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 That's what you get ▬ Smanffson

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Céline Duval

You ask me to believe in something fake ?
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MessageSujet: That's what you get ▬ Smanffson   Mar 21 Aoû - 23:37

    No sir
    Well I don't want to be the blame
    Not anymore
    It's your turn to take a seat
    We're settling the final score

    That's what you get, Paramore.


Il observait la bête d'un air perçant. Il découvrirait comment elle pensait. Il fallait se mettre à sa place. Penser comme la bête. Explorer des moeurs jusqu'alors inconnus. Ses yeux fixaient l'objet de son obsession avec obstination. Il y parviendrait, coûte que coûte. Il hasarda une approche. Foireuse. La bête émit un cri horrible. Apparemment, c'était une mauvaise méthode. Il courut, bras au-dessus de la tête, se cacher derrière le canapé. C'était la troisième fois du mois qu'il cassait la cafetière. Eyleen allait l'étrangler :kiwi:. A chaque fois, il essayait un nouveau bouton. N'y arrivait pas. S'énervait. Et fracassait la cafetière au sol les trois quarts du temps. Remarquez, on ne se lassait pas de la déco, comme ça. Céline la renouvelait assez fréquemment, on n'avait donc pas l'occasion de s'ennuyer de cet appareil-là ou cet appareil-ci, il les cassait assez vite pour les remplacer.

Il avait donc les crocs contre la cafetière, et cette fois, au lieu de la concasser contre un quelconque sol, il l'avait détraquée en appuyant sur n'importe quel bouton - et il s'était une énième fois brûlé. Bref, rien d'étonnant dans tout cela. Il allait se faire passer un savon par Eyleen, comme un gamin qui avait réitéré une bêtise qu'il faisait trop souvent. Elle avait beau être plus jeune que lui, Céline était un peu le gosse qu'elle devait sans cesse surveiller - mais le mâââle détestait cette idée, comme il détestait les enfants. Il planqua rapidement le cadavre de sa victime dans sa chambre, l'enfouissant sous un monticule de vêtements sales, qu'il eu la tentation d'envoyer directement le bac à linge. Pris d'une pulsion de propreté, il décida finalement d'envoyer les restes de la cafetière sous son lit et de mettre à laver son linge. Mais apparemment, Eyleen avait quelques problèmes avec la machine à laver. Elle insulta sympathiquement l'appareil et finit par mettre tout le linge sale des trois coloc' dans les bras de Céline, et l'envoya faire la lessive chez Stan.

Alors, qui était Stan, où habitait-il, comment ce Stan allait le prendre, Céline n'en savait rien. Il était dehors, l'air con avec son linge dans les bras, à se demander où il allait aller. Il allait quand même pas sonner à toutes les portes " Bonjour, vous me laissez faire ma machine chez vous :kiwi: ? La nôtre est en panne, merci ". Pas vraiment, non. Il osa faire demi-tour pour demander de plus amples informations sur le dénommé Stan. Adresse, et va te faire foutre, Céline, et elle est où, la cafetière ? Me dit pas que tu l'as encore pétée ? Il ne fallut pas longtemps à Céline pour déguerpir en vitesse, comme l'homme en faute qu'il était.

Il était donc devant l'antre du fameux Stan. La relation qu'il entretenait avec Eyleen, d'où elle le connaissait, si il était gentil ou méchant, con ou un rien intelligent, Céline n'en savait rien. Il se nommait Stanley, il habitait ici, et il avait une machine à laver qui fonctionnait. Et Céline se dit qu'il ne savait même pas se servir d'une machine à laver. Putain. C'était la vengeance de Eyleen pour les deux précédentes cafetières ? Quel fusible elle allait griller quand elle verrait ce qu'il était advenu de la troisième du mois ... Avec un soupir gargantuesque, il appuya sur la sonnette. Lorsqu'un homme, relativement de petite taille, aux cheveux noirs, apparu devant lui, Céline pria pour ne pas se tromper sur la personne.

« Bonjour, vous êtes Stanley, c'est ça ? C'est Eyleen qui m'envoie ici pour faire notre lessive. Notre machine à laver est tombée en panne, donc voilà ... »

Et il rajouta en lui-même : et pour une fois, c'est pas ma faute. Il eut un sourire aimable, mais bizarrement, il ne se sentait pas vraiment à l'aise. Peut-être parce qu'il allait faire la lessive chez un type qu'il ne connaissait absolument pas ? Mais non, on fait tous ça ...

_♣ _______________ ♣_



EASILY ☼ The story of a woman on the morning of a war, remind me if you will exactly what we're fighting for. Calling, calling, for something in the air, calling, calling, I know you must be there. I don't want to be your little research monkey boy, the creature that I am is only going to destroy. Throw me to the wolves because there's order in the pack, throw me to the sky because I know I'm coming back
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Stanley A. Dyson

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MessageSujet: Re: That's what you get ▬ Smanffson   Mer 22 Aoû - 16:37

DIE DIE MY DARLINGMetallica.

Où ils étaient les autres ? Bonne question. Pour tout vous dire, Stan s’en contre – fichait royalement. Faith était partie en sortie photo avec des potes, filles, mecs, âge, dossiers judiciaires, RIB, adresses, nom des animaux, situations amoureuses, malgré les questions du jeune homme, il ne savait strictement rien de ses amis. Et ça, ça l’angoissait à peine … Levy était … Quelque part. Où ? Il avait tenté de le savoir aussi mais rien et Arjun était sûrement dans un arbre, dans la forêt d’à côté. Saleté d’elfe. Pour sa part, il était près de onze heures et il était pas décidé à se lever. Il avait mit Die Die My Darling de Metallica à fond dans le loft, histoire de se réveiller, mais ça le rendormait plus qu’autre chose. Mais genre, le cerveau humain galère à nous faire dormir (refuse à nous faire dormir ?) et nous laisse pas nous lever le matin. What’s the fuck. Du coup, il était là à regarder la pendule, en se disant qu’à onze heures dix il se lèverait, et au final il restait là, écroulé comme un masse, refusant pertinemment de se bouger de son canapé. Il décida de procéder par la ruse : Il roula sur lui-même pour tomber par terre. Avec un peu de chance, il arriverait à se faire suffisamment mal pour se lever un bon coup. Chose qui fit bien son effet puisqu’il insulta un moment le sol et alla se faire un café.

Encore dans le gaz, Stan se dirigea avec tout l’entrain du monde dans la salle de bain, histoire de se réveiller un peu plus avec une douche glacée ou un truc bien affreux dans le genre. Il s’habilla, un t-shirt de groupe avec une chemise ouverture par-dessus et un simple pantalon noir puis il redescendit dans la cuisine. Il prit son café parce que drogué à la caféine oblige et sourit, se sentant déjà plus réveillé. Au final, les journées du genre c’était cool. Pendant un moment il agita la tête de droite à gauche, légèrement, au rythme de la musique et … On sonna. Intrigué, il hésita un moment à ouvrir, il n’attendait la visite de personne. C’était peut – être ces gens qui font du porte à porte pour vendre des chaudières, des fanatiques religieux qui squattent votre salon pendant des heures pour vous vanter les exploits et mérites de leur divinité, puis qui tendent leurs livres de religion avec un grand sourire, vous suppliant de les acheter pour la grâce de ce Dieu. Ou alors un dealeur, sa voisine pour garder son mioche, son autre voisin pour réparer sa télé, des dresseurs de chiens, des gens du loft qui ont perdus leurs clefs, … TOUT.
Mais il décida de prendre le risque et ouvrir.

