habitude de boire.

Puis elle se tourna vers moi qui n’avait pas encore parlé et me tendis une main, un peu gênée (pas la main, hein…) . Souriant je serrais la sienne :

-Je m’appelle Pétronelle. Vous êtes sûre de ne pas vouloir de champagne ?

La voyant rougir légèrement je compris qu’elle ne tenait pas extrêmement bien l’alcool pas bien sorcier lorsque l'on avait entendu le "je n'ai pas l'habitude de boire." précédant… Mais peut être me trompais je. Toujours avec un sourire je me tournais vers les autres et annonçais :

- Hum… Je vais me chercher de quoi manger vous voulez quelque chose ?, puis me retournant vers la jeune femme, Vous m’accompagnez ? Nous vous trouverons peut être quelque chose pour vous désaltérer !

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Par Le Revelus :
Accréditation:
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MessageSujet: Re: Jésus de Nazareth [RP officieux]   Dim 15 Jan - 14:53

    « Nous nous sommes rencontrés il y a peu, et heu...on va dire que nous n'avons pas cherché à connaître ce genre de choses. Par contre, je ne pense pas qu'il ait une petite amie, il l'aurait sans doute invité à ma place si c'était le cas, vous ne croyez pas ? »
    Catherine regardait fixement le dos de Pino pendant qu’elle parlait, d’un air concentré, analysant la réponse. Disséquant chaque mot, chaque virgule, chaque ton. Dès qu’il s’agissait de Pinocchio, Catherine était aux aguets, comme un père risquant de perdre son fils. L’homme, malgré sa jeunesse, apportait un réconfort particulier aux cœurs du vieux dragon, qu’il voulait conserver. Au point de surprotéger le cordonnier s’il le fallait. Il ne se doutait certainement pas que cette attitude créerait des conflits importants entre les eux deux. Mais ce soir ils étaient joyeux et complices.
    Le dragon se redressa en gonflant ses poumons d’un air délicat. Il ne sut pas bien répondre, pas comme il le voulait. Pinocchio était un trentenaire particulier, expliquer son comportement pouvait être complexe. Il parla bas, fragilisant ses mots et les rendant ainsi moins percutants.
    « Vous savez… Pinocchio traverse des « phases » où il peut vivre en exil dans son atelier et son appartement pendant plusieurs mois sans ne plus parler à personne. Sans que cela n’ait aucune influence sur son moral. Le dernier appel chez ses parents remonte à 3 mois. Et ils habitent dans la même ville. Je ne sais pas comment dire… je crois qu’il a une certaine capacité à « oublier les gens. »
    Comme il peut oublier ses parents ou moi par exemple. C’est un peu dur dit comme ça mais c’est ainsi. Voyez, c’est comme quand vous essayer d’écrire un roman, ou une simple histoire. Vous avez déjà tenté ? Vous avez une idée, vous trouvez l’histoire, tout, l’intrigue, le comment du pourquoi. Absolument tout. Puis tout à coup vous avez une autre idée pour un autre projet et vous vous mettez à travailler sur le nouveau-né, abandonnant le premier. Sauf que vous ne pouvez pas le jeter à la poubelle, c’est une part de vous. C’est un peu pareil avec Pinocchio. Il nous oublie mais ne nous jette pas à la poubelle pour autant… Je doute que sa petite amie sera une exception. Ou peut-être que si, je ne sais pas, je l’espère. Il n’est jamais vraiment tombé amoureux vous savez…
    Admettons qu’il ait une copine. Elle serait à ce moment sur l’étagère, en train de prendre la poussière. Et à son bras, au lieu d’y avoir sa petite amie, il y a vous. Parce que vous le motivez plus, vous êtes plus intéressante… enfin je ne sais pas pourquoi mais en tout cas ce n’est pas sa petite amie qui est à son bras. Personnellement, je m’efforce du mieux que je peux, quand je suis en vacances ici, de ne pas être recalé sur l’étagère… »

    Un petit sourire avec un silence suivit. Il lâcha du regard le dos de son ami et se tourna vers Chami’, un peu triste. Il ajouta pour ne pas l’inquiéter.
    « Il est gentil vous savez. C’est un bon garçon… il vous met de côté avec délicatesse même si pour vous ça peut paraître brutal… il ne cherche jamais à vous faire du mal. »
    Nouveau silence. Plus long, plus léger pour Catherine en tout cas. Parler le détendait et peu importe à qui il s’adresse. Il ajouta, pour plaisanter et détendre un peu l’atmosphère. Car en y repensant, la manière de penser et de vous recaler de Pinocchio était assez effrayante.
    « Il ne cherche jamais à vous faire du mal sauf quand vous bousillez ses chaussures. J’ai essayé une fois, c’était horrible. »
    Il rit, montrant ainsi qu’on passait à autre chose.

