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 How I met Your mother

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Luka Goran

~ hello, I’m Bruce from Nemo ~
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Par Le Revelus :
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MessageSujet: How I met Your mother    Lun 29 Oct - 18:07

How I met Your mother
Sight/Luka


Spoiler:
 


Il était stressé. Ca ne lui ressemblait pas du tout, mais il était forcé de remarquer qu'il l'était de plus en plus en ce moment. Il tiquait pour un rien, devenait maniaque, sursautait au moindre bruit et au moindre contact, et pire encore : arrondissait l'heure à la demi heure au dessus.
Une véritable tragédie.
Il refit cette atroce constatation en sortant le poulet du four : la pauvre bête, refusant toute coopération gratifiante, était grillée à l’extrême. Et baignait dans un jus de...heu...qu'avait il mit au fond déjà ? Ah oui : des oignons grillés. Enfin qui auraient dû être grillés, mais qui avaient tout simplement l'air affreusement liquides. Et puant aussi.
Il lâcha le plat odorant sur la plaque du four et incenta pour faire disparaître l'odeur nauséabonde, ce qui fit assez absurdement fumer le four. Ne jamais faire de la magie en étant stressé : ça ne faisait qu’aggraver les choses.
Et encore, là il faisait juste la cuisine, mais le pire était quand il était en danger de mort en effectuant une mission...quoi que, ce matin, il craignait un peu pour sa vie aussi.
Il essaya de changer l'air et faisant battre furieusement un torchon qu'il rejeta ensuite sur son épaule. Se creusa la tête. Il ne pouvait décemment pas servir un poulet brûlé et un jus nauséabond et acide aux parents de l'amour de sa vie. C'était plus simple, mais ça ne se faisait pas.
La question cruciale était donc : qu'allait il pouvoir faire de mangeable et simple en trente minutes ?
….Trente minutes ?

-Trente minutes ????? ETMERDEUUUUUU ! S'exclamât il en jetant un œil désespéré à la pendule.

Sur ces sages paroles il fit un bond en arrière et se retourna face au salon. Leur petit appartement était tout à fait cosy, mais ce n'était pas un palace non plus. Il comportait une même pièce servant de salon/salle à manger/cuisine, qui était assez spacieuse et éclairée, car elle donnait côté salon sur leur minuscule terrasse encombrée, visible derrière de jolies bées vitrées.
La cuisine, d'un blanc immaculé et très bien équipée du dernier luxe magique électroménager ( Sight avait apparemment de bonnes relations dans le milieu....) était petite mais fonctionnelle. Enfin pour Sight, parce que Luka était une grosse nouille en cuisine.
Le salon était très agréable, avec un gros fauteuil vert pomme ( élément rapporté de chez la mamie de Luka) un canapé d'un rouge sombre ( élément rapporté de chez IKEA) et une petite table de salon, le tout croulant sous des magasines, des coussins hétéroclites et dépareillés et un gros plaide en laine beige ( parce que quand il neige ça fait froid). La cuisine avait été renversée par une sorte de tsunami : l'évier était rempli de vaisselle sale, et l'établi qu'il avait prit d'assaut semblait recouvert d'une substance luisant et collante qu'il ne voulut pas identifier. La table n'était pas mise, mais était bien occupée par l'ordinateur portable de Sight et la boule de cristal de Luka, qui se rechargeait tranquilou depuis la veille au soir. Luka avisa sa tenue : un jean troué, une chemise froissée qu'il avait déjà porté trois fois, sous un tablier à fleurs rouges et bleues qu'il avait noué par derrière. Il avait de la farine dans les cheveux ( trace regrettable d'un défunt soufflé à la vanille) et puait l'oignon grillé.
Oh God.
Il envoya valser le plat sale qui retomba dans l'évier dans un gros Spatch ! aspergeant le parquet sombre de gouttelettes blanches.
A bout, Luka fit ce qu'il s'interdisait de faire depuis qu'il était levé : appeler Sight à son secours.
Ledit Sight qui dormait profondément dans leur lit douillé et chaud, bien calé sous la couette toute douce, le nez sans doute enfoui dans son oreiller, son dos parfait et nu exposé au regard indiscret du chat et...
Bref. Luka poussa un soupir désolé en pensant à toutes ces merveilles qu'il avait dû quitter précipitamment quelques heures plus tôt ( pas le chat hein, Sight).
Il appela donc, essayant de se décrasser les mains sous un jet d'eau chaude pour paraître un tout petit peu plus digne aux yeux de son amant.

-SIIIIGHHHHHHHHHT ! J'ai besoin d'aide !!!!!!

28 minutes.
Slurkdeslurkdeslurkdeslurk.

Et il fallait impérativement qu'il range le salon, face à manger et surtout, SURTOUT : qu'il aille se laver.
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Sight Once

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MessageSujet: Re: How I met Your mother    Lun 29 Oct - 21:22

Huuuuuuuuuuuuuum. Qu’est-ce que cela faisait du bien de dormir… De somnoler tranquillement, sans contraintes, sans boulot en retard, sans maître un peu beaucoup sadique sur les bords, bref le calme et la plénitude infinie… Il en ronronnerait de plaisir. Pour un peu, il resterait bien là toute la jour…

- SIIIIGHHHHHHHHHT ! J'ai besoin d'aide !!!!!!

Ah ben non. Raté. Pas toute la journée.
Son amant déboula dans la chambre en hurlant comme s’il avait été attaqué par une armée d’oies en furie (image de Daisy en colère :kiwi:).
Le dit Sight écarquilla les yeux, soulevant difficilement ses paupières encore ensommeillées pour discerner un Luka complètement taché, des trucs inidentifiables dans les cheveux, bref, tout allait bien.

- Kéchquichepache ? Oh, bonjour, toi. Je t’aime de plus en plus mon amour…

Il attira Luka à lui quand il vit l’heure affichée sur sa boule de cristal. Sa. Per. Li. Po. Pette. Ce qu’il dit fut néanmoins moins digne :

- Oh pu**** ! Les vieilles peaux ! Elles arrivent dans 28 minutes ! M**************rde.

Il se depêtra des draps, manquant de marcher sur le chat en passant et courut vers la cuisine. Vêtu alors de son seul caleçon – il faisait un peu froid pour dormir dans le plus simple appareil -, il constata l’ampleur des dégâts.
Définitivement, c’était pas plus mal que ce soit lui qui se charge des repas. Des choses fumaient vers le plan de travail, ça sentait l’ail de partout, des trucs informes avaient atterri sur le sol… Il regarda Luka et fronça son nez :

- OK. On va se répartir le travail. Tu fais le ménage, au moins par terre, tu aères et tu files te préparer. Si tu as le temps, tu mettras la table. Je fais la cuisine, range la pièce et on verra ensuite. *sent ce qui sort du four et éclate de rire* Tu as essayé d’empoisonner les vieilles peaux ou quoi ? J’y avais jamais pensé ! Rhaaaaaaaaaa, que je t’aime toi !

Des larmes de rire dans les yeux, il prit contrôle de la cuisine. Il n'avait aucun remords à diriger son amant ainsi au lit c'était pareil : si ses parents avaient quelque chose à redire ça serait sur Luka et pas leur petit Sightounet si parfait et qui est malade d'aimer les hommes. Donc autant ne pas courir le risque.

Il revêtit son fidèle tablier, Dartagnan, rose à fleurs, et fit l’inventaire du frigo. Le poulet était mort et bien mort. Qu’est-ce qu’il pouvait faire comme plat…
Il scruta les meubles et la table à manger. Tout portait à croire que si Luka était plus pragmatique, plus modeste, plus mignon, plus doué en magie, et plus doué en paperasse, il était a priori beaucoup moins doué dans le domaine culinaire.

Bon. Aux grands maux les grands remèdes.