« Bonjour, vous êtes Stanley, c'est ça ? » Il aimait pas ce type. « C'est Eyleen qui m'envoie ici pour faire notre lessive. Notre machine à laver est tombée en panne, donc voilà ... »

Q
uand un mec vous ouvre avec la gueule du type qui se lève, la tasse de café à la main, en pantoufles avec du Metallica en arrière fond, vous vous demandez quand même quoi. Stan leva un sourcil, ce pauvre mec avec son linge sale frappe à sa porte pour faire … Sa lessive … Chez lui. La routine quoi. Il fut tenté de rire, puis de lui claquer la porte au nez surtout. Il aimait pas ce mec. Allez savoir pourquoi, si c’était sa gueule ou autre, mais il avait envie de foutre un coup de pied dans son tas de linge et de refermer la porte vite fait en l’insultant. Sympa le mec.
La cause de ce mal était sûrement ce « Stanley ». Merde quoi, il disait à tout le monde de l’appeler Stan, mais non. Y avait quoi de compliquer là dedans ? Quatre lettres bordel ! C’est pas compliqué quoi. C’était pas le seul Stanley du monde qui préférait un diminutif. Bon déjà. Si c’était qu’une erreur de nom, il l’aurait passer son silence, ça se dit pas mais je m’en fous. Il connaissait Eyleen. C’était LEUR linge, LEUR lessive, LEUR machine qui était en panne. Trop de « notre » dans une phrase pour le possessif jaloux paranoïaque qu’il était. Ce mec, y avait des chances qu’il soit son copain, et ça, c’était mal pour Stan.

« Elle pouvait t’envoyer au pressing ou venir d’elle-même ? » demanda – t – il d’une voix froide.

Il baissa les yeux vers la lessive à laver. Un bon paquet à laver quand même. De quoi niquer une batée. Il soupira, se disant que, s’il renvoyait monsieur-anonyme, Eyleen allait l’engueuler et le traiter d’égoïste au téléphone. Bon … Il ouvrit la porte plus grand pour le laisser entrer, préférant blesser son égo comme ça que sous les rabaissements de la jeune femme. Toujours avec sa tasse de café à la main, il lui fit traverser le salon, avec le sol parsemé de pochettes de CD de divers groupes terriens pour l’emmener pour la Bête. Il lui indiqua où elle était, lui mit les produits sur un plan de travail de la cuisine et lui montra vite fait les différents programmes avec une certaine distance. Il aimait pas ce mec, il allait pas se saigner à rendre les explications agréables.

« Bon, tu sais utiliser une machine à laver non ? »


Vu la tronche de l’autre … Mouais. Mais Stan voulait le laisser se démerder sous seul. J’vous jure, les jaloux, c’est désespérant …

« Si tu veux tu peux rentrer chez toi » et pas chez vous 8D « Ou t’as la télé, des bouquins, l’ordi … Bref comme tu veux. »

Il alla chercher un livre tandis que l’autre semblait en admiration devant la machine à laver (on l’avait à peu près prévu donc :kiwi:). Stan soupira, il était limite pire que lui ce type. Finalement, il se pouvait qu’il pouvait bien l’aimer, mais il avait encore ses soupçons, ce qui faisait qu’il se refusait de l’apprécier. Il mit donc tout le linge dans la machine et la mit en route.

« Donc t’as une heure à attendre. »


Ils allaient s’éclater … Le brun alla ranger les pochettes CD, histoire de ne pas les abimer. Lui et ses disques, c’était toute une histoire quand même. LE truc auquel il fallait pas toucher. Quand il retourna dans la cuisine, l’autre n’avait pas changé de place, à regarder le linge tourner. Il n’allait pas faire de commentaires, car on l’avait tout fait un jour. En revanche, il alla s’assoir à côté de lui, au sol, regardant la machiner tourner, histoire de faire plus ample connaissance.

« Au passage moi c’est Stan, pas Stanley, Stan tout court. Euh … Toi c’est comment ? Et ça t’arrives souvent de sonner chez les gens comme ça ? Ah ouais, un dernier truc … Tu la connais d’où Eyleen ? M’enfin, je veux dire, t’es son pote ? Son frère caché ? »

Son copain … ? La dernière question l’intéressait vraiment. Il reporta son attention sur la machine à laver, la regardant tourner, comme un con oui.
Spoiler:
 

_♣ _______________ ♣_
A quoi tu sers je t'aime encore
bataille déjà perdue une histoire déjà entendue c'est pas qu'je crois en rien j'crois plus tout court ça me convient chez moi j'vote pas, j'suis pas chez toi y fait trop froid j'ai perdu mon drapeau j'crois plutôt qu'j'l'ai brûlé j'ai oublié d'trouver ça beau j'ai oublié qu'c'était sacré
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Céline Duval

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MessageSujet: Re: That's what you get ▬ Smanffson   Sam 1 Sep - 19:46

Il se demanda si il était d'usage d'avoir cette tête à cette heure-ci, dans le monde des êtres humains. Question pertinente. Mais pas assez fine pour être posée. La seule formulation qui l'effleurait était " Vous avez toujours une gueule pareille, à cette heure-ci ? ", et il doutait qu'elle soit vraiment correcte. Et puis il devait faire la machine des filles et de lui-même, et il n'avait pas conscience de l'existence des salles de lavage automatique - enfin, ça lui aurait fait une belle jambe, de beuguer devant une machine à laver en public. Substance noire dans sa tasse. Ou c'était du café - Céline aimait beaucoup le café, mais n'arrivait jamais à se servir de la machine ou à ouvrir les paquets d'instantané - ou c'était ... quelque chose d'autre :kiwi:. Bref. Tout cela l'intriguait. Tant et si bien qu'il ne fit pas attention aux regards qui couvaient des envies de meurtre du dénommé Stanley.

Il perçut également l'étrange mélodie qui émanait de l'intérieur de la maison. Un truc pour faire fuir les enfants ? La voix n'avait rien d'accueillant et l'air était plutôt agréable à ses oreilles, même si il était habitué aux musiques industrielles qui saturaient les chaînes de radio et aux mélodies plutôt douce qu'il écoutait en-dehors. Ouais, il sait se servir d'une radio et d'un CD, mon petit loup-graou, pas mal hein :kiwi: ? Il percevait parfaitement les moindres notes de la chanson, grâce à la super-ouïe des loups-graous, que voulez-vous, pauvres mortels :B. Enfin. Visiblement, monsieur je-t-accueille-en-pantoufles-avec-la-gueule-du-réveil daigna ouvrir sa divine bouche pour lui asséner des paroles pas vraiment cool. Et le ton était pas vraiment sympathique non plus, parler à une vipère aurait été, d'un point de vue objectif, tout aussi édifiant.

« Elle pouvait t’envoyer au pressing ou venir d’elle-même ? »

Bonjour, sinon :kiwi:. Charmante entrée en matière. Et lui qui s'était donné la peine de se montrer poli. Il avait rien demandé à personne, lui. Il voulait juste faire passer inaperçue la casse de la cafetière flambant neuve de chez Eyleen, qui, à tous les coups, ne passerait pas inaperçue. Mais il décida de ne pas s'en soucier. Enfin pas tout de suite du moins. Après un soupir qui n'augurait pas d'excellentes pensées de la part du locataire, Céline eut le droit d'entrer dans le loft. L'hôte ne lâcha pas sa tasse - le contraire eût été stupide - et lui fit traverser diverses pièces de la maison que le loup-garou ne put qu'observer avec un intérêt croissant. Il évita méthodiquement les multiples objets qui jonchaient le sol - ce qui n'avait pas l'air de déranger l'homme, loin de là, il était déjà drealé à l'évitage d'obstacles en terrain couvert. Céline lut à la dérobée quelques noms marqués sur les pochettes, mais tous lui étaient inconnus.

Il reçut quelques explications sommaires, et d'après l'attitude du terrien, il était censé savoir faire fonctionner ce bidule. Il le regarda lui aligner les produits, lui dévoila les mystères que recelaient les différents boutons qui ornaient la surface de la machine, puis stoppa la descriptions des fonctions de la bête là. Bref. Céline était pas dans la merde. Il fut extrêmement tenté de répondre négativement à la question de l'autre, mais il s'abstint, de peur de se faire franchement mettre à la porte avec un " va te démerder eukay ? ".