    Il accueillit donc Pétronelle comme il se devait, lui servit le verre de Pinocchio en interdisant ce dernier de boire par la même occasion. Chami’ lui proposa son verre et il ne sut pas vraiment refuser. Catherine, qui avait retrouvé sa bonne humeur prévint la dragonne :
    « - Attention, on va le retrouver à danser sur les tables pour finir par s’endormir en-dessous !
    - T’exagère… »
    Sans crier gare, les familiers des deux hommes s’exclamèrent :
    « - A peine.
    - Avec un peu de chance, il y aura une femme avec lui.
    - Sous la table ? Hinhinhin… »
    Le dragon et le cordonnier sourirent en rythme en s’accordant une œillade complice. Les deux bestioles s’amusaient bien et il suffisait parfois de leur simple présence pour que les deux hommes rient. Pinocchio s’était souvent dit que c’était dommage : seuls eux pouvaient en profiter. Bob retransmettait les dires de Bill dans son esprit et Bill faisait pareil avec les remarques de Bob pour Catherine. Ce qui faisait qu’ils se retrouvaient à quatre dans une conversation pendant que les autres ne voyaient que deux interlocuteurs. C’était marrant. Pino se dit alors que ce n’était pas plus mal.
    Pétronelle proposa à Chami’ de l’accompagner jusqu’au buffet. Catherine ouvrit la bouche mais Pino le prit de court en souriant poliment :
    « - Ne prenez rien pour nous merci, quoique… un canapé pourquoi pas. Mais rien pour lui, le médecin l’a mis à la diète. Vous comprenez… »Et il fit un clin d’œil au petit ventre bien rond. Vengeance ! Pensait Pinocchio. Idiot ! Pensait Catherine.
    Ils les regardèrent s’éloigner. La bonne humeur transpirait à grosses gouttes dans la salle, les sourires assassinaient l’œil et les rires grinçaient. Catherine se racla la gorge comme pour chercher un point lui permettant de faire face. Il quitta Pinocchio en riant et en lui sommant de se charger du feu.
    Pinocchio serpenta entre les convives, il retrouva des voisins, des amis, d’autres lui étaient inconnus, certains lui disant vaguement quelque chose… une femme vint le saluer avec joie, Pinocchio ne la reconnut pas mais sourit. Elle le retint longuement, lui parlant de tout, de rien, du Sacre auquel il n’avait pas prêté attention, de son chien alors qu’il préférait les chats…
    Elle le lâcha enfin et il retrouva refuge près de la cheminée. Le feu n’arrivait pas à prendre et il le regarda se démener autour des bûches comme il pouvait. Il lançait quelques vaines étincelles devant les yeux du cordonnier qui ne faisait pas attention à lui. Il avait la tête ailleurs. Le feu, désespéré, le fit réagir en l’effrayant : il projeta une violente escarbille près de ses lunettes. Pino eut en réflexe un mouvement de recul et regarda le feu avec plus d’intérêt. Il pleurait des cendres, le suppliant. Mais que pouvez-vous faire quand l’enfant se meurt en vous criant « Maman, aide-moi à vivre » ?
    Pino fronça les sourcils. Ce n’était qu’un feu. Pourtant il y voyait une tristesse étrange. Il renversa un peu de son champagne sur les flammes qui s’embrasèrent. Pino sourit. Ou s’embrassèrent.

    Pendant ce temps, Catherine, qui voguait aussi entre les invités, cherchait un groupe où amarrer. Il bifurqua vers une écharpe familière. Il arriva par derrière et il effondra sa grosse patte de vieillard sur l’épaule d’un jeune homme.
    Il sourit largement.
    « Hey mon cœur ! Ca faisait longtemps ! Tu m’as l’air bien sec, mon ange, dis donc ! »Vautrin hantait les nuits de Catherine et il jouait encore ce soir, entre son estomac et les intestins.
    « Je joue les entremetteuses ce soir. » dit-il d’un air plus sérieux.
    Stan avait appris par erreur qu’il était ministre et dragon (ce dernier point n’était pas très important à ses yeux mais tout de même). Il l’avait menacé durant deux bonnes heures de le roussir s’il le répétait à quelqu’un. Il dû promettre cent fois au moins. Ca le gênait un peu que les gens le sachent. Instinctivement, ils le prenaient pour du sucre. Le seul à ne pas avoir trop changé était Pinocchio. Il avait été impressionné, mais lui faire oublier ce détail, ou le rendre transparent, n’avait pas été trop dur pour lui. Il ne savait pas vraiment comment ça fonctionnera avec Stan. Peut-être sera-t-il plus coriace. Il lui proposa son verre, qu'il n'avait pas touché. Il ne voulait pas trop boire ce soir, la nuit allait être longue et il préférait garder la tête froide. Ca ne l'empêchait pas de s'amuser. Et puis il préférait voir les autres bourrés plutôt que le contraire. Un souvenir de jeunesse resurgit en l'amusant et agaçant en même temps. Il est loin le temps où il pouvait encore faire ça. Aujourd'hui, s'il avait le malheur de vouloir retenter, il serait cloué toute une semaine.
    Il se sentit vieux et fatigué et la bouille juvénile de son invité n'aidait pas. Mais il préféra oublier.
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Jésus de Nazareth [RP officieux]

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