Il sortit trois grandes poêles, les plaça sur les plaques à inductions. Il mit des pommes de terres pelées par magie dans l’une, des carottes dans l’autre et fit mijoter des champignons dans de la crème dans la dernière.
Il sortit les magrets de canard du frigo et les mit à chauffer au four. Leur four chauffait très vite et très fort, si bien qu’il n’eut à attendre qu’un quart d’heure pour que cela fusse terminé. Pendant ce temps-là, il avait fait un écrasé de pommes de terre et un autre de carottes ( c’est toujours plus classe dit ainsi que de dire purée :kiwi:) et les trompettes de la mort étaient fin prêtes.
Pour l’entrée, il demanderait à Luka de faire une salade et ses parents apporteraient le dessert. Bon. Tout va bien, finalement.

Il regarda les épices qu’il avait, hésita longuement à mettre beaucoup de piment puis se dit que ses parents seraient sympathiques pour une fois. Il ne mit donc que sel, poivre, cumin et sirop de pêche sur les magrets de canard.
Son amant étant toujours sous la douche (NON SIGHT, NE LE REJOINS PAS, RETIENS TES PULSIONS !), il mit la table à sa place. Nappe, couverts, petite fleur arrivée comme par magie, porcelaine, verres, tout y était.
Luka avait tout bien rangé. La pièce respirait le propre et Sight faillit se casser la figure tant le sol glissait à cause de la cire. Mais c’est que ses parents
allaient être soignés aux petits oignons !

Sight rejoint son amant sous la douche, non pas pour faire des choses que l’on ne fait pas devant ses parents mais pour se raser de près, se coiffer etc.
Après l’épisode chaotique du jenedoispasembrasserLukasinonjenemeretiendraipas, il vérifia que tout était en place. Tout l’était.
Il ne leur restait plus que cinq… quatre… trois… deux… un…

DING. DONG.

Toujours aussi à l’heure. Toujours pareils. Il se dirigea vers la porte.

_♣ _______________ ♣_
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Luka Goran

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MessageSujet: Re: How I met Your mother    Mar 30 Oct - 11:00

Comme prévu, Sight prit le contrôle de la situation. Pendant qu'il s' affairait en cuisine avec une classe qui lui faisait un peu crier à l'injustice, Luka rangea bien correctement le salon, envoyant dans l'espace temps magique tout ce qui ressemblait de près ou de loin à du papier. Tant pis pour le programme scoopal.
Une fois le salon confortablement cleen, il jeta sur le canapé les coussins en un dérangé maîtrisé digne du plus grand designer terrien, fit même apparaître un tapis rouge éphémère mais d'une classe indéniable, et mit des fleurs sur la table basse. Alors qu'il était en plein dilemme pour savoir s'il devait aussi y placer en cendrier (ne savant pas si les parents de Sight étaient fumeurs ou non) il se rappela qu'il n'avait que 25 minutes devant lui et que sur AutreMonde la cigarette n'avait pas beaucoup d'adeptes ( le BangBang était bien plus efficace). Il incenta une derrière fois pour sauver le sol et ouvrit les bées vitrées, constatant avec délice que l'odeur infâme de l'oignon avait été remplacée par celle, bien plus agréable, des champignons terriens.
Alors il fila sous la douche, répartissant des habits un peu partout sur son passage. Il ne fit pas dans la dentelle et accéléra le mouvement, se mettant du shampoing dans les yeux. Alors qu'il était en plein récurage et que l'élémentaire d'eau râlait parce qu'il mettait de l’œuf partout dans la douche, la porte de la salle de bain s'ouvrit et Sight farfouilla près de l'évier.
Sous une pulsion tout à fait irresponsable, il passa sa tête mouillée derrière le rideau de douche. Sight se rasait de près, l'air très concentré, devant le miroir, le tablier à fleurs sagement noués sur...sur un unique caleçon.
10 minutes. Chuchota l’élémentaire derrière lui, comme s'il était télépathe.
Il leva les yeux au ciel pour incendier les dieux d'un regard de killer, et ne pouvait guère les atteindre, se vengea sur l'élémentaire, qu'il aspergea de savon. Monde cruel.
Sight sortit aussi rapidement qu'il était venu ( sans doute pour se changer, parce que ses parents allaient sans doute mal le prendre s'ils le voyaient en caleçon, déjà que Luka n'était pas certain qu'ils soient cent pour cent ok avec son homosexualité....).
Il entendit la porte les annoncer alors qu'il se séchait. Il enfila vite fait un jean gris et une confortable chemise d'un vert discret et bondit de la salle de bain pour aller saluer les « vielles peaux ».
Près de l'entrée, ils discutaient activement avec leur fils ( qui, suivant la même logique que Luka, avait revêtit quelque chose de plus décent). En le voyant arriver ils s'arrêtèrent et le fixèrent gravement. C'était sans doute la première évaluation. Il fit un sourire réservé mais mignon ( numéro 34) et mit les mains dans ses poches. L'image même du jeune homme poli mais pas terrorisé non plus.
Arrivé près du papa il le salua à la mode omoisienne ( Sight lui avait dit qu'ils habitaient Omois) en posant une main sur son cœur. Il refit de même avec sa mère.

-Enchanté de faire votre connaissance !

La maman fit un sec signe de tête et ce mouvement la fit ressembler à une vielle pie. Assez grande, plutôt maigre, ses cheveux d'un blond cendré étaient sévèrement tirés en arrière. Elle portait un long manteau noir et une jupe élégante, avec des talons. Ultra féminine.
Le père lui avait déjà un peu plus de ventre et il avait un petit air de Sight au niveau du nez et de la bouche. Plus décontracté il portait un pantalon gris et un polo blanc. Le couple n'avait pas l'air commode.
Raison de plus pour accentuer le sourire. Ce qu'il fit. Puis il tendit les mains vers la mère de Sight ( il allait falloir qu'il lui dise comment ils s'appelaient parce qu'il ne les avait appelé que par «  vielles peaux » pour l'instant) qui était chargée d'un carton à gâteau.

-Merci beaucoup madame Once, mais il ne fallait pas....Donnez moi vos manteaux, et allez vous asseoir, on va pas vous recevoir dans l'entrée quand même !

Bon, il prenait le contrôle des opération, vu que Sight avait adopté une mine défensive et peu coopérative. Du genre : je défend mon territoire, pas touche ou je vous mordrai.
En allant poser le gâteau il rencontra Le Chat (oui ils ne l'avaient pas encore baptisé) et se dit que c'était là la meilleure façon de briser la glace. Il le prit donc dans ses bras ( miaulement rageur de la bête qui apparemment voulait qu'on la laisse tranquille) et l'entraîna dans le salon , où il fit asseoir le couple.

-Et voilà notre bébé ( et merde. Bravo Luka, tu y va tout en finesse) ! Fit il en posant le chat sur le canapé à côté de la femme.

Il regrettait déjà son expression avant même d'avoir terminé sa phrase, et le silence évocateur qui s'en suivit confirma son sentiment. Oh et bas tant pis hein.
Il incenta et des verres virent se placer sur la table basse. Il s'installa sur le grand fauteuil vert et tapota la place restante pour inviter Sight à l'y rejoindre.

-Qu'est ce que vous buvez monsieur Once ? Demandât il aimablement. Oh, désolé mais je ne connais pas votre prénom....

Alors que le père allait répondre, la mère le coupa dans son élan :

-N'est il pas un peu tôt pour les familiarités ?

Luka eut quelques secondes de beug, choisi de rire et versa du vin dans son verre. C'était une petite rigolote.

couleur de môman Once : burlywood
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Sight Once

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MessageSujet: Re: How I met Your mother    Mar 30 Oct - 13:27

Ils n’avaient vraiment pas changé. Cela faisait presque dix ans qu’ils ne s’étaient pas vus et visiblement, ça ne les avait pas fait réfléchir. Ils avaient même pas fait l’effort de se montrer sous leur meilleur jour devant l’homme qui partageait sa vie dorénavant. Quelles vieilles peaux.