« Si tu veux tu peux rentrer chez toi. Ou t’as la télé, des bouquins, l’ordi … Bref comme tu veux. »

Bon. Il le foutait pas dehors, déjà. Maintenant, aviser. Avisons donc à la Céline et regardons avec un grand regard très con la machine à laver comme si elle allait nous sauter à la gueule dans les minutes qui suivent. Ordi. Alors premièrement, il ne savait pas se servir de cette grosse chose cubique et moche qui clignotait de partout. Deuxièmement, il devrait s'occuper en utilisant un autre truc cubique et moche qui clignotait de partout. Donc il préférait se rabattre sur l'option livres. Et la télé, il n'avait pas encore percuté que c'était la même désignation que pour télévision. En bref, il restait là, planté à rien foutre. Splendide tableau :kiwi:. Finalement, pris d'un élan de générosité - ou de pitié - l'autre lui prit le linge des bras et le fourra dans le ventre du monstre avant de mettre en route cette machine infernale.

« Donc t’as une heure à attendre. »

Stanley décida d'aller ranger les pochettes qui formaient un patchwork impressionnant sur le sol. Céline reporta toute son attention sur le cycle de lavage. Et regarda le linge tourner dans le tambour. Comme un con. C'était vraiment, mais vraiment vraiment magnifique à voir :'). D'accord, c'était rare quand quelqu'un vous disait qu'il n'avait jamais regardé la machine à laver tourner de sa vie, mais le faire pour la première fois à son âge, ça valait la peine d'être pointé du doigt. En fin de compte, le brun rejoignit Céline et ils s'unirent dans leur connerie légendaire. Et il prit la décision de discuter tout en regardant la machine faire son inlassable travail.

« Au passage moi c’est Stan, pas Stanley, Stan tout court. Euh … Toi c’est comment ? Et ça t’arrives souvent de sonner chez les gens comme ça ? Ah ouais, un dernier truc … Tu la connais d’où Eyleen ? M’enfin, je veux dire, t’es son pote ? Son frère caché ? »

Koul la question quoi :kiwi:. Un peu pris au dépourvu, Céline se contenta de continuer de fixer une chaussette entraînée dans un rythme endiablé. Quand il eut la présence d'esprit de réfléchir à sa réponse, il entr'ouvrit la bouche, lui donnant un air encore plus splendidement con qu'auparavant. Puis enfin, il réussit à trouver quelque chose de relativement constructif à répondre.

« Moi, c'est Céline. Non, je sonne jamais chez les gens comme ça. Pourquoi, toi oui :kiwi: ? Bah. En fait, Eyleen m'a pas vraiment laissé le choix. Elle m'a foutu le bac à linge dans les bras et m'a collé à la porte sans même me dire où t'habitais. Bref. Et Eyleen est une amie d'enfance. On s'est revus un jour, et elle m'a proposé d'habiter chez elle. Elle avait sûrement un peu pitié de l'endroit paumé où j'exerçais. »

Soudain, il vit quelque chose d'anormal se produire. Enfin. C'était sûrement pas normal. Stan n'avait pas l'air d'angoisser plus que ça. Il se contenta donc d'observer avec des yeux ébahis la machine à laver mousser à outrance. Petit à petit, la mousse commençait à ramper jusqu'à eux, gagnant dangereusement du terrain. Il n'avait jamais approché de près Eyleen en train de faire une machine, mais il était prêt à parier qu'il n'avait jamais vu leur machine à laver faire ça de sa vie, même de loin. Doucement, il se leva, recula progressivement, comme on recule pour éviter les vagues à la mer. Puis la peur de cette chose totalement anormal le pris. Il se tourna brutalement vers Stan, l'air en totale détresse - so viril :kiwi:.

« Euh ... C'est ... C'est pas normal, ça, non ? »

Il jeta un nouveau regard à la mousse qui agrandissait de plus en plus rapidement son étendue, et la vague ne tarda plus à atteindre le salon. A présent totalement paniqué dans cet environnement inhabituel, Céline stressait humblement, en gardant tout de même un minimum de sang-froid.

« ... Mais merde, qu'est-ce qu'on fait, Stan ? Oh, stresse un peu quoi ! Ta baraque se fait littéralement engloutir par de la mousse de machine à laver ! »

Appel à un ami. Quoique c'était pas vraiment son ami. Comment on appelle un type qui vous prête sa machine à laver, dans la langue humaine ?

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Stanley A. Dyson

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MessageSujet: Re: That's what you get ▬ Smanffson   Lun 3 Sep - 14:52

WHEN THE WILD WIND BLOWSIron Maiden
Céline ? Non mais c’était un nom de mec à la base ça ? Stan le regarda, mais de quelle planète venait ce mec °° ? Un mec qui regarde avec un air halluciné une machine à laver tourner, un mec qui s’appelle Céline, … Non mais … Mais voilà. Le brun soupira et sourit, il n’était qu’un ami d’Eyleen, il ne risquait pas de lui sauter à la gorge pour lui défoncer la gueule à grand coups de pantoufles –si classe \o/-. Il ne répondit pas et reporta son attention vers la machine qui elle, continuait à faire son travail, se fichant éperdument de leur conversation. Le jeune homme se mit à sa place deux minutes, sa vie devait être bien ennuyeuse, devoir laver des chemises, des chaussettes, des pantalons et des caleçons à longueur de journée. C’était triste comme vie en fin de compte, un jour il essayera de foutre un chat dans son ventre, juste pour qu’elle teste autre chose, pour quelques minutes. Stan n’était pas un sadique non plus. Il se fera tuer par l’animal ensuite, mais au moins il aura fait une bonne action … Et dire qu’il avait pitié d’une machine à laver en ce moment même, mais où va le monde. Plongé dans ses pensées très pertinentes, il sentit de l’eau sur son pantalon, pile sur son genou et regarda le hublot d’un air stoïque. La chose, visiblement en colère ou en ras de bol de son existence lassante, était en train de s’exprimer en moussant comme pas possible. Stan leva un sourcil, l’air d’autant plus blasé.

« Euh ... C'est ... C'est pas normal, ça, non ?
- Bah … Ouais, c’est normal ça. Tu sais c’est qu’on a mit trop de trucs dedans donc y a l’eau qui escalade les fringues pour s’échapper de la machine tu vois ? Ca arrive des fois, faut juste nettoyer après. »


Il sourit, pas du tout affolé ni inquiet. Céline était en train de stresser et de paniquer comme un malade et lui, toujours aussi paisible et amorphe, qui regardait son loft se faire lentement inonder de mousse de machine à laver. C’est fou ce que ça peut faire ces choses-là. Il était toujours assis au sol, à moitié trempé à cause de l’eau qui sortait de la Bête.

« ... Mais merde, qu'est-ce qu'on fait, Stan ? Oh, stresse un peu quoi ! Ta baraque se fait littéralement engloutir par de la mousse de machine à laver ! »

Il ne trouva rien d’autre à faire que rire et lever les yeux au ciel, amusé.

« Elle se fait pas engloutir t’as à peine dix centimètres de mousse on va pas crever. »


Bah c’est vrai quoi, QUE dix centimètres, c’était d’un normal affolant bien sûr … Fallait croire que sa vie de tout les jours les gens se font inonder de mousse. Il se passa la main dans les cheveux et daigna se lever, enfin.

« Puis au pire on fera une soirée mousse, on invite des gens et on met quelques lumières, un peu de lumière, on remet de la lessive et voilà. Par contre faudra qu’on mette tes affaires dans un coin, à moins que tu veux qu’une foule de fêtards les écrasent et tout. Regarde on met un projecteur là, j’en ai un au sous sol, puis on met de la bouffe sur le plan de travail … Je te jure ça peut gérer. »

Tandis que la mousse montait doucement pour atteindre les vingt centimètres de hauteur, Stan continuait à regarder Céline d’un air hilare. C’est fou ce que l’affolement des autres peut vous éclater. Bon, s’il voulait vraiment qu’il arrête la Chose … Il se rapprocha de la Bête et appuya sur un bouton pour éteindre la machine … Qui refusait. Bien sûr, fallait que ça bug à ce moment vous voyez. Son loft allait – il vraiment se faire engloutir par de la mousse de machine à laver ? Le scénario typique de film d’horreur.

