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 Echec et mat ~ Pv Magichou <3

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Magister





Par Le Revelus :
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MessageSujet: Re: Echec et mat ~ Pv Magichou <3   Lun 11 Nov - 10:27







« pas assez pervers à ton goût » woa je vois que je donne une super image de moi même XD je fais si perverse que ça ? -_-
Sinon....
Je t'interdis formellement de dire que c'est maladroit ou nul ou merdique. C'est simplement super bien écrit, les réactions sont magnifiques et tu t'en sors comme une chef. C'est à moi de flipper pour la réponse maintenant (Demiderus, fait que je sois à la hauteur!!!!!) et non l'inverse !
PS : j'ai « clos » la scène, j'espère que ça t’ira ! On peut enchaîner sur le lendemain matin
PS2 : ai-je besoin de préciser que moi aussi, je suis nulle en scène de sexe ?
PS3 : non, hein ?






U
ne pluie de coups martela soudain son dos et son torse. Selena se cabra violemment, manquant de le faire tomber bêtement à côté du lit sous le coup de la surprise, et se mit à lui hurler dessus comme une furie :

« Mais je te regarde ! Comment pourrais-je faire autrement ? Tu as envahi ma vie ! Ça fait quinze ans que je te regarde ! »

Pour la première fois de la soirée -et de leur relation en fait- Magister se sentait dominé, agressé et impuissant face à la tornade qu'était devenue Selena. Il mit quelques secondes à réaliser que celle-ci s'adonnait à une crise proche de la crise d'hystérie :  elle ne maîtrisait ni la violence de ses coups (que la panique rendait douloureux) ni le flot de ses paroles. Après un atroce instant où il se contenta de rester immobile, pétrifié devant le déchaînement de sa partenaire, ses instincts de guerrier reprirent le dessus.
Agenouillé sur le matelas dangereusement mous, et se contenta dans un premier temps d'esquiver les tapes, puis d'essayer de lui attraper les mains pour qu'elle cesse. Il n'en eut nul besoin (peut être parce qu'il fut trop lent : sa condition physique et mentale n'étaient pas au mieux) car la jeune femme se calma -ou du moins s'arrêta de le frapper- toute seule. Il le regarda enfouir son visage dans un de ses oreillers, secouée de tremblements.
Et c'était lui qui l'a mettait dans un état pareil.
Il esquissa une caresse, sans arrière pensée, juste de réconfort.
Il aurait aimait lui montrer qu'il n'était pas simplement un monstre en manque d'ébats, qu'il l'aimait comme n'importe quel homme qu'elle avait connu. Simplement plus fort.
Cette semaine n'était pas destinée à la mettre dans son lit : il voulait l'avoir auprès de lui, qu'elle apprenne à le connaître, à l'apprivoiser, qu'elle le découvre aussi, qu'elle comprenne qu'il était humain, qu'il avait des passions, des activités no.....heu non, pas des activités normales. Il était un terroriste, il ne pouvait le nier : leur vision du monde était radicalement différente, mais il savait qu'ils pouvaient se côtoyer sans s'autodétruire. Enfin il priait pour que ça soit le cas.
Mais au lieu d'essayer de l'approcher lentement, il lui avait sauté dessus. Pire : elle avait tout de suite comprit qu'il voulait lui sauter dessus, et elle avait en un sens accepté. Comme si rien d'autre ne pouvait les rassembler, comme si l'acte sexuel, partagé par tous les humains normalement constitués de cette planète, était l'unique chose qu'ils pouvaient accomplir ensembles. Un acte qui pouvait se dérouler en silence, sans amour. Juste un désir animal, aucune réflexion. Peu de partage.
Ce n'était pas une victoire.

« Pardonne-moi. Je ne sais plus ce que je fais. Tu dois me prendre pour une folle. »

Il ferma les yeux douloureusement, se sentant soudain vidé, fatigué, las. Il n'en pouvait plus. Cette femme allait le tuer. Tout ce qu'il devait lui arracher, lui voler, lui faisait mal. Tout ce qu'il rêvait de faire avec elle n'était qu'une illusion qui le poussait à se conduire comme un imbécile et à engendrer une cruelle confrontation. C'était désastreux. Et elle ne pouvait même pas le comprendre.

