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 Comment finir en chair à pâté ? [PV Pinocchio]

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Thalia Ack'yght

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MessageSujet: Comment finir en chair à pâté ? [PV Pinocchio]   Lun 26 Sep - 19:54

Comment finir en chair à pâté ?


"Il vous faudra aller discuter avec **** et ***** pour permettre de créer des liens entre ***** et ******. Si vous avez le temps, il faudrait également tenter de parlementer avec les sangraves pour biiii-iip, biii-iip*

Slurk ! Ma boule de cirstal avait encore coupée ! C'était pas possible cette manie à perdre toujours la moitié de la communication pour un problème de réseau. Nan mais franchement, ils devraient rajouter un peu de réseau à Brontagne ! C'était pas parce que personne ne passait par ici que le ça ne devait passer. C'était quand même un royaume au milieu du continent -raison pour laquelle en passant, je l'avais choisi-.
Je me levais du grand sofa en bois de velours -goût des choses chères oblige- et soupirais, jurais en m'étirant et balayais le petit salon du regard. D'un revers de main, je renversais un vase remplis de camélin et jurais encore plus fort en tapant des pieds et me crispant entièrement.

*Par les entrailles de Bentruc le Hideux ! On en avait après mes nerfs aujourd'hui ?!*

Je tentais de ma calmer en faisant les cents pas sur le grand tapis circulaire couleur caramel. C'était très, très dur. C'était comme tenter de calmer un troupeau de crouiccc en furie. Autrement dit, complètement impossible et ce n'était pas faute d'avoir essayé ! Je soupirais une, deux, trois fois, les bras croisés et le regard posé par terre. La bouche tordue par la perplexité, je tentais vainement de trouver la solution de l'énigme du jour : parler avec les sangraves pour Quoi ?!
Parce que c'était bien mignon de devoir parler avec les sangraves quoique je n'aimais pas trop les missions si risquées, mais bon, j'aurais bien aimé savoir pourquoi je devais le faire. Ça pouvait toujours servir n'est-ce pas ?
Bon seul point positif, la nouvelle Impératrice ne m'avait pas encore rappellée et n'avait donc pas le temps de se plaindre de la communication mauvaise à Brontagne avec moi. Ouf ! Nan pas que ça me dérangeait particulièrement, ça me faisait **** m'enquiquinnait à un point innimaginable ! Moi aussi, j'en avais marre de la sale communication et l'Impératrice en rajoutait une couche considérable par dessus avec ses airs de dirigeante toujours en colère. Pfff.
Et qu'on ne me mette pas ça sur le dos, hein ! Je ne détestais pas l'Impératrice...J'avais du mal avec ses sautes d'humeur, chose qui semblait être le critère de choix des Impératrices d'Omois. Loin de moi l'idée de les critiquer.
Bref, je me rasseyais sur le canapé en bois de velours et tapotait les doigts sur la table basse en verre.