« Bon … On est dans la merde, elle veut pas s’éteindre et à environ une demi heure après le début je crois elle s’accélère et tout, et c’est de l’eau qui risque de sortir. Au pire on ouvrira la porte d’entrée pour faire sortir l’eau sur la rue, c’est pas un problème ça. »

Juste. Le tableau. Un pauvre petit passant qui arrive et bam, il se prend une vague d’eau/mousse/chose sur la tronche. A la rigueur Stan s’en fichait bien, c’était son problème au mec, pas le sien. Commençant un peu à paniquer, il se suréleva en s’asseyant sur un plan de travail, invitant Céline à faire de même pour qu’il évite de se tremper les genoux, les pieds … Surtout que visiblement la machine semblait décidée à tout ravager.

« En fait non c’est pas normal … » Il commença à regarder l’eau d’un air inquiet « Euh … On est sensés faire quoi quand un loft se fait inonder par une machine à laver … ? HAN ! Putain Céline, t’imagines on meurt noyé ? Genre l’eau vient plus vite et tout … En plus elle est chaude je crois, vu qu’elle vient de la machine … »

Il fut tenté de lui demander s’il savait comment on arrête la Bête mais … Vu comment il semblait renseigné sur l’électronique il préférait se la fermer et regarda le drame se produire, en tailleur sur son plan de travail, la tête dans la main d’un air blasé. De nouveau.

Spoiler:
 

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Céline Duval

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MessageSujet: Re: That's what you get ▬ Smanffson   Sam 10 Nov - 21:53



Quelle était la meilleure façon de mourir ? C'est toujours dans les situations les plus critiques qu'on se pose des questions existentielles - et les plus stupides, et les plus inutiles, et parfois les plus jolies. Pour Céline, la question faisait partie de la première catégorie. Si un jour, vous vous retrouvez enfermé avec un non-réactif dans une maison avec une machine à laver qui menace de vous submerger, faites-moi signe et dites-moi donc la question qui vous a obsédé à ce moment-là, ça m'intéresse :kiwi:. Enfin, je disais donc, la meilleure façon de mourir. Le loup-garou pensa à sa nature. Ma foi, on pouvait le tuer pour être ce qu'il était. Ce serait une mort dans l'honneur. Quoique ça craint quand même un peu, de se faire buter comme un lapin. Il réfléchit quelques instants à diverses manières de mourir, certaines totalement délurées, d'autres plus communes. Le mieux serait de mourir en dormant. Et actuellement, il se demanda si la machine à laver pouvait le tuer. Noyé ou étouffé ? Mais la noyade est une sorte d'étouffement, non ? On peut imaginer que la mousse l'étouffe ou que l'eau le noie. Mais il ne tenait pas réellement à en faire la démonstration, pour être honnête.

Est-ce que ce type connaissait au moins la peur ? Je sais pas, moi, il pourrait au moins faire quelque chose comme stresser, ou au moins s'activer un petit peu. Mais non. Ça le dérangeait pas, même l'idée que l'eau puisse abîmer des meubles chez lui. Allons, pourquoi se bouger pour arrêter notre amie la machine à laver qui manifeste avec véhémence son mécontentement ? C'est absurde, hein. Il souriait comme un con, et laissait l'eau étendre son périmètre dans la joie et la bonne humeur. Céline le stressé paranoïaque versus Stan, le boulet international. Fight ! L'humain levait les yeux au ciel et riait, visiblement très amusé par la situation. Bah oui. Il prenait les choses sous un angle tellement dérisoire que le loup-garou se demanda si ce type avait réellement toute sa raison. Eyleen l'aurait-elle envoyé chez un fou pour se venger des innombrables objet qu'il avait brisés chez elle ? L'autre entama un laïus, comme si tout cela le distrayait follement. Et en plus, il y croyait, à son histoire de soirée mousse. Mais genre ... puissamment. Céline l'observa avec des yeux ronds. En fait, ce type était réellement taré.

Il aurait pu se barrer vite-fait et laisser Stan se débrouiller avec la Bête, mais il avait tout aussi peur de ce qu'il allait se prendre à la gueule si il revenait sans le linge. Il doutait étrangement qu'Eyleen - ou que quiconque d'ailleurs - croie à son histoire de mousse mortelle. Donc quitte à mourir, autant mourir ici. Mais bordel. Il allait arrêter de sourire, l'attardé ? Loin de le rassurer, Céline trouvait ce sourire flippant, dans le contexte. C'était comme être sur le Titanic avec quelqu'un qui trouvait drôle un cargot qui coulait. Petit speech rassurant de Stan. Il ne pouvait pas arrêter la machine. Lauwl ? Il avança une idée que Céline réprouva immédiatement en pensées. Si il ouvrait le ventre de la Bête, les vêtements allaient se barrer avec, non ? Il pouvait pas revenir sans ces saletés de fringues. Stan continua sur sa lancée, finalement confortant le loup-garou dans son hypothèse : tout ceci n'était pas normal.

Il imita Stan qui se surélevait sur un plan de travail, de manière à ne pas finir submergé. Il grogna en observant son pantalon qui avait déjà pâti de la catastrophe grandissante. Il n'écouta que d'une oreille le nouveau discours de l'autre, absorbé dans ses pensées.

« Euh … On est sensés faire quoi quand un loft se fait inonder par une machine à laver … ? HAN ! Putain Céline, t’imagines on meurt noyé ? Genre l’eau vient plus vite et tout … En plus elle est chaude je crois, vu qu’elle vient de la machine … »

La tête dans les mains, ce dernier se contenta d'observer le drame se produire dans une passivité phénoménale. Céline le fixa de nouveau. Regard foudroyant à la machine, puis à Stan. Qu'est-ce qu'il foutait là, putain, mais qu'est-ce qu'il foutait là ? A cet instant, le loup-garou se promit de ne plus jamais, de sa pauvre existence terrienne, s'approcher d'une quelconque machine à laver. Et Eyleen n'aurait qu'à se débrouiller avec la leur. Mais une fois encore, il se demanda si elle croirait vraiment à la provenance de sa nouvelle phobie. En fait, il était un tel éminent boulet que vivre des trucs comme ça, c'était quotidien pour lui. Elle rirait juste pendant cinq bonnes minutes au risque de s'étouffer. Revenant au problème actuel, Céline observa Stan de haut en bas. Il était plus petit que lui. En fait, si l'eau venait à monter dangereusement de niveau, il avait moins à craindre que lui.

« Tu sers pas à grand-chose, en fait. »

Court silence.

« Et de la mousse, ça étouffe ou ça noie ? »

Il le rejoignit ensuite dans son état de passivité blasée. Fixant la mousse se répandre encore plus, il finit par reprendre la parole quelques instants plus tard, ne quittant pas des yeux l'infâme meurtrière.

« On n'a qu'à parler de nos vies. On verra si on crève après. Ça ferait un beau titre pour le journal, quand même. On donnerait la solution à tous ceux qui se demandent si on meurt étouffé ou noyé par de la mousse de machine à laver. Au fait, si tu t'en fous de ma vie, pas grave. Et toi, tu la connais d'où Ey, au fait ? »

Tout en parlant, il avait fouillé sa poche droite, en avait sorti son briquet et son paquet de clopes. Plus de clopes. Air fameusement contrarié - et amusant - du loup-garou. Pas de cigarette égale Céline pas content. Il entreprit de fouiller à nouveau ses poches et, à la fin de sa tirade, il lança regard équivoque vers Stan.