Il regarda Luka prendre les manteaux et le gâteau et accompagna ses parents dans le salon. Les vieilles peaux ressemblaient fort à des harpies en train de pondre un œuf qui ne voulait pas passer. Soit.
Luka revint avec le petit chaton – qu’ils étaient mignons tous les deux – et engagea la conversation.

- Et voilà notre bébé !

Sight se frappa le front du revers de sa main. Il avait définitivement engagé les hostilités. Sa mère tressaillit. Bon. Trêve de plaisanteries.

- Qu'est-ce que vous buvez monsieur Once ? Oh, désolé mais je ne connais pas votre prénom....

- N'est il pas un peu tôt pour les familiarités ?

La voix sèche de sa mère lui rappelait les nombreuses disputes qu’il avait eues avec elles. Et comme d’habitude, son père ne pouvait pas en placer une. Vraiment aucun changement. Avec le temps pourtant, les deux auraient dû avoir les cheveux un peu plus grisonnant ou ne serait-ce que quelques rides. Apparemment, ils avaient encore – ou plutôt sa mère – avait dépensé une fortune dans ce qu’elle considérait comme le plus important pour elle : l’apparence. Chic alors.

Luka choisit de rire face à la remarque de sa « belle-mère » et il fit bien. Cela énerverait encore plus Mme Once. Quel être divin ce Luka. Il allait finir par l’épouser.
Comme il ne répondit rien aux piques de sa mère, Sight prit les devants. La meilleure défense reste l’attaque.

- Agrippine, Edmond, je vous présente Luka, l’homme qui partage ma vie. Donc, non, il n’est pas trop tôt pour les familiarités.

C’est pour ça que je vous ai fait venir aujourd’hui, en quelque sorte pour enterrer la hache de guerre, si je puis dire.

Il n’avait jamais appelé ses parents par « Maman » ou « Papa ». Et il avait bien insisté sur le mot « homme ».
Un son biscornu s’échappa de la gorge de sa mère. Ca passait pas. Définitivement pas.

- Oui, vous avez bien entendu. « Homme » ai-je dit. J’ai pas changé. Vous non plus. Edmond, fais gaffe, ton dentier va tomber dans ton verre. Tiens, un peu de Jack Daniel. Je crois me rappeler que c’est ça que tu aimes. Luka, tu sers ma vieil… ma mère ? Merci mon chéri.

Qu’il aimait voir sa mère se décomposer devant ses yeux, c’était un bonheur immense… Rhaaaaaaaaaa.

- Alors en apéritif, nous avons préparé un cake lardon-olives, des rillettes de thon et des petites pizzas. Je reviens vite, je vais chercher tout ça.

Il fila dans la cuisine, se sentant un peu coupable d’abandonner Luka à ces deux démons. On allait faire l’inverse plutôt. Plus prudent.

- En fait, mon ange, vas-y, je reste avec mes parents.

Une fois Luka parti, il planta son regard dans celui d’Agrippine. Qui retroussa ses lèvres en un geste de mépris. Qui était lui, en accord avec celui de son mari. Bon. Joie. Sa voix acariâtre repartit de plus belle dans une longue tirade qui donna la migraine à son fils.

- Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Je croyais que tu étais enfin revenu dans le droit chemin ! Tu te moques encore de nous, c’est cela ? Avec ton petit air suffisant, tu nous méprises et te joues de cette… cette maladie ! Je pensais que tu changerais, que tu guérirais en t’éloignant de nous et non, pas du tout. Ton père et moi te retrouvons encore plus atteint. Mais tu es complètement fou Sight ! Et ce jeune, s’il n’est pas bête de te… de t’ « aimer » ! Il a l’air pourtant en parfaite santé, merde, Sight, tu nous dégoûtes !

Ca alors, cette femme était donc capable de sentiments. First time. Sight s’en moquait éperdument. Il répondit calmement alors que Luka revenait poser le plateau sur la petite table basse.

- Oui, je suis anormal, bizarre, je sais. Tu me l’as répéter des centaines de fois et tant pis. Tu crois que Luka, il s’appelle Luka, pas « jeune homme », est anormal aussi ? Que c’est beau la naïveté. De nous trois, je crois que c’est vous qui aurait le plus besoin de consulter.

Il prit la main de Luka et l’embrassa passionnément (encore :kiwi:).
Son père en lâcha son verre :

- Sight ! Arrête ça tout de suite ! Que tu es vulgaire !

Sight sentait ses nerfs commencer à s’effriter. Il y allait avoir des morts.

_♣ _______________ ♣_
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Luka Goran

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MessageSujet: Re: How I met Your mother    Mer 14 Nov - 19:32

Il connaissait bien Sight maintenant ( nan mais allez-y, riez, mais je tiens à préciser qu'il faut du temps pour connaître une personne, même celle qui vous est la plus chère. Luka avait mit plus de deux mois avant de comprendre que c'était Sight qui repliait les serviettes de bain en un rectangle parfait, qu'il détestait l'odeur de son déodorant ou encore qu'il ne rajoutait JAMAIS du sel dans un plat. Maintenant il savait, avait changé de ligne de cosmétique et rangeait soigneusement après s'être lavé. Mais il lui avait fallu quelques temps d'adaptation. Maintenant il pouvait se targuer de bien connaître son amoureux. Enfin bref. Reprenons si vous le voulez bien). Il le connaissait donc suffisamment bien pour savoir que Sight était un prédateur. Pas du genre « j'attends que tu m'attaque et je me défends » mais plutôt l'inverse. Il tapait d'abord et posait les questions ensuite, pouvait même se transformer en une espèce de brute sauvage (ce qui ne lui déplaisait pas mais seulement dans certaines situations...) et avait tendance à mal analyser une situation délicate, principalement quand celle ci touchait à ses parents.
Ce n'était bien heureusement pas toujours le cas, car il pouvait se montrer bien plus raisonnable que lui ( ce qui n'était pas bien difficile) et prendre un air sérieux et évaluer froidement une situation. Mais ça, c'était plus son attitude d'efficace sangrave en mission. Pas vraiment au quotidien ( sauf quand il était aux fourneaux). Il sentit donc la situation déraper aussi bien que s'il avait été dans une voiture faisant un excès de vitesse sur virage verglacé. Il priait pour ne pas se prendre un arbre et faire un tonneau.

-Agrippine, Edmond, je vous présente Luka, l’homme qui partage ma vie. Donc, non, il n’est pas trop tôt pour les familiarités.
C’est pour ça que je vous ai fait venir aujourd’hui, en quelque sorte pour enterrer la hache de guerre, si je puis dire


Ah AH. Mauvaise langue qu'il était ! Sight semblait être maître de ses nerfs. Capitaine de sa destiné. Conducteur de sa pitite voiture. Chef de sa mission. Dirigeant de son destin. Supérieur de sa vie. Roi de leur...BREF.

- Oui, vous avez bien entendu. « Homme » ai-je dit. J’ai pas changé. Vous non plus. Edmond, fais gaffe, ton dentier va tomber dans ton verre. Tiens, un peu de Jack Daniel. Je crois me rappeler que c’est ça que tu aimes. Luka, tu sers ma vieil… ma mère ? Merci mon chéri

Plus gênant c'était difficile. Mais il ne préférait ne rien ajouter....pour le moment. Il n'avait pas songé une seconde que ses parents n'étaient pas un minimum au courant. « Hey popa momy, je vous invite à manger à notre appart' ! Par notre je veux dire : celui de Luka et moi. On vit ensemble, je l'adore, il vous servira des petits gâteaux, nous partageons la même chambre mais il n'y a rien entre nous ! Je-ne-suis-pas-homosexuel ». Hum non décidément ce n'était pas crédible. Ils avaient forcement dû se douter, surtout s'il n'était pas la première conquête de leur fougueux fils (mais ça il essayait de ne pas trop y penser, ce n'était jamais agréable de songer qu'on est pas le premier) . Alors pourquoi être venus si c'était simplement pour péter une durite ( ce n'était pas raisonnable à leur age...). Luka, en servant un verre à Agrippine, la dévisagea brièvement, et vit l'amour, bien caché derrière le masque de fer, et comprit. Bien sur qu'ils allaient venir. Pour voir leur fils, pour essayer de comprendre, ou, dans le cas contraire, de le raisonner.
Ils n'allaient pas manquer l'occasion de pouvoir s'infiltrer dans sa vie, et c'était compréhensible, surtout s'ils ne s'étaient pas vu depuis longtemps. Mais apparemment Sight, lui, n'avait pas saisit.