*Comment j'allais me débrouiller cette fois ?*

Bonne question n'est-ce pas ?! Je me posais la même en boucle depuis tout à l'heure. Je soupirais une nouvelle fois, levant les sourcils et passant un doigt curieux entre ceux-ci. Je n'allais pas avoir une ride juste parce que je fronçais souvant les sourcils hein !
Je me relevais d'un bond. Ce n'était pas ma faute, si je ne pouvais pas rester plus de 2 minutes assise ! Puis, j'incantais pour réparer le vase et fonçais dans ma chambre, mes talons claquant sur le parquet de bois clair. Une fois là-bas, je fouillais dans la grande penderie cherchant de quoi me changer pour partir en mission. Ou du moins me préparer. Je comptais partir dans le quart d'heure qui suivait...Il faut comprendre que je partirais dans une heure : mesure du temps féminin pris en compte, bien sûr !
Je troquais les talons contre une paire de baskets qui avaient vécus pas mal d'aventures et une tenue d'apprenti voleur patenté -ce que je n'avais pas été-. Oui et alors ? Je l'avais piqué à ma soeur, pas de quoi en faire un drame non plus. Je continuais avec mes couteaux préférés que j'attachais sur ma cuisse droite, juste à portée de main pour ne pas engendrer une posture peu naturelle. Je vérifiais la hauteur : Parfait ! Je glissais des tas d'autres petits gadgets du même acabit dans les larges poches de la tenue et finissait par attacher un court sabre le long de ma colonne vertébrale. Je tournais sur moi-même devant la glace, un grand sourire au lèvres : le résultat était plutôt probant, aucune arme de ne voyait à part les poignards mais ça c'était mon petit effet personnel, juste pour ma petite satisfaction -et surtout pour ma sécurité-. Je redescendis les escaliers echauffant déjà mes chevilles et mes poignets aux épreuves qui allaient arriver. Comme quoi croire qu'être contact entre pays c'était un boulot pépère, c'était se foutre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude ! Tu parles ! Je n'avais aucune moment pour me reposer. Je rentrais à Brontagne, je m'asseyais sur mon canapé et on me rappelais illico presto pour une nouvelle mission. Par les oreilles de Sacatach, on ne pouvait pas me laisser la paix ?!
Bon d'accord, je n'avais pas le droit de me plaindre vu le prix que je gagnais à chaque fois mais des fois j'aimerais bien vivre MA vie pas une vie pour les autres.

*Pfffff*

_♣ _______________ ♣_
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Dernière édition par Thalia Ack'yght le Mar 4 Oct - 19:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comment finir en chair à pâté ? [PV Pinocchio]   Lun 3 Oct - 19:25

    Pinocchio d'Exupéry, allongé dans son lit et les mains sur le ventre, fixait le plafond. De longs fils électriques pendaient et à leurs extrémités, une ampoule. Son verre était bien net, aucune trace d'usure : il l'avait changée hier. Il cligna des yeux. La journée était bien entamée mais les rideaux en velours prunes n'étaient pas encore ouverts. Il ne savait plus trop depuis combien de temps il fixait l'ampoule de sa chambre, je crois aussi qu'il s'en fiche. Il prit une grande et sifflante inspiration, ferma les yeux, expira, rouvrit les yeux. Il n'était pas particulièrement fatigué. Il sentait ses os : ses côtes sous ses doigts, sa colonne vertébrale contre son matelas, sa nuque contre l'oreiller. Ses membres semblaient s'enfoncer, s'enfoncer, s'enfoncer... ça n'était pas désagréable, il sentait qu'il retombait sous les charmes de Morphée.
    Il rejeta les couvertures et s'assit. Des rais de lumière parsemaient la pièce, essayant de s'infiltrer malgré les rideaux. L'un d'entre eux perçait dans l'œil d'un vert sombre de l'homme. Il ne réagit pas tout de suite, puis quand sa vue aveuglée commença réellement à le gêner et la douleur à se faire plus pressante, il préféra changer de position.
    Il se leva et rejeta avec vigueur les voiles, déchirant sa bulle. Ce ne fut pas un très bonne idée : le Monde -Autre-Monde en l'occurence- explosa à ses yeux. Les rayons assassins des deux Soleils venaient lui tourmenter le regard. Il tituba, perturbé.
    - Oooh..., cassa t-il de sa voix endormie.
    Il se couvrit le visage et chancela jusqu'à sa table de nuit, attrapant par la même occasion ses grosses lunettes. Il parti pour la salle de bain bleu sombre, elle agressait tout de suite moins la vue.
    Pinocchio était très méthodique, il commençait d'abord par se laver. Partout et bien, se débarrassant de la sueur rêveuse de la nuit. Tous les matins il se retrouvait avec une peau de bébé. Une fois cela fait, il se rasait et se lavait précautionneusement le visage. Pinocchio ne mettait pas d'eau de Cologne, il aimait les senteurs chimiques du savon, et la lavande de la lessive.
    A ce propos, il était maintenant devant son armoire, retourné dans sa chambre. Il n'était pas du genre à se poser beaucoup de questions. Il prenait en fonction de son humeur. Aujourd'hui il en avait marre de tout ce blanc. Son appartement n'était qu'une tâche immaculée. Meubles blancs, murs blancs, pas de tableaux, pas de photos. Que du blanc, que du vide.
    Il enfila un slim rouge -Pinocchio avait des jambes très fines, il aimait les faire ressortir- une chemise surmontée d'une veste appartenant à un costard pâlichon et, pour contraster, un nœud de papillon noir. Il se chaussa : des converses à carreaux noirs et blancs et se mira deux minutes. C'était plutôt satisfaisant. Il voulait porter une couleur vive aujourd'hui. Pinocchio associait le rouge à la rose plutôt qu'au sang. Il s'assit une nouvelle fois au bord de son lit, savourant la fraicheur des vêtements propres contre sa peau. Il releva la tête et se remit à fixer l'ampoule. A Gandis, la magie marchait un peu comme le réseau : elle était assez déficiente. Aussi avons-nous choisit une alternative en cas de totale perte de magie. *Un peu comme les pannes d'électricité sur Terre* , pensa t-il.
    Pinocchio vit alors quelque chose bouger. Les sourcils froncés d'intrigue, il se mit debout sur les draps et contempla avec minutie l'ampoule bien claire...