« T'aurais pas une clope ? J'ai oublié d'en reprendre en sortant ... »

Spoiler:
 

_♣ _______________ ♣_



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Stanley A. Dyson

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MessageSujet: Re: That's what you get ▬ Smanffson   Sam 24 Nov - 16:44

SMOKE ON THE WATERDeep Purple
Tandis que l’eau continuait à monter, Stan restait choqué. Il s’imaginait déjà sa note d’eau, se rongeant déjà les ongles en voyant les chiffres. Il irait demander réparation aux fabricants de la machine pour lui avoir vendu une ordure commerciale et que s’ils refusaient de le rembourser, il irait faire la pire des pubs à son entourage. « Houlàlà n’achète pas cette marque c’est de la pure merde j’ai été inondé à cause de ça. ». Gardant sa tête dans les mains, il soupira longtemps.

« Tu sers pas à grand-chose, en fait.
- C’est sûr que squatter la machine à laver d’inconnus c’est tellement plus utile pour l’autre et tellement plus intelligent … »

Silence. Stan continuait à admirer les dégâts de la mousse et de l’eau, se demandant sur la chaîne hifi allait toujours fonctionner avec son immersion dans le savon. Il commençait sincèrement à s’inquiéter : Si, par chance, ils restaient en vie, les dégâts matériels allaient être énorme …

« Et de la mousse, ça étouffe ou ça noie ? »

Le brun rit doucement et prit de la mousse dans sa main (l’eau étant à moins de 10cm du plan de travail). Peut – être voulait – il essayer l’autre là ? Il se contenta d’étaler l’écume sur la surface, dessinant diverses formes comme des ronds ou des triangles, sachant qu’il n’avait pas la place de faire un dessin concret.

« On n'a qu'à parler de nos vies. On verra si on crève après. Ça ferait un beau titre pour le journal, quand même. On donnerait la solution à tous ceux qui se demandent si on meurt étouffé ou noyé par de la mousse de machine à laver. Au fait, si tu t'en fous de ma vie, pas grave. Et toi, tu la connais d'où Ey, au fait ? »

Commençant à être lassé, il prit une grande inspiration et tourna légèrement la tête vers Céline.

« Si on crève, logiquement, on peut pas donner la solution aux vivants qui se demandent si on meurt étouffé ou noyé avec de la mousse de machine. Je crois pas à ses conneries de fantômes, en fait je préfère pas y croire … Je crois que c’est ça en fait. Le fait de savoir que je peux me réveiller avec un truc blanc et pas matériel en face de moi ça me plait pas des masses. Sinon tu peux raconter ta vie, ça me permettra de savoir qu’est – ce que tu fous réellement ici … »

Boum. Question Eyleen esquivée :kiwi:. Stan détestait parler d’elle aux autres gens que Billie ou Faith. Il avait confiance aux autres, certes, mais Billie étant son meilleur ami de longue date qui supportait ses sauts d’humeur et Faith étant sa sœur, il avait forcément une préférence entre les deux pour les faire servir de confidents.

« En fait, je suis en train de me demander pourquoi j’ai acheté une machine à laver. Le vendeur avait dit que c’était une bonne marque. J’ai la preuve que les vendeurs savent que déblatter un truc qu’ils ont appris par cœur en fait. En plus ils sont super bien payés par rapport à moi ces enfoirés. Je suis en train de me demander pourquoi je t’ai laissé entrer aussi … Mais bon au final … Tu sais je t’aime bien Céline en fait. T’es fun quand t’es paniqué. »

C’était toujours bon à savoir qu’on faisait rire les gens quand on paniquait :kiwi:. Il le regarda fouiller ses poches énergiquement, se délectant de le voir contrarié.

« T'aurais pas une clope ? J'ai oublié d'en reprendre en sortant ... »

Ah les clopes … Stan n’aimait pas vraiment la cigarette. A chaque fois, il s’imaginait la tonne d’argent que les gens jetaient par les fenêtres ne serait – ce même que pour un paquet. Bientôt faire un hold up d’un bureau de tabac allait être plus enrichissant que celui d’une banque fallait pas déconner non plus. Il marmonna un « Je fume pas désolé » et retourna dans ses pensées. Le brun supportait pas l’odeur de la cigarette en fait, même quand Billie fumait il avait envie de le foutre dehors en lui disant un « Va fumer tes clopes ailleurs », mais au fur et à mesure, il s’habituait. Si Céline fumait, déjà, ses cendres allaient aller dans un cendrier … Cendrier qui était dans un tiroir à l’autre bout de la pièce. A moins qu’il voulait traverser la mer de mousse et d’eau chaude, il n’allait pas ses résidus sur le plan de travail … La dernière possibilité était de balancer ses cendres dans l’eau …

Attendez … Des cendres dans l’eau … La fumée volera avant d’atterrir dans l’eau ou se propagera dedans ? La fumée survit – elle dans un liquide ? Et … De la fumée dans l’eau … Mais …

« Smooooke on the waaaater … Fire in the sky … » se mit – il à chantonner pour lui-même

Smoke on the Water. Le tube de Deep Purple quoi :kiwi:. Inutile de préciser les goûts musicaux du jeune brun, il kiffait tout ce qui touchait aux trucs « d’avant », le vieux rock, le vieux metal … Bien qui lui arrivait d’écouter des trucs plus actuels.

« Dis Céline, tu connais Smoke on the Water ? De Deep Purple ? »

Quoiqu’un mec qui connaissait pas la machine à laver ni rien, ça l’étonnerait qu’il connaisse … En fait non Céline, oublie :=D. Continuant à fixer l’eau qui était désormais à 5cm du plan de travail, il commençait à stresser un peu. Mais elle va s’arrêter quand de cracher des volumes d’eau énormes cette machine ?! Dans sa tête, Stan savait qu’il allait devoir enchaîner les petits boulots pour pouvoir payer toute l’eau gâchée … Pendant un moment, il pensait aux pauvres qui tuerait pour avoir un peu d’eau propre … Là. Le loft en ce moment … C’était le paradis pour eux.

« J’ai pas envie de mourir noyé … C’est trop affreux comme mort … Pire que crever brûlé ou mangé par des fous … »

Des fous. Des Vampyrs ou des races ordures du genre bien entendu …

_♣ _______________ ♣_
A quoi tu sers je t'aime encore
bataille déjà perdue une histoire déjà entendue c'est pas qu'je crois en rien j'crois plus tout court ça me convient chez moi j'vote pas, j'suis pas chez toi y fait trop froid j'ai perdu mon drapeau j'crois plutôt qu'j'l'ai brûlé j'ai oublié d'trouver ça beau j'ai oublié qu'c'était sacré
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MessageSujet: Re: That's what you get ▬ Smanffson   Dim 6 Jan - 0:55

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    Perfect World, Billy Talent.


Céline observa avec un regard vide Stan tracer des formes sur la mousse. Il songea qu'il était vraiment mauvais en dessin, et que même un cœur, il pouvait le louper. Il fallait dire qu'il ne dessinait pas beaucoup de cœurs. Il ne dessinait pas beaucoup tout court. L'art était une des branches des loisirs humains qui l'avait toujours le moins intéressé. En fait, il avait beau se donner du mal, lire des livres sur l'usage de l'art, sa signification et son utilité, il n'y comprenait toujours rien. Et le pire, c'est qu'il semblait n'être pas le seul à ne pas saisir en quoi cela consistait. Quelques personnes qu'il connaissait lui avaient avoué ne rien y capter non plus. Donc : c'était intéressant pour ceux qui comprenaient, et lui avait renoncé à comprendre.

Donc. A même plus dix centimètres d'eux, l'eau laissait allègrement la mousse égayer la maison. Céline s'attarda quelques instants sur la tête que tirait désormais l'intérieur de chez Stan. En fait, si on faisait abstraction du fait que la plupart des meubles agonisaient sous l'eau, c'était plutôt joli à voir. La lumière créait des reflets irisés sur certaines bulles, les rendant semblables à des perles transparentes, c'était un spectacle qu'il ne reverrait pas de sitôt - et heureusement d'ailleurs. Le loup-garou écouta attentivement Stan parler, la tête observant toujours les alentours avec curiosité.