- Alors en apéritif, nous avons préparé un cake lardon-olives, des rillettes de thon et des petites pizzas. Je reviens vite, je vais chercher tout ça. 
... En fait, mon ange, vas-y, je reste avec mes parents


Il dû apercevoir le soulagement qui passa dans son regard, il se leva et fila dans la cuisine. Woa ! Il avait même préparé des mini pizza ! C'était décidément l'homme de sa vie....
Il fila dans le couleur de la réserve pour les laisser un peu seuls. Juste parce qu'il sentait que les parents n'osaient pas parler devant lui. Il fit mine de fouiller dans une petite commode à la recherche des cure-dents. Pendant 2 minutes ( essayez, une commode c'est petit et deux minutes c'est long.)
Puis, à court d'idée, il se munit de l'assiette de réjouissances et retourna dans le salon. Le fils et la mère étaient penchés sur la table, se regardant fixement. Il ne saisit que la fin de la conversation.

-......Tu crois que Luka, il s’appelle Luka, pas « jeune homme », est anormal aussi ? Que c’est beau la naïveté. De nous trois, je crois que c’est vous qui aurait le plus besoin de consulter.

Et avant même qu'il n'eut le temps de poser l'assiette, Sight l'attira contre lui, le prit le menton et l'embrassa. Il vit distinctement le dégoût passer dans les yeux d'Agrippine.

- Sight ! Arrête ça tout de suite ! Que tu es vulgaire !

Gentiment mais fermement il repoussa Sight. Il procédait très mal. Bien sur, c'était sa façon d'être, toujours dans l'excès, toujours dans la provocation, mais il ne laissait pas une minute à ses parents, le temps d'encaisser, de discuter calmement, et d'accepter peut être.
Et ce n'était pas en les mettant brutalement devant le fait accompli qu'il allait faire progresser les choses.
Il sentit que les parents étaient à deux doigts de se lever et de partir, mais il n'en était pas question.
Il sentait que derrière leurs grimaces et leurs mots durs ils aimaient leur fils, et il devinait que cette situation faisait du mal à Sight. Et c'était difficile à supporter. Il le laisserait donc pas les choses s'envenimer avant d'avoir fait tout son possible pour tenter de les améliorer.

-Excusez-nous madame Once, nous ne voulions pas nous choquer. Mais ce sont les choses que tous les couples font. Et nous sommes en couple, bien que cela vous soit difficile à avaler. Mais je vous assure que l'on s'y fait très bien.

Agrippine le foudroya du regard, mais il ne céda pas. Courtois mais implacable. Il proposa des mini-pizza, mais l'ambiance n'était pas à la dégustation.

-Si vous voulez bien passer à table....fit il donc en indiquant le couvert mit et le chaises tirées.

Le couple se leva froidement pour aller s'y installer. Il ramassa les verres et passa sa main dans le dos de Sight pour lui donner du courage ( ou peut être pour lui signaler qu'il n'était pas tout seul et qu'il pouvait compter sur lui). Sight était atrocement tendu.

Il prit l'initiative de servir les magrets de canard avec la sauce. Une délicieuse odeur envahit la pièce.
Peut être que la bonne nourriture allait calmer les nerfs de toute la (joyeuse) petite famille...


_____________

ET POUR VOUS CHERS AUDITEURS, LE TOP 10 DES QUESTIONS QUE LUKA GORAN AIMERAIT POSER A AGRIPPINE ET A EDMOND ONCE
Mais qu'il ne posera jamais bien entendu

• Savez-vous que votre fils est Sangrave ?
• Faites-vous encore l'amour ?
• Savez-vous ce qu'aimer veut dire ?
• Depuis combien de temps n'avez-vous pas embrasser votre fils ?
• Vous êtes-vous fait refaire le nez madame Once ?
• Je suis sur que vous regarder Qui Veut Gagner des Crédits Muts monsieur Once, n'est il pas vrai ?
• Vous faites quoi dans votre vie le dimanche après-midi ?
• Pourrions-nous vous refiler nos chatons si jamais notre chat fait des bêtises ?
• Si non, seriez-vous capables de les noyer dans une bassine ? /cette question s'adresse uniquement à Agrippine/
• Vous arrive-t-il de vouloir avoir des petits enfants ?


"aimez-vous les champignons" ne figure pas sur la liste mais est bien entendu primordial et ce pour une raison évidente et décisive.

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Sight Once

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MessageSujet: Re: How I met Your mother    Ven 30 Nov - 18:55

- Si vous voulez bien passer à table… dit Luka.

Oh. Manger. Voilà une très bonne idée. Un sourire sadique se dessina sur son visage alors qu’il tendait l’oreille pour écouter son aimé.
Il revint vers ses invités, les bras chargés des victuailles qui entameraient les hostilités. Il regarda la disposition de la table. Un en face, un à côté. Luka était sous bonne garde. Son père avait l’air tellement heureux d’être là, fixant le lustre au-dessus de la table. Il allait finir la tête dans son assiette ou Sight ne s’y connaissait pas.

Luka servit tout le monde. Bien que têtue comme une mule, Agrippine ne put s’empêcher d’humer avec bonheur son assiette. Au moins, elle ne pourrait pas critiquer Luka sur sa cuisine – qui est entre nous aussi étonnante que Luka lui-même – puisque c’était son fils qui avait tout préparé. Edmond avait relâché la vigilance de la mouche posée sur la lampe et regardait les alentours.

- Et bien… Fiston, je dois reconnaître que c’est fort joli ici. Tu tiens manifestement de ton père, c’est bien. Heureusement d’ailleurs, sinon…

Il éclata de rire, certain de l’humour qui régnait dans sa blague. Hélas. Agrippine avait intercepté le sous-entendu. Sa tête en disait long, ses yeux fulminaient.

- Sinon quoi ? Tu as quelque chose à redire, mon chéri ?

Un sourire carnassier éclaira son visage lorsqu’elle vit le moulin à poivre posé près du plat. Elle s’en saisit, le tourna plusieurs fois et on entendit plus que le bruit du moulin, entrecoupé du tintement des couverts de Sight sur son assiette. Le repas, c’est sacré. Baston ou pas.
Sa main désormais pleine de poivre, elle regarda son mari dans les yeux et lui jeta ce qu’elle tenait vers lui. Bien sûr, fine tacticienne, elle en avait gardé en réserve et lui lança ce qu’il restait. STRIKE.

Edmond se frotta les yeux sans vergogne jusqu’à ce qu’il ait de longues larmes coulant le long de ses joues. Leur fils regardait la scène, subitement intéressé. Enfin un peu d’animation. Il observa également Luka qui ne savait que trop faire.

La petite dispute allait dégénérer lorsque Sight claqua un grand coup du plat de sa main sur la table. Il s’était levé et vit son père reposait le pot à eau et sa mère remettre le dessous de plat à sa place.

- Non mais ça va pas ou quoi ? Vous voulez vraiment que je vous mette dehors ? Je croyais que vous aviez changé ! Edmond, reposez la manique, je vous ai vu. Je vous interdis de frapper Agrippine avec. Pas devant Luka en tout cas, vous allez lui en mettre une sans faire exprès. Ou en faisant exprès. Mais peu importe. Vous ne le touchez pas, merci bien. On peut manger maintenant ? J’ai faim.

Comme d’habitude.