    Il quitta enfin la chambre et pénétra le salon. Un "Bonjour" grave et dur résonna. Pinocchio devait être le seul autre-mondien à parler avec sa porte. Ils discutaient souvent, elle lui apprenait beaucoup, sur les sens de la vie, et lui, il lui relatait l'actualité pour dire merci. Ils leur arrivaient même de se disputer.
    - Il y a un papillon marron dans l'ampoule de ma chambre.
    Seul le silence lui répondit. Aujourd'hui, ils n'étaient pas bien bavards.
    Pinocchio prit un petit déjeuner à midi et commença à réfléchir à sa journée. Il faisait toujours comme ça. En prenant le repas du matin, il organisait sa journée de sorte à ce qu'il puisse rentrer au moment des coucher de soleil. Il aimait bien dîner en regardant les soleils décliner.
    Il finit son bol, le lava, le rangea et prit la porte. Il devait aujourd'hui se rendre en Brontagne, son patron le lui avait demandé. Il devait rencontrer une collègue, pour lui remettre des chaussures. Pinocchio ne comprenait pas bien ces termes.
    Il haussa les épaules. Il était payé pour ça. S'il savait ce que le mot Résistance voulait dire... au sens profond bien sûr. Pour lui ce n'était qu'un mot. 10 lettres, 6 consonnes, 4 voyelles.