Certes. Si ils mourraient, cela devenait fâcheux pour transmettre l'information. Céline se rendit compte qu'il avait laissé carburer librement son imagination. Bah. Ce n'était pas si grave, après tout. Dans ce contexte, il pouvait bien s'abandonner à quelques dérives :kiwi:. Donc il préférait ne pas croire aux fantômes. Céline sourit. Il avait bien raison. Ce qu'il foutait réellement ici, c'était très simple. Il le lui avait déjà dit. Cependant, l'humain ne semblait pas convaincu. Il se demanda ce qu'il pouvait bien ajouter pour que Stan cesse enfin de douter des raisons de sa venue. " En fait, je suis un loup-garou, et puis y'a la cafetière, tu vois Eyleen m'aurait tué, tu comprends ? " ... Non, ça n'allait pas marcher. Au pire il se ferait haïr. Tant pis.

A la question cruciale, Stan répondit par un « Je fume pas désolé » mâché. Loup-garou pas content. Et plus une seule cigarette, pas une de secours. Que dalle, nada, il allait être encore plus énervé qu'avant. Soudain, le Graal. En fait, il en avait bien une planquée, cassée en deux, limite déchirée de partout. Mais tant pis, il en avait une. Sourire d'illuminé parfaitement con. Mais que tu fais pitié Céline. Tout en cherchant des yeux quelque chose pour déposer ses cendres, il écouta la mélodie murmurée par Stan. C'était quoi encore que ça ? Il renonça à comprendre et s'agaça de nouveau de ne rien trouver pour ses cendres.

« Dis Céline, tu connais Smoke on the Water ? De Deep Purple ? »

Question stupide. Il avait réellement l'air de s'y connaître là-dedans ? Abandonnant l'idée de trouver un cendrier, il finit par allumer sa cigarette, quoi que puisse dire Stan. De toute manière, elles ne feraient pas réellement de mal à la mer de mousse qui les entourait. Et puis, il valait mieux cela plutôt qu'il s'énerve de l'absence de sa si chère nicotine.

« J’ai pas envie de mourir noyé … C’est trop affreux comme mort … Pire que crever brûlé ou mangé par des fous … »

Des fous. Ahin. La mort par noyade ne semblait pas la pire possibilité de décès aux yeux de Céline. L'eau avait dépassé la barre des cinq centimètres. Il suffisait de mettre la main au bord du plan de travail pour être mouillé. Il se mit debout, fumant et jetant ses cendres dans l'eau pour voir ce que ça faisait, ignorant totalement la présence de Stan pour quelques instants. Quand il " revint à lui ", il fixa l'autre de son nouveau point d'observation.

« Mourir noyé, c'est pas la pire mort que je connaisse. Tu préfères crever brûlé ? Ah bon ? Pourtant, il paraît que c'est une des morts les plus douloureuses. Une fois la peau calcinée, elle se détache du corps. J'ai aussi entendu dire que les yeux finissent par exploser. Mais ça, j'en suis pas sûr. Et puis au pire, lors d'une noyade, tu peux ne pas mourir par asphyxie, mais par crise cardiaque, à cause de la peur de mourir. »

Céline se faisait souvent des " Tu préfères ... ou tu préfères ... ? " avec des amis, et l'un d'eux avait une passion toute particulière pour les différentes façons de mourir. Et Dieu seul sait comme il avait des idées plus sadiques les unes que les autres. Le loup-garou s'était toujours demandé d'où elles lui venaient, mais il était certain qu'il aurait fait un excellent tueur en série. L'eau lui léchait désormais les pieds. Il reprit un air paniqué, et lança un regard à Stan. Il eut un rire qui sonnait très faux.

« Bon. J'espère que l'eau est bonne. »

Ouh la blague de merde :kiwi:. Il ne lâchait pas sa cigarette, accroché à cette saleté comme à une bouée de secours. Et il constata que l'eau n'était pas brûlante. Forcément, en même temps. L'eau, une fois sortie de la machine à laver, ne pouvait pas garder sa température initiale bien longtemps. Mais elle était quand même encore assez chaude. Il observa Stan d'un air interrogateur.

« Donc, tu proposes de réagir comment maintenant ? »

_♣ _______________ ♣_
Quand on exécute, au mois d'mars, de l'autr' côté des Pyrénées, un arnachiste du Pays basque, pour lui apprendre à s'révolter, ils crient, ils pleurent et ils s'indignent de cette immonde mise à mort. Mais ils oublient qu'la guillotine, chez nous aussi, fonctionne encore.

Hexagone, Renaud.
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Stanley A. Dyson

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MessageSujet: Re: That's what you get ▬ Smanffson   Mer 9 Jan - 17:20


L’eau continuait de monter dangereusement. Stan commençait à paniquer doucement, voyant les bulles qui atteignaient des fois le plan de travail, se disant qu’un moment ou un autre, la machine à laver allait bien s’arrêter de tourner … En attendant, il se contentait de taper la discu à Céline, histoire de pas tomber dans la fatalisme, ce qui serait navrant vu la situation actuelle.

« Mourir noyé, c'est pas la pire mort que je connaisse. Tu préfères crever brûlé ? Ah bon ? Pourtant, il paraît que c'est une des morts les plus douloureuses. Une fois la peau calcinée, elle se détache du corps. J'ai aussi entendu dire que les yeux finissent par exploser. Mais ça, j'en suis pas sûr. Et puis au pire, lors d'une noyade, tu peux ne pas mourir par asphyxie, mais par crise cardiaque, à cause de la peur de mourir. »

Mais c’est qu’il avait l’air de s’y connaître le petit :kiwi:. Pour un mec paumé, il semblait bien renseigné sur certains sujets, voyons si c’est la même sur d’autres thèmes. Pour l’instant, la thématique des morts douloureuses semblaient bien appropriée, et d’une certaine manière, parler de la mort calmait un peu la panique des deux jeunes hommes.

« D’un côté ouais crever brûlé ça craint. Mais bon, je pense que tu meurs avant d’avoir la peau calcinée et les yeux qui explosent … Enfin j’espère. Déjà tu peux mourir d’asphyxie parce que le feu bouffe l’oxygène. Après, entre mourir d’asphyxie et brûlé, je sais pas ce que je préfère … D’asphyxie rien que le fait de retenir ma respiration dans une piscine je m’affole quand j’ai plus d’air, et encore on peut remonter … Ouais nan je sais pas. La noyade d’un côté tu tombes dans le coma à ce qui parait avant, je sais plus trop pourquoi. Peut – être trop peu d’air pour un rythme cardiaque trop élevé ? Va savoir. »

Il se colla au mur de derrière, entre le récipient à outils de cuisine et la cafetière. Son loft était totalement inondé, sous ses yeux étonnés et à la fois admiratifs du travail de la machine à laver. C’est dingue le nombre de litres d’eau que ça peut évacuer ces trucs là. Il se demandait si les passants voyaient leur loft à moitié englouti dans de la mousse et de l’eau, car les fenêtres étaient grandes ouvertes. Peut – être qu’une âme généreuse et courageuse passerait et essaierait d’ouvrir ou casser la fenêtre pour faire évacuer le plus d’eau possible. Les gens courageux et généreux sur Autremonde, apparemment, ça courait pas les rues. Il se mit à jouer avec une plaque militaire à l’effigie d’un groupe de heavy metal terrien qu’il avait autour du cou d’un air angoissé, regardant d’un œil noir le monstre de la pièce.

« C’est incroyable les litres d’eau que ça peut cracher une machine à laver. Je … Je ne l’utiliserais plus jamais de la même manière. Tu te rends compte ? Tu peux crever à cause de ça ! C’est … Woah. »

L’eau était désormais jusqu’à leurs pieds et Stan se mit à faire une sorte de barricade avec les boîtes à pain, les récipients à couverts ou autres poêles. Bien sûr, ça ne ferait rien à l’eau et elle continuera à avancer jusqu’à eux, mais c’était toujours une tentative désespérée face à la Bête qu’était l’électroménager.