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Luka Goran

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MessageSujet: Re: How I met Your mother    Jeu 3 Jan - 18:55

Pitié, faites qu'ils aiment les champignons, pitiiiiiié.....Sight, mon chichon, soi raisonnable, écoute ton cœur et fais un méga câlin à ta maman frustrée. Que tout le monde se détende et qu'Edmond nous raconte des blagues de blondes autour d'un sachet d'apéricubes...

-Et bien… Fiston, je dois reconnaître que c’est fort joli ici. Fit justement Edmond en levant le nez de son assiette . Tu tiens manifestement de ton père, c’est bien. Heureusement d’ailleurs, sinon

Serait-ce un compliment ? Oh mon dieu ! Sachant qu'il était responsable à cinquante pour cent de la décoration de leur appartement, Luka se sentit grisé par un sentiment de fierté bien mérité.
Trop heureux après cette ultime phrase sympathique, Luka enfourna une belle fourchette de champignons dans sa bouche et savoura, ne remarquant pas -ou ne comprenant pas- les dernières paroles de ce grand fou d'Edmond.

-Sinon quoi ? Tu as quelque chose à redire, mon chéri ? Attaqua sa femme, toutes dents dehors.

Luka se fit la réflexion que cette femme devait être mercenaire dans une vie antérieure (ou avant le retraite, mais n'est ce pas la même chose ? oO). Nombreux étaient les soldats qui avaient dû lui attribuer divers surnoms dissuasifs tels que : Agrippine la maléfique. Ou encore Agrippine à la mâchoire d'acier.
Lui allait innover : Agrippine à la poivrière perfide. Car la brave dame venait de se saisir de l'instrument, le tourner dans sa main pour se charger en munition, et vider le contenu de ladite main dans les yeux de son mari aimé.
Luka sentit sa mâchoire se décrocher de surprise. Si il avait dû parier sur le dénouement du repas, jamais il n'aurait pu prévoir ce charmant retournement de situation. Il se coryait soudain embarqué dans un film français familial, où les choses les plus exubérantes arrivent comme par magie entre deux séquences mélodramatiques.
Il faillit recracher ses champignons quand Edmond, fougueux impudent, se saisit du pot d'eau avec bravoure.

-Non mais ça va pas ou quoi ? Vous voulez vraiment que je vous mette dehors ? Je croyais que vous aviez changé ! Edmond, reposez la manique, je vous ai vu. Je vous interdis de frapper Agrippine avec. Pas devant Luka en tout cas, vous allez lui en mettre une sans faire exprès. Ou en faisant exprès. Mais peu importe. Vous ne le touchez pas, merci bien. On peut manger maintenant ? J’ai faim

Heu....chéri ? J'ai la nette impression que tes parents n'écoutent plus. Ils ont du lâcher prise après la deuxième phrase, avant qu'il soit question d'abandon...
En effet, Edmond semblait décidé à venger son honneur bafoué avant de continuer à manger. Il leva son bras alourdi par le pot d'eau au dessus du chemisier immaculé de sa chère et tendre, et le vida de moitié.
A ce moment précis de l'action, Luka décida de s'enfoncer bien confortablement contre le dossier de sa chaise et de se reprendre un verre de vin. Digne spectateur du Cid version moderne et gastronomique.
Alors qui portait son verre à ses lèvres, un liquide le percuta de plein fouet, glaçant la partie gauche de son visage. Doucement, il reposa son verre, et porta une main un peu tremblante à sa joue. Un lourd silence salua son action. De la sauce. De la bonne sauce qu'avait préparé amoureusement Sight. Il porta son doigt à sa bouche. Elle avait encore le goût des champignons et du beurre. Il fixa Agrippine, qui ne tenta même pas de dissimuler le bol gluant qu'elle brandissait de sa main droite.

-Désolé Sight mais là la situation devient gra...

Edmond, dans un élan de solidarité masculine, avait, avec un geste très précis, envoyé un bout de pain dans les cheveux de sa femme. Qui répliqua en se servant de la boulette et la renvoyer. Mais elle manqua sa cible et atterri dans le verre de vin de Luka.

Il inspira un bon coup et observa son verre et la boulette gluante qui flottait à la surface.

-Agrippine....je ne suis pas fier de ce qui va se passer maintenant, mais sachez que c'est vous qui me poussez à de telles extrémités...

La fière combattante redressa la tête, restant digne en attendant le châtiment.
Qui ne tarda pas à arriver : le vin gicla sur son chemisier.
Luka avait bien conscience d'être aller trop loin. Agrippine se redressa violemment, et un petit gémissement aigu s'échappa de ses lèvres. Elle écarta son chemisier mouillé du bout des doigt, et pendant une seconde la gêne fut presque palpable.
Luka s'apprêtait à se lever à son tour, faire des excuses à Sight et à ramper à genoux devant sa mère, quand celle-ci fit quelque chose d'extraordinaire :
Elle rejeta la tête en arrière et parti dans un rire franc qui détonait avec le reste de sa personne (enfin le reste qui n'était pas plein de pain et de vin rouge).
Luka hésita pendant deux seconde avant de sourire, puis de partir dans un éclat de rire à son tour.
Agrippine n'en revenait pas : elle s'assit, à bout de souffle, en proie à un fou-rire impressionnant, emprunt d'un soulagement infini.
Edmond et Sight échangèrent un regard atterré.
La scène, vu de l'extérieur, devait vraiment être incompréhensible, proche de l'absurde. Deux homme tendus, un assit autour d'une assiette ravagée, l'autre debout, les bras ballants, regardaient avec consternation une femme couverte de vin et un ourson la figure pleine de sauce, qui, dès qu'ils échangeaient un regard, repartaient de plus belle dans un fou rire incontrôlable.

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Dernière édition par Luka Goran le Mer 6 Mar - 17:16, édité 1 fois
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Sight Once

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MessageSujet: Re: How I met Your mother    Mer 6 Mar - 11:50


Décidément, aujourd’hui était la journée des surprises. Sa mère riait. Oui, vous avez bien lu, Agrippine était en train de rire. Avec son gendre, qui plus est. On aurait dû filmer ça.

Résumons un peu tout ce qui s’était passé. Alors que son père, son amant et sa mère livraient une bataille de nourriture sans merci, Luka avait été la goutte qui avait fait déborder le vase. Enfin, le verre de vin plutôt. Il avait lancé son verre de vin sur sa mère. Un si bon Cabernet Sauvignon 2000… Quel dommage… On doit pas gâcher la nourriture comme ça. C’est vilain.
Après cette tumultueuse rencontre entre le chemisier et le liquide bordeaux, les deux adversaires étaient partis dans un fou rire, certainement nerveux, mais qui détendit quelque peu l’atmosphère.
Pendant quelques minutes, Edmond et son fils se regardèrent et échangèrent un haussement de sourcils en scrutant respectivement sa femme et son amant. Bon. Tout allait trèèèèèèès bien.

Sa mère n’arrivait pas à s’arrêter de rire, elle dût s’asseoir pour pouvoir respirer à nouveau. Luka, lui, avait les larmes aux yeux tellement il riait. Et le pire, c’est que dès que leurs regards se croisaient, ils repartaient de plus belle. Sight, optant pour la solution facile, commença à débarrasser la table et à nettoyer. Il fut vite rejoint par Edmond qui, bien que froid, était toujours prêt à aider. Bien plus puissant que son fils, il incanta une formule et le meuble reprit son aspect originel. De même, plus rien ne trainait par terre. Son fils le regarda avec un léger air d’admiration et rejoignit sa mère et son amant sur le canapé. Toujours secoués de tremblements, ils ne s’aperçurent même pas de leur arrivée.
Il s’avachit et sortit deux cigares, qu’il alluma puis les tendit à son père.

- C’est gentil de votre part d’être venu nous voir en tout cas. Tu veux que je te prête une autre chemise ? Il faut que je me change aussi, dit-il en contemplant les tâches béantes qui se trouvaient sur leur tenue.
Il s’échappa du salon pour aller vers leur chambre et saisit deux chemises blanc nacré dans la penderie. Ils avaient à peu près la même taille, ça devrait le faire.