    Il arriva à la Porte de Transfert. Les mains dans les poches, une sacoche frappant régulièrement sa cuisse et un sourire aux lèvres. Il s'arrangea avec l'administration et arriva à destination. Il découvrit plus en détail la Brontagne, il l'aimait bien, les paysages étaient semblables à ceux de Gandis, de la verdure à perte de vue bien qu'elle semblait plus sombre ici qu'à Gandis.
    Il déboucha sur le centre-ville. La beauté de l'endroit était saisissante : des rues pavés et suffisamment étroites pour privilégier la marche à pied comme moyen de transport, mais assez grandes pour se sentir libres. Le gris aux teintes mordorés et aux taches de couleurs dominaient la ville. A trop la contempler, il se perdit quelque temps. Mais il se retrouva et pu enfin arriver à l'adresse donnée. Une vieille femme tentait de faire entrer toute ses courses. Elle en avait tellement que même la magie ne l'aidait pas. Pinocchio sourit plus largement et déclencha sa magie. La magie n'apparaissait pas de la même manière chez tout le monde. Chez certains, on a l’impression qu'ils se sont enfoncé deux immenses boules de bowling dans les mains, chez d'autres on dirait que leurs doigts sont électriques etc.
    Pour lui, la magie était très discrète, de plus, elle était blanche et donc encore moins tape-à l’œil. Elle scintillait dans les veines et grimpait jusqu'au doigts, telle un serpent vénéneux. A mesure qu'elle avançait, elle prenait plus d'ampleur et des mains de l'homme, s'échappait une vapeur opalescente.
    Il aida la dame et il put ainsi pénétrer, sans même s'en rendre compte, l'immeuble. Il grimpa les 6 étages qu'ils devaient grimper, les 3 premiers 4 à 4, les 3 derniers en soufflant comme un bœuf.
    Devant la porte, semblable à une autre, il prit le temps de retrouver sa respiration pour enfin s'annoncer.
    - Euh..., léger raclement de gorge. Bonjour, je suis Pinocchio d'Exupéry, c'est bien le 36 de l'immeuble Saint Pétain... ? Appartenant à... il vérifia, timidement et dérouté, sur un papier. A Thalia ?
    Il était particulièrement tendu, il n'était pas habitué à rencontrer ses clients. Officiellement, il était un simple cordonnier, mais sous le manteau, se cachait un Résistant qui devait parfois ajouter quelques gadgets aux chaussures de ses camarades, ce qu'il faisait aujourd'hui. Il réfléchissait déjà à ses mots *Bonjour, je suis le cordonnier, on m'a demandé de venir ici pour vos chaussures.* Non, c'était idiot. S'il était cordonnier, bien sûr qu'il venait pour des chaussures... *Bonjour, je sui...
    Soudain la porte s'ouvrit en grand et la silhouette frêle d'une splendide blonde se dessina dans son encadrement. Pinocchio ne prit pas vraiment le temps d'apprécier la beauté évidente de la jeune femme. Ses yeux charbonneux se plantèrent dans les siens, vert sombres, tels des algues. Il couina.
    - Hum... bonjour, mademoiselle... Thalia ? Il se reprit, rougissant. Euh ! Mademoiselle Ack'yght ?
    *Je suis ridicule.* Il était ridicule.
    Puis cette fois, sa voix fit quelque chose d'un peu étrange, un son ressemblant au déraillement d'une locomotive... qui reparti d'aussitôt.
    -On m'a demandé de vous passer cela et également que vous aviez besoin de chaussures neuves... Il y avait un énorme sous-entendu... et il lui tendit une énorme enveloppe cacheté au nom de l'Empire Omoisien.
    On la lui avait passé sans explications, juste un nom. Mais Pino était habitué maintenant, au début c'est vrai, il n'avait pas bien compris. Il avait trouvé l'intermédiaire impoli par son laconisme, mais il ne s'était pas énervé. Ce n'était pas vraiment son genre et puis, il ne voyait pas bien l'intérêt.
    Tout à coup, une vague d'angoisse saisit Pinocchio : un voisin venait de sortir de chez lui et il aurait trouvé cela bizarre qu'un homme vienne jusque chez pour des chaussures. Il ajouta de suite.
    - On m'a raconté pour votre grand-mère, c'est tout à fait regrettable ce qui lui arrive. Vous êtes vraiment quelqu'un d'admirable pour rester à ses côtés autant de temps. Au point même de ne pas aller chez le cordonnier pour vos chaussures... oui, c'est tout à fait admirable !
    Sa voix était plus basse, plus douce et plus grave : il s'était tranquillisé.
    La situation était quand même étrange même si elle l'était moins que s'il n'avait pas rajouté cette histoire de grand-mère. Pinocchio était plutôt fier, il avait réussi à ne pas laisser paraître son stress devant le voisin. Il ne sut pas si Thalia, elle, l'avait remarqué mais en tout cas, pas le voisin qui quitta l'étage sans même leur adresser un regard (enfin si, un très bref à l'égard du cordonnier, il faut dire que ses vêtements ne passaient pas inaperçus).
    Pinocchio dans son mensonge avait été sincère sur un point. C'était vraiment horrible de ne pas avoir de bonnes chaussures. Des semelles trop fines ou qui prenaient la fuite. Les autre-mondiens couraient après la vie, après le temps. Il leur fallait de bonnes chaussures.