« Bon. J'espère que l'eau est bonne.
- Moi aussi … Elle a pas l’air brûlante c’est déjà ça, on risque pas d’être ébouillantés … »


Il réfléchit à comment sortir de ce pétrin : Nager jusqu’à la porte et l’ouvrir pour faire évacuer l’eau sur la chaussée ? Avec tous les trucs qui flottaient, c’était pas vraiment conseillé. Suffit que la boîte de punaises se sort ouverte, il risquait de se trouer la main sur une aiguille donc … Ouais non mauvaise idée. Essayer de grimper jusqu’à la mezzanine ? Certes, certes … Stan était plutôt bon en escalade, le seul sport auquel il faisait autre chose que regarder les gens faire ou surveiller les lignes. Dans l’escalade, il y a des prises généralement, sur un mur de loft, il n’y en a pas. Mauvaise idée. Il restait donc là à contempler son loft, dans un état surnaturel en disant qu’il pourrait écrire un livre sur son expérience traumatisante ou mettre un super statut facebook pour une fois intéressant. « J’ai failli mourir noyé dans mon loft à cause de la machine à laver – Avec Céline Duval ». Pourquoi pas.

« Donc, tu proposes de réagir comment maintenant ?
- Pour positiver, je propose qu’on réfléchisse à ce que cette expérience nous a apporté °° Non sérieusement ? J’ai l’impression que la machine à laver va arrêter un moment donné, les types de l’eau sont pas stupides à ne pas s’inquiéter du fait qu’un mec utilise une centaine de litres d’eau dans sa baraque … »


Il soupira, peut – être que ces mecs allaient venir les sauver, qui sait. Ils défonceraient certainement la porte, et il devrait en acheter une autre. Après tout, il y a pire comme rachat inutile à faire.

« Sinon si Eyleen te demande ce que t’as foutu pendant tout ce temps, tu dis qu’on a sympathisé et qu’on a prit un café sur une terrasse en attendant que ton linge finisse de se laver. Si elle te demande pourquoi t’es pas revenu avec les fringues, tu dis qu’elles sèchent chez moi au pire … Bref tu dis pas qu’il y a eu un bug dans la lessive quoi bril »


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Céline Duval

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MessageSujet: Re: That's what you get ▬ Smanffson   Mer 20 Fév - 20:27

Il avait toujours le regard fixé sur les mètres cubes d'eau qui les entouraient. Il était vacciné niveau piscine et vacances à la mer, comme ça. Les écologistes égorgeraient Stan, si ils étaient témoins de ce splendide gaspillage - qui, évidemment, ne profitait absolument à personne. Céline décida qu'il ne prendrait plus de bains pendant un petit moment, les douches c'était sympa aussi. Ca éviterait de lui refaire penser au scénario-catastrophe d'aujourd'hui. C'était aussi un peu pour sa conscience écologique, cachée quelque part au fond de sa tête.

Et puis finalement, Stan savait tenir le crachoir, quand on parlait de sujets aussi fascinants que les différentes façons de mourir - les plus classique, tout du moins. Apparemment, si on abordait un sujet pas trop fâcheux, il se révélait relativement intéressant. Céline se tenait désormais accroupi sur le plan de travail, observant avec attention les réactions de l'humain. Il s'émerveillait d'un air effrayé de l'incroyable labeur de la machine à laver. Il fallait dire que ça faisait aussi froid dans le dos du loup-garou. Même les objets les plus anodins pouvaient s'avérer mortels. Ils vivaient décidément dans un monde dangereux.

Stan tenta une ultime défense contre l'envahisseur juste en formant une barricade de boîtes de provenances diverses avant que Céline ne se ... jette à l'eau :kiwi: okj'arrêtecesjeuxdemotspourris. Courage mon petit. Il attendait patiemment la réponse de Stan en faisant des mouvements pour écarter la mousse qui allait foutre en l'air ses vêtements - mais c'était peine perdue. Mais quelle idée de faire un truc qui mousse autant, aussi ? Les humains étaient assez intelligents pour inventer des trucs qui n'avaient pas des inconvénients pareils, non ? Non. Bon, d'accord.

Positiver. Mais qu'il était mignon. Certes, il y avait quelques points positifs à cette situation. Céline ne s'ennuyait pas. C'était déjà pas mal. Et puis, ce n'était pas chez lui, et ce n'était pas ses affaires, ses meubles, sa baraque qui était actuellement en train d'être ruinée par des litres et des litres d'eau. Alors il comptait sur l'aide des types de l'eau. Oui. Bien sûr. C'était une alternative fiable. Si ils avaient été des poissons, Céline n'y aurait pas vu d'inconvénient. Mais malheureusement, il n'avait pas de branchies.

Puis il lui proposa une excellente excuse à fournir à Eyleen. Ca, c'était cool. Parce qu'elle allait le massacrer. L'assassiner. Le dépecer. Il lui fallait ces fringues, putain. Et puis elles étaient deux à lui avoir confié des vêtements. Qui avaient l'air de ne pas rien coûter. Mais c'était sa faute, déjà, il était tellement doué qu'elle devait se douter qu'il réussirait à les bousiller ses affaires, non ? Peut-être qu'elle lui faisait un peu confiance finalement ... Ou qu'elle était tellement excédée qu'elle avait oublié à quel point il était un abruti de première ligne. La deuxième hypothèse semblait étrangement plus acceptable.

Bref. Il fallait agir. Avec la mousse, il ne voyait rien à travers l'eau - sans blagues ? Et donc, impossible de localiser les fringues que la machine avait sans aucun doute d'ores et déjà recrachées. Un soupir gargantuesque étouffa dans sa gorge. Il se dirigea d'un air fataliste vers la porte d'entrée. Regard éminemment désolé vers Stan.

« J'espère que t'aimes bien les chasses au trésor. Y'aura plein d'objets à trouver après ça. Et accessoirement, te laisse pas emporter par l'eau. Ce serait cool que tu meures pas maintenant. Et j'espère que tes meubles sont bien fixés au sol. Sinon ... Bah tant pis. Et désolé. »

En haussant les épaules, Céline ouvrit la porte d'entrée en grand, et l'eau se précipita à l'extérieur avec un bruit de cascade en furie. Appuyé contre le chambranle de la porte, il n'avait aucun mal à conserver son équilibre. Une fois le déluge terminé, il put voir le visage stupéfait d'un badaud sur le trottoir d'en face. Lorsqu'il dirigea son regard vers le loup-garou trempé de la tête jusqu'aux pieds, Céline lui adressa un aimable signe de main. C'est cool, y'a rien de bizarre qui s'est passé, non non, simple visite de routine, tout ça. Il se tourna vers l'intérieur du loft et s'adressa à Stan, qui était actuellement hors de son champs de vision.

« Eh, Stan, si tu veux récupérer tes affaires, je te conseille de commencer à ramasser maintenant. Je vois bien des types se dire que tiens, c'est sympa ça, un CD d'un groupe inintéressant par terre, et si je le volais ? Je dis ça, je dis rien. »

Il ne perdit pas une seconde supplémentaire pour partir à la recherche des vêtements égarés, sous les yeux ahuris des passants qui le voyaient à l'oeuvre. En fait, il n'avait aucune idée de si Stan ne s'était pas fait emporter par la splendide vague de la machine. Il reconsidéra la question. Il était si faible que ça, pour ne pas résister à quelque chose de pareil ? Il ne s'intéressa pas à la question plus longtemps, se concentrant sur ses recherches.
La pêche ne fut pas très fructueuse. Les objets avaient été emmenés loin, et parfois dans des endroits inaccessibles ( tels les bouches d'égouts, les jardins des vieux qui te menacent de te canarder dès que tu mets un pied sur leur pelouse ... ), et de surcroît, certains vêtements avaient été tout simplement ruinés. Il ne lui restait que rares vestiges que ce qui avait été sa lessive.