Soudain, un petit miaulement s’échappa de l’armoire et Le Chat sortit en trombe, des bouts de laine accrochés entre les oreilles. Le petit monstre manqua de se taper contre les portes mais il se jeta finalement dans les bras de Luka. Luka, voyez-vous, c’était un peu comme sa maman. Et Sight, c’était le vilain qui le grondait. Même si le félin était bien content quand ledit vilain lui gratouillait le ventre ou le menton avant de dormir.
Agrippine se pencha vers Le Chat et lui caressa les oreilles.

- Qu’il est mignon ! C’est le vôtre ?
- Non, mère, on l’a emprunté au voisin pour une durée d’à peu près cinquante ans, lui répondit-il en levant les yeux au ciel. Oui, c’est le nôtre mais on ne lui a pas encore donné de nom.

Mais à quoi était dû ce revirement soudain de la situation ? Sight regarda sa mère. Son nez avait rougi un peu, ses joues aussi et ses yeux brillaient. Dieu. Elle était juste complètement bourrée. Et Luka aussi. Super…

- Bon, oui, il est très mignon, c’est vrai. Mais vous, vous êtes complètements ivres. Alors vous me ferez le plaisir de sortir avec nous s’aérer l’esprit. Et attention de pas marcher sur les pigeons !

Ils partirent tous mettre leurs chaussures. Edmond dût quand même aider sa femme à mettre son long manteau en imprimé chatrix et Sight fit de même pour Luka - la veste était juste une veste de costume, c'était nettement moins extravagant. Sight ferma leur appartement à clé et ils se retrouvèrent devant un gigantesque arbre bleu.. Pour ses parents qui n’était pas Lancoviens, c’était l’occasion de découvrir la vie au Lancovit, les traditions mais aussi la faune et flore, puisque le climat était beaucoup plus doux qu'à Omois où Tingapour ressemblait à une fournaise en Faicho.


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Luka Goran

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MessageSujet: Re: How I met Your mother    Mer 6 Mar - 17:27


Agrippine avait les larmes aux yeux et respirait avec difficulté, et tandis que son fils et son mari se la jouaient parfaite petite ménagère en partant faire la plonge dans la cuisine, Luka prit la salière et la tourna dans le creux de sa main.
Ce léger mouvement rythmé du "criiiiic" du moulin l'aida à calmer son hilarité, ce qui lui permit d'articuler avec un calme relatif :

-Tenez, mettez ça sur la tache, ça va éviter qu'elle ne se fixe. Surtout ne mouillez pas. Je m'en voudrais à mort de gâcher un si joli chemisier.

Et paf! vas y que je te flatte la belle mère. Boss. Agrippine salua sa brillante initiative d'un poli hochement de tête, et rependit le sel sur la grosse tache qui marquait son décolleté.

-J'incenterai un Defixus dans quelques minutes, pour ne pas abîmer la dentelle. Continua le jeune homme, soudain prit de remords : il venait de ruiner ses beaux efforts d'hygiène.

Elle secoua la main en un geste agacé, et il s’aperçut qu'elle avait encore les joues rouges et la respiration folle.

-Ce n'est pas grave Luka, ne vous en faites donc pas pour si peu....je vais m'en remettre.

Luka ! La vielle l'avait appelé Luka ! Maintenant il allait arrêter de l'appeler la vielle, et leur relation allait être presque digne d'une amitié sincère. C'était un bon plan pour l'avenir ça.

-...de toute façon, nous sommes juste passés faire coucou (et foutre la merde avec notre fils chéri) et nous n'allons pas nous attarder. Le repas était très bon. C'est vous qui avait fait cette sauce ?

Un peu gêné (elle était quand même étalée en tache disgracieuse sur sa poitrine) il expliqua que oui, mais que non, qu'en fait c'était Sight qui avait préparé le repas, vu que lui il savait cuisiner, et pas lui. La vielle (rhummm non on a dit qu'il arrêtait) la mère de Sight paru émue pendant quelques secondes, ce qui devait être une sensation nouvelle pour elle. Elle fit un petit commentaire touché :

-C'est que cette sauce aux champignons, c'est moi qui ai l'habitude de la faire pour agrémenter mes repas de noël. J'ai dû lui passer la recette, et ça...enfin ça me touche qu'il l'ai faite aujourd'hui, voyez-vous ?


Alléluia ! enfin un comportement de mère digne ! Il commençait vraiment à l'apprécier, cette vielle carcasse (Luka. Ta gueule).....mère de Sight. Sous le gant de velours se trouvait une main douce de fer (heu....si tu le dis). Il sourit et déclara d'un air détaché que son fils était vraiment un homme charmant, et qu'il était certain qu'il avait fait ce doux geste exprès pour lui faire plaisir. Après tout il n'était pas dans la tête de son petit copain, et peut être que ce mensonge n'en était pas un. Tout était possible.

-Edmond et moi voulions jeter un coup d’œil au marché place Tavil, voulez-vous vous joindre à nous ?

Cette politesse ne semblait pas vraiment forcée, mais Luka n'était pas très chaud pour passer toute son après-midi entouré de deux touristes s'extasiant sur des bibelots de spatchouns peints à la main.

-Heu...et bien...c'est à dire que Sight et moi avions prévu...
Un tour en tapis ? Un jeu d'échec ? Une prise d'otage ? Un coup d'état ? vite imagination débordante, trouve moi une excuse potable !

-...d'aller en pays Troll. Fit une voix grave venant de la cuisine.

Luka se tordit sur sa chaise pour apercevoir son sauveur, agenouillé près du lave vaisselle où un élémentaire de vent faisait son boulot sur le reste de leur repas.

-...voilà. Heu, en fait, un vieil ami troll nous a invité à pendre sa crémaillère, et nous ne pouvions pas refuser. Il a...heu...migré dans un nouvel arbre.

...franchement, il avait beau se connaître, des fois sa bêtise arrivait encore à l'épater. Mais cette bonne vielle Agrippine ne sembla pas tiquer.

-Je ne suis jamais allée en pays trolls. Ce petit retour à la nature doit être des plus dépaysant. Fit Edmond en se rasseyant à côté de sa femme.

Soudain pris d'un élan coquin, Luka coula un regard équivoque vers son petit ami en déclarant d'une voix assurée :

-Oh vous savez, ils ont aussi des hôtels là bas, pour les touristes. Mais c'est vrai qu'ils apporte un soin tout particulier à la nature...on raconte que des gens se baladent dans le plus simple appareil en plein jour. Tout un art de vivre.

Agrippine jeta un regard scandalisé à son époux. Apparemment, le couple n'allait pas réserver ses prochains billets de Transfert pour cette destination.

-Bon, et bien si vous êtes sur le départ, nous n'allons pas vous immobiliser plus longtemps !

Ils se levèrent dans un joli ensemble et se dirigèrent d'un pas énergique vers la porte. Maman Once et papa Once firent la bise à leur fils adoré qu'il re-aimé malgré les tensions traversées plus tôt, puis dirent au revoir avec hésitation (devaient-ils se faire la bise ou non ? ) à leur beau-fils, un peu gênés. Mais Luka sentit distinctement qu'entre lui et belle-maman, le courant passait bien.
-A très bientôt. Donnez-nous un coup de boule si vous passez dans le coin.

Les parents confirmèrent poliment, firent une caresse au chat (qui leur montra à quel point leur présence lui était parfaitement insignifiante en s'exilant dans le panier à linge de la salle de bain) puis regroupèrent mentaux et sacs avant de s'éloigner dans le couloir.
Luka referma soigneusement la porte derrière eux, santant immédiatement la tension et une rougeur qu'il n'avait pas encore perçu déserter ses joues. Le plus dur était passé.
Il se retourna pensivement, essayant de résumer la situation et de remettre de l'ordre dans la chronologie de la rencontre qui, disons le nous, avait été une succession de WTF les plus étranges de l’histoire des rencontres entre les parents et l'amour de la vie de leur progéniture.