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MessageSujet: Re: Comment finir en chair à pâté ? [PV Pinocchio]   Sam 8 Oct - 19:28

J'ouvrais la porte à la volée, m'apprêtant à me précipiter dans les escaliers du bâtiment. Quoi ? C'est pas parce que j'avais des escaliers et des pièces énormes que j'habitais dans une villa ! Bon d'accord, j'avais une villa, je l'avoue, mais elle n'était pas pratique et certains commençaient à avoir des doutes quant à mon isolement. Alors, il n'y avait eue qu'une solution : l'appartement ! Wouhou ! Nan mais franchement, les gens avaient des idées bizarres quand même, ils me prenaient pour une vieille peau qui se cachait quand ma magie baissait. Pour la simple et bonne raison que j'étais EX-haute-mage, je devais obligatoirement être vieille. Bah, je ne l'étais pas ! Non mais ! L'idée que je démissionne ne leur avait même pas effleuré l'esprit. M'enfin, pas moyen de rester à broyer du noir trop longtemps, j'avais du travail, beaucoup de travail.
Devant le palier se tenait un homme, tout ce qu'il y a de plus banal : chauve, une taille ni trop petite ni trop grande ou du moins pas assez pour que le remarque. Il avait des yeux d'une couleur olive ou algue, tout dépend de comment on voyait les choses. Personnellement, je trouvais les olives terriennes fichtrement délicieuses. Les vertes bien entendu, car les noires avaient un goût si différent qui m'avait quelque peu déçu.
Sur son nez reposait une paire de lunettes larges à la monture noire, ce qui lui donnait de grand yeux et faisait ressortir la couleur de ses yeux. Dans le style mouche à sang, c'était pas mal. Il avait un slim rouge pétard et un haut de costard que personne n'oserait accorder pour courir partout. Il l'avait fait. Et pour être honnête, le résultat n'était pas si mal. Vraiment ! Ce n'était pas moche. Et le rendu m'avait même surprise, c'était...original.
Je haussais les sourcils et le regardant dans les yeux. La commissure de mes lèvres se releva légèrement lorsqu'il dit d'une voix plaintive :

- Hum... bonjour, mademoiselle... Thalia ? Euh ! Mademoiselle Ack'yght ?

Je haussais de plus belle les sourcils. Je ne le connaissais pas. Et je n'avais pas eu vent du fait que j'avais des fans ou un collègue de travail. Bon, sérieusement, je penchais plus pour la seconde possibilité. La première était... un poil abracadabrantesque.
Je hochais la tête et passais une main sur mes trapèzes. Ouh là, c'était pas bon de stresser autant, ça me contractait entièrement le cou et ça c'était pas génial. J'avisais un nouveau regard vers l'inconnu qui reprit d'une voix...pas naturelle du tout :

-On m'a demandé de vous passer cela et également que vous aviez besoin de chaussures neuves...

Je pris l'enveloppe cachetée et la retournais. L'Empire Omoisien, bien sûr. En même temps, la boule de cristal ne passait pas alors, la chère nouvelle Impératrice avait dû passer par les anciens moyens. Ce qui, à mon goût était beaucoup plus sûr, en tout cas à Brontagne. Je parle pas des autre pays où le réseau est monnaie courante. Mais ici, niet, que dalle ! Je décachetais la l'enveloppe et parcourait la lettre des yeux.

* Pff, pas fastoche, fastoche le boulot qui m'attendais. J'en avais déjà mal à la tête rien que d'y penser !*

Je repliais la lettre et la glissais dans l'enveloppe, elle-même rangée dans ma poche. Puis, je relevais les yeux vers l'inconnu, très occupé à regarder autre chose. L'atmosphère avait soudainement changé. Je suivais son regard pour tomber sur Mr As'tarak, mon super voisin complètement parano. Génial ! Vous m'en voyez ravi.
Je pinçais les lèvres et croisais les jambes en m'appuyant contre le mur. S'il avait entendu ce qu'avait dit le type devant ma porte, il allait encore s'imaginer des scénarios pas possible. Par les entrailles de Bentruc le Hideux ! Pitié qu'il n'ai pas entendu !
Apparemment, cela mis mal à l'aise, l'homme en face de moi qui ajouta :

-On m'a raconté pour votre grand-mère, c'est tout à fait regrettable ce qui lui arrive. Vous êtes vraiment quelqu'un d'admirable pour rester à ses côtés autant de temps. Au point même de ne pas aller chez le cordonnier pour vos chaussures... oui, c'est tout à fait admirable !

