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 Silly fool ! ▲ one shoot

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Stanley A. Dyson

COME TOGETHER FOR LUCIFER'S SON !

COME TOGETHER FOR LUCIFER'S SON !



Par Le Revelus :
Accréditation:
Moi et les autres Autremondiens:

MessageSujet: Silly fool ! ▲ one shoot   Mer 3 Avr - 17:07

BARRACUDAHeart
Si Autremonde aurait été un manga, Stan se serait entouré le front avec un bandeau de samouraï et aurait prit une posture de karatéka avec une image épique, des volcans derrière, du feu de partout et des éclairs qui tombent de partout.
Sauf qu’Autremonde était un monde normal, donc il restait juste sur son lit à lancer frénétiquement un coussin en l’air et à le rattraper. C’était, certes, moins impressionnant, mais au final cette scène avait énormément de similitudes avec la précédente sur le fond : Stan était en mission familier. Bien que Teddy le familier d’Even lui avait donné envie d’avoir une bestiole qui était lié à la pensée avec lui, bien que Narë était adorable et qu’il se demandait ce qu’il disait à Eyleen des fois pour que celle-ci explose de rire ? Oui, la moitié de son entourage avait un familier, et ça lui donnait bien envie d’en avoir un. Sauf que le jeune homme était sélectif, pas question qu’il tombe sur un truc bidon. Un familier, on en a un par vie, si il meurt on meurt avec, autant prendre un animal qui a la classe, qui est résistant, bref, Stan voulait un familier qui lui allait.

En espérant bousculer la nature, il avait adopté un rat, parce qu’il adorait ses bestioles. Même si à travers les générations, cet animal avait été hait comme la peste, les rats domestiques c’est super mignon quand même. En passant du temps avec l’animal, Stan s’était dit qu’un moment, il arriverait peut – être à arranger les choses à sa manière pour qu’il se lie mentalement avec. Le mammifère vivait depuis maintenant une bonne semaine avec, et rien. Etrangement patient pour une fois, le petit brun se disait qu’il fallait attendre. Pour mettre toutes les chances de son côté, l’Omoisien s’occupait du chat d’un Sangrave qui avait à peu près les mêmes idéologiques qu’Even et lui. Encore une fois, il s’imaginait bien avec un chat en familier, parce qu’un chat c’est classe, ça demande pas tellement d’entretien, et c’est intelligent à ce qui parait, même si l’on pouvait en douter avec tous les Lolcats qui proliféraient sur le net.

Avec ces stratégies, Stan espérait tomber sur le familier parfait à ses yeux. Quelque chose de discret et utile, de calme, silencieux, mais à la fois remarquable. Son rat dans une poche de sa chemise, il estimait qu’il était temps de sortir, parce que rester une journée à lancer des coussins en l’air dans une chambre, sa conscience allait commencer à peser : Qu’as – tu appris de ta journée ? Rien du tout, juste que la loi de la gravité s’applique aussi sur la literie, rien de plus. Une fois arrivé au jardin de la Forteresse Grise, il se laissa tomber sur un banc. Il n’y avait personne, ni ici ni chez Even : Ce dernier était parti à une fête foraine avec sa fille et Eyleen … Oh Eyleen il ne savait pas, et dans l’immédiat il préférait ignorer où elle était. Bizarrement, il remarquait qu’il ne supportait pas la solitude : L’idée d’être seul pour une journée l’oppressait, et il commença à jouer avec son rat, lui faisant faire l’escalier avec ses mains. Il resta au parc toute l’après midi, profitant du soleil qui se faisait de plus en plus rare (vu la saison), et aucune trace d’un effet de liaison familier/humain. Depuis plusieurs jours il venait ici, dans l’idée que si il était en plein air avec un animal peut – être celui-ci se lierait plus facilement à lui.

Puis d’un coup, Stan eut littéralement un bug mental. Ses pensées s’interrompirent d’elles même, étonnant pour un type qui pense constamment et qui a plein de trucs en tête. Il restait le regard fixe devant lui, incapable de bouger ou ciller. Durant quelques secondes, il était totalement incapable de faire quoi ce soit, avant de retrouver peu à peu l’usage de son corps et de retrouver ses pensées. Il se sentait plus seul, mais comme … Hanté. Il lui fallut peu de temps pour exploser intérieurement : Il avait un familier, c’était certainement ça. Plusieurs de ses amis auparavant avaient eu ce genre de réactions lors de la liaison : Membres immobiles, l’impression d’aller sur un autre monde, douleur à la poitrine des fois. Euphorique, il sourit et prit son rat à bout de bras pour le regarder avec contemplation … Avant de remarquer qu’il avait toujours les yeux noirs. Il soupira, déçu, et regarda avec lassitude un papillon se poser sur la tête de l’animal. L’insecte était noir, de base, mais ses ailes étaient ponctuées de tâches bleues et rouges, et ses yeux étaient …
Couleur or.