-J'ai...j'ai renversé de la sauce sur le décolleté de cette bonne vielle chouette d'Agrippine. Fut la seule conclusion qu'il réussit à émettre faiblement, pour lui même, avant de reporter son intention sur le reste du monde.

Sigth s'en occupait très bien (du reste du monde) en finissant de ranger la vaisselle désormais propre dans les divers placards de leur cuisine suréquipée.
Soudain la pensée qu'il était l'homme le plus chanceux des deux planètes traversa l'esprit de monsieur Goran, qui se mit soudainement à rêver d'un mariage en blanc, avec Agrippine vêtue d'une longue robe parme, d'un Edmond un peu serré dans un costume gris ajusté, de grandes tentes blanches, d'un jardin aux milles couleurs d'AutreMonde, d'un buffet géant à ciel ouvert, de Camboums et de sirènes dans des bassins, chantant et dansant des pamphlet et des sonnets célébrant leur union et leur amour éternel. Sight serait renversant d'un un costume gris clair, les cheveux balayés vers l'arrière, avec une cravate blanche très chic qui ferait office de rappel malicieux à la couleur phare de la cérémonie. Il attendrait sur l'estrade gentiment surélevée, à la droite du Haut-Mage barbu et confiant qui les unirait. Quand Luka le rejoindrait, sobrement vêtu d'une veste noire et d'un nœud papillon parme (et de chaussettes oranges à bandes roses) il croiserait joyeusement les bras derrière son dos, et émettrait un petit soupire ravi, aussitôt imité par les quatre cent personnes assises derrière eux sur de fines chaises de cristal. Luka se placerait fièrement à son côté pour écouter d'une oreille frémissante un discours passionné et romantique qui flatterait de nouveau leur rencontre, leur caractère mutuel, leur photogénie et leur nombreuses qualités si rayonnantes mises ensembles. A la fin de l'émouvant monologue, les deux mariés se retourneraient avec ébahissement, tous deux de nouveau éblouis par la perfection de l'autre et la perfection de leur deux perfections cumulées, comme au tout premier jour. Puis lentement, avec respect et émotion, leurs lèvres se rejoindraient pour celer définitivement leur union sacrée, et soudain plus rien n'existerait, ni le décors majestueux et champêtre qui s'étendait autour deux sur plus de cinq hectares, ni les nombreux invités s'étant levés pour applaudir avec entrain le baiser, ni la musique enivrante composée pour l'oc...


-Tu peux aussi m'aider, tu sais ?

Luka cligna plusieurs fois des yeux, histoire de se reconnecter avec la réalité, et croisa le regard clair de l'homme de sa vie, qui le toisait avec un léger agacement. L'air hébété du jeune homme sembla le décourager définitivement, et il replongea aussitôt dans ses assiettes.
Étrangement, Luka ne se sentait plus du tout d'humeur raisonnable et polie. Il l'avait suffisamment été avec la belle famille, son seuil de normalité venait de voler en éclat.
Il s'avança d'un pas traînant (qu'il essayait en fait de rendre sensuel, semblable à celui d'un félin en pleine chasse, mais étrangement ça ne rendait pas du tout la même chose quand on était en chaussettes sur un tapis à poil long) et se posta avec une feinte nonchalance près de lui.

-Peut être pourrions-nous remettre le rangement à plus tard ? Risquât-il d'une petite voix.

Soit Sight ne l'avait pas entendu, soit il ne jugeait pas sa demande suffisamment intéressante pour être suivie, car il continua son travail avec énergie. Ainsi positionné derrière lui, Luka se sentait mis de côté, ce qui n'était pas particulièrement agréable.

-On pourrait faire autre chose. Proposât-il à tout hasard sur le même ton.

L’assiette que le Sangrave était en train d'essuyer à grands coups de torchon ne se fendit pas sur le sol sur le coup de la surprise : elle fut parfaitement frottée puis rangée dans le tiroir prévu à cet effet sans que Monsieur Propre ne daigne tourner la tête. Vu la distance qui les séparait -quasi nulle- et le volume de sa voix, Luka était maintenant persuadé que son petit ami l'avait parfaitement entendu, et qu'il avait simplement décidé de jouer avec ses nerds. Et comme il était de dos, son visage lui était cruellement caché, ce qui l'empêchait de voir si Sight était réellement énervé ou s'il œuvrait ainsi juste pour le taquiner.
Luka croisa les bras et fit mine de bouder, ce qui n'était pas bien loin de la vérité.

-Tant pis, si tu ne veux pas m'aider, je le ferai tout seul.

Il n'avait pas encore déterminé ce que serait l'action à effectuer, mais le léger sous-entendu qui planait dans la cuisine, à peine voilé par le bruit de l'eau ruisselant sur la vaisselle, était des plus agréables.

-Après tout je l'ai déjà fais hein. C'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas. Après c'est pour toi que ça risque d'être plus triste.

Il ne prit pas la peine de regarder le jeune homme, qui ne semblait pas vouloir changer d'attitude provocante.

-Et je ne fais pas te forcer à venir me prêter main forte, n'est ce pas ?

Le bruit de la vaisselle tapant le fond de l'évier lui fit tourner la tête, juste à temps pour voir les muscles du dos de Sight se tendre sous la chemise, et ses gestes se stopper pendant quelques secondes. Un vilain sourire se dessina sur les lèvres du jeune homme, qui prit cette discrète réaction pour un encouragement tordu.
Il s'avança d'un pas léger pour aller se placer encore plus près de lui, à quelques centimètres seulement de son dos, et reste un instant là, détaillant simplement sa proie (zic Luka en mode prédateur, cela était nouveau) avant d'y aventurer deux mains précautionneuses.
Il les posa d'abord sur les épaules du méchant nettoyeur de vaisselle, attendant que celui-ci arrête de se foutre de lui, mais il n'en avait manifestement pas encore l'intention. Et vu comment étaient engagés les événements, Luka n'allait pas s'en plaindre : ce nouveau jeu était très amusant.
Il commença à masser gentiment les muscles tendus, essayant de montrer qu'il était plein de bonne volonté. Aucune réponse. En poussant un petit soupire résigné (ohlepauvreilétaittellementàplaindre)  il parti à l'aventure et commença à explorer le haut du dos de son compagnon, lentement, avec des gestes tendres et des caresses. Ledit compagnon lui fit un bras d'honneur imaginaire et continua à ignorer son invitation. A quoi jouait-il ?
Luka commençait à avoir sa petite idée.
Le loup voulait que l'agneau montre les crocs : même si ce n'était que des dents de lait, ça pourrait toujours faire l'affaire et causer grand dommages dans le pelage immaculé du prédateur. Content de cette métaphore pleine de subtilité (n'est ce pas ? Oh avouez-le!) l'agneau se fit plus entreprenant et descendit avec une lenteur étudiée jusqu'à la taille de Sight, qui semblait devoir mettre en œuvre plus d'efforts pour rester totalement de marbre.
Si Luka aurait pu siffloter sans briser la tension soudaine (et d'une toute autre nature que la tension parentale), il l'aurait volontiers fait. Au lieu de cela, il se contenta de reprendre malicieusement sa progression, passant avec précaution sur le devant. Il effleura à peine une des nombreuses (mais non la moins importante) zones sensibles du jeune homme, faisant mine de l'ignorer avec innocence, remontant jusqu'au ventre, délogeant à l'aveugle la chemise du pantalon, se faisant éclabousser la main de produit vaisselle au passage. Tant pis pour sa victime : elle allait être trempée, et pas lui. Il maîtrisa le début d'un rire pervers, le gardant sagement pour plus tard. Il en aurait l'occasion.
Déboutonner une chemise à tâtons est une entreprise difficile, qui n'est reversée qu'aux plus motivés et courageux soldats : Luka faisait parti de cette élite à la patience d'acier. Un à un, lentement mais sûrement, il vint à bout des huit boutons traîtres. Maintenant qu'il se sentait plus à l'aise, il passa avec autorité ses bras sous les aisselles de son nouveau jouet (qui s'était mit tout seul comme un grand dans cette curieuse situation) et commença à essayer d'enlever la chemise gênante.
Le pantin protesta, et donna un coup de hanche qui manqua de sonner la fin de la rigolade. Luka, qui avait prit innocemment appui sur lui, manqua de se casser la figure. Il s'agrippa de plus belle à son adversaire de lutte, qui lui avait l'établi comme point d'appui, ce qui était un avantage non négligeable. Dépité par l'échec de sa tentative de Décollage de Luka©, Sight plongea sa main dans l'eau mousseuse et la lança vigoureusement en arrière, ce qui inonda l'ennemi qui glapit en sentant le liquide froid dégouliner le long de son dos.
Vaincu, il dénoua ses bras et recula d'un pas pour tenter de freiner les dégâts. Sautant sur l'occasion, Luka enleva prestement sa chemise, et la balança sur son adversaire, qui n’eut d'autre choix que de se retourner.
1-1
L’arroseur arrosé prit deux secondes pour savourer la vision d'un Luka plein de mousse à la mine destructrice, avant de s'élancer en avant pour lui apprendre la vie.
On aurait dit deux chiots jouant dans la mousse, toutes griffes dehors.