Je haussais -encore une fois !- les sourcils et reculais d'un pas en faisant de grands yeux. Jusqu'à nouvel ordre, je vivais seule et n'avais pas de grand-mère dans les parages.
Je mis un peu de temps à comprendre, en fait, juste le temps que mon cher voisin nous lance un regard et parte presque au pas de course. Et voilà ! Il allait faire des cauchemars pendant des semaines et des semaines. Et c'est qui qui allait se taper tous les cris pendant la nuit ?! C'est bibi !
Je prenais les chaussures et ouvrais la boite. Plutôt pas mal, elles m'avaient l'air plutôt confortable. Je levais les yeux vers l'inconnu, un peu gêné de n'avoir prononcée aucun mot :

-Bonjour, Je suis Thalia mais apparemment vous me connaissez déjà.Je lui tendis la main et reprit : Et vous ?

Je déglutis et reprenais d'une voix un peu moins assurée :

-Puis-je les essayer ? dis-je en montrant les chaussures dans ma main libre.





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MessageSujet: Re: Comment finir en chair à pâté ? [PV Pinocchio]   Dim 27 Nov - 13:58

    Ils étaient étrangement tendus tous les deux, ou en tout cas ils savaient bien le simuler. Elle lui tendit une main fine où on pouvait voir couler le sang rouge dans les veines bleues. Il la saisit et Bob, son familier, eu un doute sur sa capacité à ingérer et gérer les informations quand elle lui demanda de repréciser son nom. Pinocchio aussi le remarqua. Il eu un instant d'hésitation, le sourire figé. Dans la déroute, il bégaya.
    « - P… Pinocchio. »
    Il la regarda bien fixement, cherchant la faille qu'il devait bien y avoir dans son regard violacé. Sa peau diaphane était encadré par de lourdes boucles blondes. Elles semblaient tout droit sorti des représentations de Vénus sur son coquillage. Mais Pinocchio ne s'y confortait pas. Pour lui, Vénus doit avoir les yeux bleus. Il avait rencontré une jeune femme aux yeux d'un azur extraordinaire. Elle aurait pu être cette Vénus, elle avait elle aussi une peau douce et blanche, mais elle était brune. Ca lui allait bien, cela faisait ressortir son visage illuminé mais elle ne pouvait pas être cette Vénus. Elle était brune. Comme ladite Thalia devant lui ne pouvait pas l'être, avec ces yeux trop foncés.
    « - Elle est très bien ! Le violet c’est joli… », pensa l'escargot en songeant à un certain Bill...
    Mais c'était vrai, le violet c'est joli. Sauf que le violet se rapproche plus du noir, cette couleur semble vouloir vaciller entre le clair et l'obscur. Bob soupira. Vous avez déjà vu un escargot soupirer ? Moi non, mais Pinocchio oui. C'est imperceptible mais quand on fait attention, c'est marrant. Même quand l'animal ne l'est pas, quand il soupire, il semble toujours exaspéré.
    Pinocchio et Bob cessèrent de converser et le cordonnier revint à Thalia quand elle cesse de grimacer en examinant l'enveloppe.
    « - Puis-je les essayer ? »
    Il ne comprit pas tout de suite de quoi elle voulait parler, il baissa alors lentement les yeux vers la direction que pointait la main libre de la jeune femme. Il saisit enfin et l'assura :
    « - Naturellement ! »
    Il lui tendit la boite à chaussure et la regarda s'installer plus confortablement pour les essayer.
    « - S'il doit y avoir des modifications à faire, n'hésitez pas à me le dire. En plus si c'est pressé je pourrais m'en charger là, tout de suite, j'ai mes instruments... », affirma-t-il pensivement mais avec politesse. Il la regarda ôter délicatement ses chaussures avec ses longs doigts minces. Il se redressa un peu et changea de jambe d'appui, la droite commençant à lui faire mal. Il s'appuya sur l'encadrement de la porte, les mains dans les poches, dans une pose plutôt désinvolte.
    Il n'y avait plus de tension perceptible, on aurait plus dit deux amis qui se voient tous les jours et que cette fois, ils n'avaient plus rien à se dire tant ils avaient parlé.
    « - Sauf qu’un ami ne reste pas planté dans l’entrée. »