« … Non mais c’est une blague là ? »

Son regard passa d’un animal à l’autre, visiblement sous le choc, avant de sentir la colère monter en lui. Pendant une semaine, il s’était tapé le chat de l’autre, l’autre rat avait bouffé un de ses t shirts préférés pour … AVOIR UN PUTAIN DE PAPILLON EN FAMILIER ? Un papillon quoi. Tu l’écrases il meurt, tu meurs, oh, quelle belle idée. Stan ferma les yeux et implosa intérieurement. C'est-à-dire qu’il devait se coltiner un papillon en familier toute sa vie, sans espoir de changement ni rien …
UN PUTAIN DE PAPILLON OUI.

« MAIS C’EST QUOI CE BORDEL ?! » cria – t – il, à moitié hystérique.

Sous la haine, il balança violemment son rat par terre, ne s’inquiétant par une seconde du mal qu’il pouvait avoir. Il planta ensuite ses yeux dans ceux minuscules de l’insecte.

« Il a du avoir super mal le pa…
- TOI TA GUEULE ! TU TE DELIE DE MOI OU JE T’ECRASE DIRECT.
- Hé, si je meurs, tu meurs avec moi, c’est triste n’est – ce pas ?
- Je préfère crever que me taper un papillon en guise de familier toute ma vie ! Un papillon nul en plus ! Sérieux on te fout un coup d’insecticide tu meurs !
- Ah oui c’est vrai. Mais bon c’est les mouches et les moustiques qui meurent avec les insecticides, et les papillons de nuit. Je te pardonne on est pas tous nés avec la science infuse.
- TU TE FOUS DE MA GUEULE EN PLUS ? »

S’il l’aurait pu, Stan l’aurait enfermé dans un bocal et l’aurait laissé sous le banc, histoire de ne plus devoir se taper l’animal.

« D’un côté vu comment tu te comportes avec un animal fallait pas t’étonner que le rat voulait pas de toi.
- Tu me connais même pas !
- Pour l’instant.
- Non, tu te délies tout de suite de moi et tu dégages !
- Mais t’as pas compris qu’un familier ça se lie et point barre ?
- Rien à foutre, laisse moi !
- Tu t’appelles comment ?
- Crève. »

Le petit brun prit sa musette qui traînait sur le banc et l’a mit rapidement en bandoulière, fourrant ses mains dans les poches de sa veste. Malgré la colère et la déception, il ressentait principalement de la honte. Oui, avoir un papillon en familier, pour lui c’était une vraie honte. Un familier nous représentait un minimum, et dans sa tête, il cherchait encore les liens logiques entre lui et l’autre. Intérieurement, il insultait une identité divine qu’il ne nommait pas. En ex croyant de confession chrétienne, il aurait pu insulter le Christ, mais comme sa mère était vierge et « sainte », tous les jurons se référant à son potentiel travail nocturne ou à l’inceste n’étaient pas valables.

« Les papillons vivent deux jours maximum non ?
- Quand on se lie à un être humain on s’adapte à sa durée de vie. On va devoir vivre un petit bout de temps ensemble mon grand, dit mentalement l’animal avec une pointe d’ironie.
- Quand on fait moins de dix centimètres on est tellement bien placés pour faire des vannes sur la taille. »

Stan relâcha toute la haine accumulée sur un caillou, shootant de toutes ses forces dedans avant de rentrer chez Even, fermant les portes en essayant d’enfermer l’animal dehors. Il entendit un soupir mental et leva les yeux vers le papillon. Après tout, il aurait pu avoir pire, et bien moins discret, du genre un caniche, un flamant rose ou une poule. Un papillon, on le cache dans sa poche et c’est vite réglé. Il soupira et alla dans « sa chambre », se laissant tomber sur le lit, la tête dans un coussin.

« Sinon t’es quoi comme race ? »

Stan se retourna sur le lit de façon à regarder l’insecte et lui montra ses dents puis ses oreilles.

« Pas un vampyr, ni un elfe, tu peux être un dragon sous forme humaine aussi.
- Si j’aurais été un dragon, je me serais transformer en lance flammes pour te carboniser ou me casser en volant très vite pour te semer tu sais.
- Un humain donc ?
- Oui.
- Quel âge ?
- 27 ans depuis peu.
- Bon, imaginons que tu vives jusqu’à au moins 70, on a encore 43 ans à faire ensemble.
- Et merde.
- Tu t’appelles comment ?
- T’es chiant.
- Chiante.
- Putain en plus d'être un papillon t'es une meuf quoi.
- Ta gueule, tu t’appelles comment ?
- Stan.
- Tysiphone.
- Roh même le prénom est à chier.
- Tais-toi. »

Tysiphone se posa sur la table de nuit, analysant un peu la chambre histoire d’apprendre indirectement des choses sur son frère d’âme. Stan la regarda, pensif.

« Tysiphone, comme les furies dans la mythologie romaine ?
- Ouais. »

Stan sourit d’un air compatissant pour la première fois depuis qu’ils s’étaient rencontrés.

« J’ai compris notre point commun je pense. »
Spoiler:
 

_♣ _______________ ♣_
A quoi tu sers je t'aime encore
bataille déjà perdue une histoire déjà entendue c'est pas qu'je crois en rien j'crois plus tout court ça me convient chez moi j'vote pas, j'suis pas chez toi y fait trop froid j'ai perdu mon drapeau j'crois plutôt qu'j'l'ai brûlé j'ai oublié d'trouver ça beau j'ai oublié qu'c'était sacré
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