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MessageSujet: Re: How I met Your mother    Dim 27 Oct - 17:13


Sight soupira quand il entendit son nounours discuter, oui, oui, discuter, avec sa mère. Il sourit en pensant à la dispute qui avait failli éclater entre son amant et sa mère puis à leur entente quand le chemisier d’Agrippine s’était tâché. Si on lui avait dit qu’ils auraient finalement trouvé un terrain d’entente, il n’en aurait pas cru ses oreilles et se serait mis à se pincer pendant au moins une bonne heure pour s’assurer de la véracité des propos.

Pendant qu’ils se chamaillaient pour savoir si oui ou non, Luka devrait incanter de quoi ôter les effets du démoniaque verre de vin, lui et son père étaient partis faire la vaisselle dans la spacieuse cuisine, reçut un regard appréciateur de Monsieur Once quand il la découvrit. Pour une raison qui lui échappa, ce dernier n’utilisa pas de sorts, au contraire, il retroussa ses manches et mit directement les mains dans les plats sales, s’interrompant juste pour râler contre l’élémentaire d’eau qui, apparemment ne comprenait pas le sens de tiédeur et beaucoup trop celui de chaleur. Le Sangrave le rejoignit et l’imita – pour la vaisselle, hein, pas pour les insultes contre l’élémentaire, quoique. Un silence un peu pesant s’installa entre eux, chacun cherchant ce qu’il aurait été judicieux de dire, ce qu’il était préférable de taire. Le père choisit finalement de briser la glace.

- Alors, pourquoi choisir maintenant de nous inviter ? Tu n’imagines même pas la surprise de ta mère quand elle a vu le carton d’invitation. Et l’espoir que j’ai lu dans ses yeux m’a convaincu d’accepter de venir. Alors, pourquoi ?
- Je voulais vous présenter Luka, répondit Sight après quelques secondes de réflexion. Je vous avoue que c’était aussi par pure provocation et j’ai parié quelque chose avec Luka en lui affirmant que vous ne viendriez pas. Après tout, vous m’avez presque jeté dehors quand vous avez appris que j’étais gay. Vous auriez voulu que je revienne en rampant ? Certainement pas. C’était à vous d’accepter les faits, et pas d’essayer de changer quelque chose qui est immuable.
- Tu persistes donc ?! Mais pourquoi ?! Je ne te comprendrais jamais, déclara son père, cachant difficilement son mépris.
- Il n’y a rien à comprendre. Moi-même, je ne saisis même pas comment Agrippine a pu tomber sous la charme d’un être aussi froid, hautain et fermé d’esprit que vous, Edmond. Cependant, vous vous ressemblez sur ces trois points donc peut-être est-ce là la réponse à ma question. Sachez toute fois que la porte de notre appartement vous reste fermée jusqu’à ce que l’un de vous admette ses torts. C’est tout ce que j’ai à dire. Vous pouvez rejoindre votre femme, j’ai presque fini.

Et il poussa son père dans le salon, qui eut donc droit à deux marques de mains mousseuses sur sa très chic chemise. Son géniteur se plaça derrière sa femme, et il ne put qu’entendre des bribes de leur conversation. Pourvu que Luka ne provoque pas son père, après ce qui lui-même lui avait dit, il doutait des chances de survie de son amant. Il comprit juste que sa mère avait très envie de rester et de visiter mais… Hors de question.

- Heu...et bien...c'est à dire que Sight et moi avions prévu...
- ...d'aller en pays Troll, finit-il. Il était absolument hors de question qu’ils restent encore toute une soirée, pour dieu sait quel marché. Ou alors, sans eux.

Il laissa donc Luka se dépatouiller avec les explications pour essayer de convaincre Agrippine des bienfaits du Krankar. Sight explosa de rire en imaginant la tête de ses parents à l’idée de tout un peuple se baladant nu, laissant  leur turlututu à l’air libre, sous les yeux de tous. Allait-il oser … ? Oui, il se risqua à passer la tête à travers l’encadrement de la porte. Effectivement, la tête d’Edmond en particulier valait le détour. On aurait dit qu’il se décomposait peu à peu et que son esprit s’était évaporé durant la procédure.

Le sangrave n’entendit pas l’argument qui décida sa mère à quitter l’appartement uniquement avec son mari. Dans un bruissement de tissus, ils s’évadèrent dans l’antre de leur fils, non sans avoir gratifié le Chat d’une petite caresse entre les deux oreilles.
Jamais le bruit d’une porte se refermant n’avait paru si doux à celles de Sight. Libre. Ils étaient libres. En fin de compte, la journée avait été plutôt instructive : Agrippine avait un peu changé ; elle aimait les chats ; Edmond était toujours aussi obtus et lui-même avait pu s’affirmer. Ah et : Luka était choupinou quand il stressait.

Luka vint dans la cuisine et observa quelques instants  son compagnon finir la vaisselle.

- Peut être pourrions-nous remettre le rangement à plus tard ? dit le nounours d’une voix quelque peu suggestive. Sight décida de l’ignorer superbement. Un ange passa et Luka choisit de continuer. On pourrait faire autre chose.

Même réaction de la part de Sight. Aujourd’hui serait un grand jour puisque jusque là, il avait toujours été le seul à prendre des initiatives sur le plan sexuel, quitte à passer pour le plus grand des obsédés. Mais il n’y pouvait rien s’il avait de plus grands besoins que d’autres ! Bref, en ce jour, ce serait Luka qui mènerait la barque. Il sentit que ce dernier s’échauffait et que ce petit jeu l’amusait.

- Tant pis, si tu ne veux pas m'aider, je le ferai tout seul. Après tout je l'ai déjà fait, hein. C'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas. Après c'est pour toi que ça risque d'être plus triste. Et je ne fais pas te forcer à venir me prêter main forte, n'est-ce pas ?

Sa respiration s’accéléra à la vision que lui proposait les paroles de son compagnon. Un sourire sadique s’étira sur ses joues et il eut quand même du mal à se concentrer sur le rangement de la vaisselle. Il sentit ses propres muscles se tendre, tous ces muscles, y compris cette fameuse partie en bas, qui en avait ras le bol d’être enfermé et ne demandait qu’à être utilisé.  

Attention jeunes âmes sensibles ça se réchauffe entre nos deux tourtereaux. Je suis donc juste prudente :kiwi::
 

_♣ _______________ ♣_
I Will Dream of You
Turn into winter lights. Keeping your strength when it gets dark at night.
What are you made of water and glass. Keep it in your sights   now. It’s keeping you up
TAZER.
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