    Pinocchio l'ignora et regarda un peu la décoration. C'était chic, ordonné, il aimait bien, mais c'était froid. Donc il aimait moins. C'était harmonieux, les couleurs s'accordaient, les formes aussi, les soleils s'introduisaient avec élégance et réflexion mais ils n'avaient pas leur aura chaleureuse ici. Tout semblait calculé que ça rendait l'appartement sans personnalité. Un peu fade. Et il ne voyait, du moins d'où il était, aucune photos.
    « - Je te ferais remarqué que c’est pareil chez toi. »
    Ce n'était pas faux. Il n'y avait pas de photos chez lui, tout était également ordonné et blanc, sans personnalité. Il se tortilla, mal à l'aise de voir un logement similaire au sien. Il jeta un bref regard à la blonde. Elle semblait gentille, mais quelque chose (ça tenue devait y être pour quelque chose) dégageait une certaine force qu'on devrait craindre.
    Il n'aimait pas ça. Il avait foi en l'humanité. Parfois évidemment il le fallait, d'être dur et agressif, parfois c'est ce qui peut nous faire avancer. Mais une majeure parti de le route est parcourue grâce aux négociations et aux dialogues.
    Aujourd'hui, pour asseoir son autorité, il fallait être riche, puissant et surtout... effrayer. Combien de pays avait instauré la Terreur, que ce soit chez lui ou chez les autres, pour s'affirmer ? Même le Lancovit, le paisible Lancovit, l'avait faite contre (ou avec ? Il ne se souvenait plus) les vampyrs.
    Pinocchio sourit en songeant à un immense pays terrien. La Chine. La Chine était aujourd'hui, avec l'Allemagne, les puissances terriennes (la France et les USA étant elles, des puissances médiatiques). La Chine, qui est encore vu comme l'Atelier du monde, domine pourtant le monde aujourd'hui. Et sans avoir eu recourt à la guerre.
    Pinocchio n'aimait pas beaucoup la Chine actuelle pour plusieurs raisons (il préférait l'Allemagne) mais sur ce point, il était admiratif.
    Il revient à mademoiselle Ack'yght. Elle ne devait pas être chinoise elle. Son corps fin et élancé aurait pu lui montrer qu'elle pouvait discuter, mais ses gestes, ses mouvements, indiquaient aussi -et surtout- qu'elle devait frapper.
    « - Et si t’avais tout faux ? »
    Le chauve déglutit un instant, perplexe, avant de hausser les épaules. Il regarda son familier qui était accroché à sa manche, comme un bouton de manchette. Si c'était le cas, et alors ? Elle n'avait pas accès à ses pensées. Pas de raison d'être gêné.
    Il releva les yeux, tranquille, quand il rencontra ceux acérés de Thalia (peut-être ne l'étaient-ils pas mais sur le coup, ils semblaient l'être) et rougis violemment. Comme si elle s'était permise de s'introduire en lui. Il changea de position et regarda ailleurs, les bras croisés sur le thorax pour montrer qu'il était parfaitement calme alors que son cœur battait la chamade sous l'angoisse.
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MessageSujet: Re: Comment finir en chair à pâté ? [PV Pinocchio]   Sam 14 Jan - 21:13

Le supposé cordonnier me redits son nom et je lui sourit. Il me dévisagea et je tentais de soutenir son regard. Qu'est-ce que j'avais ? Je montais une main sur ma tempe et la laissais glisser sur ma joue. Qu'avais-je pu faire sur mon visage ? Peut-être que je détestais juste que l'on me regarde mais je sentais pourtant, que ce n'était pas juste un regard comme les autres. Je clignais des yeux, tentant de me remémorer... J'avais bien mis un peu de crayon et de fond de teint mais j'avais pourtant bien vérifié que rien ne dépasse ou ne fasse faux. J'avais bien mis...Quelle idiote ! C'était ça bien sûr ! J'avais mis des lentilles violettes ! Ça faisait si bizarre que ça ?
Pourtant, j'aimais beaucoup changer de couleur d'yeux. Je trouvais le gris très triste et bien trop clair et angélique sur mon visage. J'optais bien souvent pour des couleurs plus sombres, plus inquiétantes.
Et apparemment, ça faisait de l'effet sur Pinocchio.