Il vit arriver Stan non loin de lui. Avec un demi-sourire, il mit les survivants au creux de son bras.

« Tiens, t'étais où ? Enfin. Peu importe. Je voudrais écrire mon testament tout de suite. J'ai retrouvé que ça sur tout ce que j'avais amené. Pas que j'aie quelque chose à faire de mes fringues ... Mais j'ai 5% des fringues des filles qu'on m'avait confiées au départ. Peut-être que le suicide serait moins douloureux que de me ramener sans elles chez moi ? »

Regard de chien battu qui a fait quelque chose de mal. Félicitations, vous êtes officiellement un boulet.

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Stanley A. Dyson

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MessageSujet: Re: That's what you get ▬ Smanffson   Ven 1 Mar - 15:52

CIRCUSCrashdïet

Céline eut une divine idée. Céline qui trouve un truc de pertinent à faire, ça relève du miracle. Après maintes discussions et lamentations sur leurs différentes façons préférées de mourir, il décida de se jeter à l’eau. Stan serra ses jambes en tailleur contre lui en le regardant se débattre dans la mousse d’un air peu concerné. Il réfléchit à une chose : Si Céline mourrait étouffé et/ou noyé dans/par la mousse, que ferait – il ? Après tout, la machine s’arrêterait bien un moment, puis avec le reste de mousse non disparue, il pourrait faire une soirée mousse (oui, il y tient à sa soirée).

Tandis que le loup-garou tentait d’accéder à la porte, Stan serrait ses doigts à la poignée du placard d’en haut, histoire de pas partir quand l’autre ouvrirait l’entrée. Eyleen était vraiment suicidaire de confier ses fringues à Céline. Pire. De lui demander d’aller les laver chez Stan. Pire encore. De ne pas les suivre et les surveiller. Suicidaire de ne pas les appeler pour savoir s’ils étaient pas morts ou s’ils ne s’étaient pas entretués. Quelle inconsciente je vous jure.

« J'espère que t'aimes bien les chasses au trésor. Y'aura plein d'objets à trouver après ça. Et accessoirement, te laisse pas emporter par l'eau. Ce serait cool que tu meures pas maintenant. Et j'espère que tes meubles sont bien fixés au sol. Sinon ... Bah tant pis. Et désolé. »

Et désolé. Je t’en foutrais des désolés. Il entendit un énorme bruit et se cramponna dans la poignée pour pas partir comme une poupée de chiffon avec l’eau (avoue ta déception Meuf, t’aurais tellement voulu qu’il se casse avec la vague :B). Durant un moment, il suivit ses affaires des yeux et vit des CDs, bracelets et autres meubles partir dans la rue. Pour se rassurer, Stan se dit qu’après tout, c’était la première fois qu’il aurait une expérience pareille et que … PUTAIN. C’est la classe de dire « Ouais j’ai failli crever dans mon loft, c’était dur, j’ai inondé la rue avec l’eau qui est sorti de ma machine à laver ». Il se leva rapidement de son plan de travail pour aller ramasser ses affaires dans la rue. Y avait des gens, mais il s’en foutait royalement, le premier qui était pas content, il l’enfermait dans sa machine. Il récupéra ses bracelets, et retrouva sa précieuse plaque militaire qui accrocha à son cou, au dessus de sa chaine avec un cadenas au bout et de son médiator qui pendait au bout de fils rafistolés. Stan aimait bricoler, passez lui un vieux jean il vous en fait un super pantalon grunge, passez lui des chaussures pétés il récupère des trucs pour les rajouter sur quelque chose d’autre. Bref. Ce mec aimait retirer les fermetures, les recoudre, les rafistoler, arracher des boutons et badger des vestes.

Revenant avec les bras et les poches remplies de divers objets, il posa tout sur la table basse qui était renversée et s’assit dans le fauteuil qui avait changé de place pour évaluer les dégâts.

« Tiens, t'étais où ? Enfin. Peu importe. Je voudrais écrire mon testament tout de suite. J'ai retrouvé que ça sur tout ce que j'avais amené. Pas que j'aie quelque chose à faire de mes fringues ... Mais j'ai 5% des fringues des filles qu'on m'avait confiées au départ. Peut-être que le suicide serait moins douloureux que de me ramener sans elles chez moi ?
- Moi je m’en tape je viens pas de toute façon. Bonne chance Céline. »
dit – il avec un grand sourire.

Le problème restait le regard de l’autre. Suppliant. Si il voulait que Stan l’accompagne, il pouvait toujours aller se brosser. D’un côté, si Céline mourait, le petit brun aurait ça sur la conscience. Il soupira et commença à envisager d’expulser l’eau avec un manche à serpillière.

« Tu te rend compte que 5% c’est très peu ? On va se faire exploser. Parce que oui je t’accompagne, crois pas que c’est parce que j’ai envie de compatir, juste que je veux admirer la tête qu’Eyleen fera. »

Il l’imaginait tellement. « CELINE QU’EST – CE QUE T’AS FOUTU ?! ». Mais Eyleen, vu la situation c’était légèrement suicidaire la mission que tu lui as donné. Avec les deux, on ne pouvait que s’attendre à une issue comme celle-ci. Peut – être que le fait de savoir qu’on pouvait inonder une baraque en se trompant de lessive pouvait intéresser la rouquine, qui sait. Stan sortit de grandes feuilles de papiers cartonnées, des feutres, de la colle et du scotch. Il avait envie de pousser le vice encore plus loin pour le coup.

« On fait un cercueil avec les restes de son jean hors de prix ? Histoire qu’elle voit qu’on est réellement désolés et qu’on fait tout pour se faire pardonner … ? Et qu’on s’en fout pas. »


Après, c’est ce qu’ils voulaient montrer. Le brun savait juste qu’ils allaient se faire latter en arrivant chez elle, et c’était l’essentiel après tout. Il se mit à l’œuvre, découpant au cutter des formes, les superposant et mesurant les côtés pour que les tissus entrent correctement dans le cercueil miniature. Il coloria le tout en noir et dessina une petite fleur sur le côté, en rouge et en blanc.

« Sinon le reste, c’est parti dans les égouts c’est ça ? Ou à des endroits inaccessibles ? »


Prenons l’exemple d’un voisin qui laisse sa fenêtre ouverte. La vague d’eau et d’affaires arrivent jusqu’à sa fenêtre et … et voilà. Il n’y avait pas grand-chose à expliquer de plus. Juste que c’était d’éminents boulets qui haïssait l’électroménager.

« On peut passer au fleuriste prendre un bouquet de fleurs aussi, histoire de pas se faire trop taper … Enfin après je tiens juste à ma vie, je sais comment Eyleen est quand elle est sur les nerfs. »


Il prit son mini cercueil en papier carton et le glissa dans une musette plein de bagdes, écritures et où pendait un foulard rouge et noir. Mettant le sac en bandoulière sur son épaule, il mit sa veste par-dessus, attendant Céline.

« Dis toi que plus on la ferra attendre plus elle nous tuera. Si tu veux mon avis on ferrait mieux de se bouger. »


Stan attendit que ce dernier sorte de son loft pour fermer la porte à clef, se disant qu’il nettoierait plus tard. Après avoir marché dix minutes dans un silence funéraire, ils arrivèrent devant la maison d’Eyleen. Il prit une grande inspiration et se tourna vers son compagnon de galère.

« Tu sonnes ou je sonne ? »

Spoiler:
 

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bataille déjà perdue une histoire déjà entendue c'est pas qu'je crois en rien j'crois plus tout court ça me convient chez moi j'vote pas, j'suis pas chez toi y fait trop froid j'ai perdu mon drapeau j'crois plutôt qu'j'l'ai brûlé j'ai oublié d'trouver ça beau j'ai oublié qu'c'était sacré
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