« - Naturellement ! » répondit-il à ma précédente demande.

Il me tendit la boite et reprit de manière désinvolte :

« - S'il doit y avoir des modifications à faire, n'hésitez pas à me le dire. En plus si c'est pressé je pourrais m'en charger là, tout de suite, j'ai mes instruments... »

J'ouvris la boîte après m'être assise sur le carrelage froid. Un frisson me parcouru lorsque le tissu de ma tenue vola un peu et laissa ma peau à l'air libre.
Je ne vis d'abord que le papier fin et léger qui protégeait la paire de chaussures. Doucement, je le soulevais et découvrit une paire de bottes noires délicieusement belles. Avec la plus grande précaution, je sortis la première de la boîte et la posais à côté de moi pour la détailler. Sans la quitter des yeux comme si elle pouvait s'enfuir, j'enlevais mes vieux baskets. D'un geste fluide, je remontais mes mi-bas noirs et enfilais la première botte. Après avoir tourné le pied dans tous les sens, je me décidais à enfiler la seconde.
Puis, je me levais et les regardais avec attention en prenant plusieurs positions. Elles étaient vraiment superbes. A la lumière, elles semblaient luire.

-Elles sont parfaites pourtant ! Lui répondis-je finalement avec un énorme sourire sincère. On dirait qu'elles ont été faites sur mesure !

Ce qui devait sûrement le cas, sinon, je n'aurais pas reçu d'aussi magnifiques chaussures sans en avoir fait la commande.
Je me décidais à appeler mon familier qui arriva en remuant la queue. Je caressais sa tête soyeuse et lui transmis ma question :

*Qu'en penses-tu ? *

Il me détailla et s'arrêta sur les bottes noires. Il me tourna autour et les sentit avant de me répondre :

*Elles sentent le neuf mais elles sont vache-ment belles ! *

Je reportais mon regard sur Pinocchio et me sentis aussitôt gênée lorsque je le vis regarder mon intérieur.
Je n'aimais pas vraiment que l'on regarde mon appartement. Je savais d'avance ce que les gens lui trouvait : simple, fade, sans personnalité. C'était du blanc après tout. Enfin, «Simple is the Best» après tout.

*N'oublie pas ta chambre, elle n'est pas comme ça ! * me rappela Diar'maid.

Je lui faisait un petit sourire en le remerciant. Mais c'était vrai, ma chambre était la seule pièce qui changeait un peu. Elle n'était pas insipide, incolore. Elle était décorée de nombreux cadres et de biens des posters ou petites citations. Mais, ma chambre était mon jardin secret, une faiblesse dont personne ne devait être au courant.

*C'est dommage, je l'aime beaucoup pourtant * remarqua mon loup.

Je lui ébouriffais la crinière et demanda à Pinocchio :

-Voulez-vous rentrer vous reposer et prendre un verre ?

Je ne voulais pas le brusquer, il avait l'air perdu dans ses pensées. Cependant, j'avais également deux missions assez cotons à effectuer et plus tôt, je partirais mieux se serait.
D'un autre côté, j'avais pour habitude d'être antipathique et là, c'était le moment d'arrêter de faire ma miss détestable. Il m'avait rendu une fière chandelle et je n'avais pas à faire ma difficile !

*On retarde la mission chéri ! * dis-je à Diar'maid.

Je cédais l'accès à mon appartement à Pinocchio et le regarda timidement . On aurait dit des gens qui se connaissaient mais qui avaient toujours un peu de mal à communiquer ensemble.

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Comment finir en chair à pâté ? [PV Pinocchio]

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