 Embrasse-moi

Franchement, il ne s'en sentait pas la force. C'était comme signer son arrêt de mort. Il croisa son regard, et pour la première eut la sensation qu'elle pouvait voir au travers de son masque. Il avait les larmes aux yeux, espérait qu'elle ne s'en rendrait pas compte. Elle était de plus en plus proche, puis enfin l'embrassa, elle, sans qu'il n'ai rien eu à faire. Ca aurait pu être une consécration. Ca lui fit l'effet d'un délicieux coup de poignard enfoncé en plein cœur.
Ce fut elle encore qui se blotti contre lui, qui noua ses bras autour de son cou et qui l'attira en avant. Il assista à la scène comme s'il n'avait aucune prise, un spectateur silencieux et impuissant qui détail la catastrophe au dessus de son épaule. Il ne savait plus ce qu'il faisait. Chacun de ses mouvements était jouissif et le rapprochait de l'enfer qu'il allait ressentir. Plus tard. Pas maintenant.
Quand il fut en elle, il déconnecta presque malgré lui toute forme de réflexion. Pour échapper au sentiment de gâchis qui ponctuait chacun de ses coups de rein, il se perdit dans le cou de Selena, essayant d'oublier la signification de cette reddition.
Alors plus rien n'existait. La politique, la conquête, les dragons (quels dragons?) étaient réduits en cendre, repoussés au pied du lit. Il n'existait que le mouvement de leurs deux corps, le souffle de leurs respirations et les mille murmures qui s'échappaient de l'une et l'autre. Il ne vivait que pour et par ses réactions, le parcours de ses mains sur son corps et son regard grave et brûlant qu'elle posait sur lui, il se sentait quitter la ter...AutreMonde pour partir....ailleurs. C'était atrocement délicieux.
Puis tout d'un coup le calme.
Il reprit soudain pied avec la réalité, et la chambre sembla l'écraser en se matérialisant auteur d'eux. Il n'avait aucune idée du temps qu'il s'était écoulé depuis le début de leur étreinte. Il s'en fichait royalement. Le silence et le noir les entouraient, et seul le son de leurs respirations haletantes rythmait le vide. Il se laissa doucement glisser sur le matelas pour ne pas écraser la jeune femme, et se retrouva à son côté, le corps vidé, l'esprit vidé, tout à fait tremblant, honteux et comblé en même temps. Il n'osait pas la regarder. Parler n'était même pas envisageable.
Il avait sommeil. Il s'arma de tout son courage ( et Demiderus sait combien il en avait) pour se tourner vers l'ombre silencieuse de Selena. Il avait résisté à bien des batailles et des tortures, mais celle là était la plus douloureuse. Elle ne le gardait pas. Il n'arrivait pas à calmer sa respiration ni les tremblements de son corps, il se sentait vulnérable et magnifique en même temps.
Il n'avait pas besoin de préciser que c'était la première fois que l'acte sexuel le mettait dans cet état là. Selemba pouvait aller se rhabiller (dans les deux sens du terme). Toutes les femmes du monde pouvaient aller se rhabiller. Ce n'était pas une nouvelle : il n'en avait jamais désiré qu'une seule.
Il sentit ses yeux se fermer, et il se sentit partir dans un sommeil vide, à l'image de son esprit. Tant mieux. C'était une bonne chose, parce que s'il se mettait à réfléchir, il allait atrocement souffrir. Mais il pouvait être rassuré : aucune souffrance n'avait jamais été plus justifiée. Il devait être masochiste. Il le saurait demain matin.


Bwaaaaaaaaa c'était po bien.
Pour une fois Magi va s'en mordre un peu les doigts, pour échanger les rôles %)Je sens que le réveil va être des plus....romantiques.




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MessageSujet: Re: Echec et mat ~ Pv Magichou <3   Mer 13 Nov - 18:16







Mais toi aussi tu t'es supra bien débrouillée ! Finalement cette scène aura pas été si terrible que ça :kiwi:

D'ailleurs, les remords ne me guettent pas, à moi non plus. J'espère même que SAM tombera sur ce rp, un jour :kiwi: Oh...
Spoiler:
 
 


M
es yeux s’ouvrirent doucement, aveuglés par la lumière envahissant la chambre. Il était tard, quelque chose comme dix ou onze heures du matin. Je me frottai les yeux puis passai une main sur mon visage, avant de poser mon regard sur la silhouette à côté de moi. Je supposais qu’il dormait encore, impossible d’en être sûre à cause du masque. Poussant un très profond soupir qui fit voltiger une boucle sur mon front, je me dressai tant bien que mal sur mon séant. Essayons de ressasser les évènements, et de les analyser...

J’en vins à une conclusion qui ne m’enchanta guère. Malgré tout ce qui s’était passé, malgré tout ce que je pouvais penser, j’avais aimé. Il était temps d’être enfin honnête avec moi-même au sujet « Magister ». Je pourrais soulager ma conscience en me racontant des mensonges qui me « rassureront » que ça ne changerait pas l’horrible vérité : j’avais aimé cette nuit. Du moins d'un point de vue technique. Magister était un formidable amant. Ça avait été une délicieuse expérience ; une expérience par laquelle je serai probablement retentée. Mais que dis-je ? Arrête de te torturer inutilement, Selena. Tu ne mérites pas ça. Après tout, tu as été plutôt courageuse, pour une fois. Tu as été forte. Tu repenseras à tout ça plus tard. Ou mieux, tu essayeras d’oublier... Soyons lucides, je ne pourrai jamais oublier.

Je regardais l’homme endormi avec un brin d’attendrissement (attendrissement ? j’avais dû me cogner la tête à la table de chevet) avant d’émerger de l’amas de couvertures noires et de partir fébrilement à la recherche de mes sous-vêtements, à quatre pattes sous le lit parfaitement défait. Puis je me souvins qu’il n’en restait que des cendres. Un brin trop passionné, le Magi. Me relevant, je lançai un regard noir à la Belle au Bois Dormant avant de piquer sa longue cape noire jonchant le sol et de m’en vêtir. Elle était trop large, m’arrivait plus qu’au bas des pieds et les manches étaient un peu longues, mais monsieur n’avait qu’à être plus doux avec mes habits.

Je lui jetai un dernier regard, et constatant qu’il ne bougeait pas, quittai la chambre dans le but de trouver la cuisine ou autre chose qui tienne lieu de garde-manger. Pour ce faire, je fouillai un peu partout dans la suite, ouvrant toutes les portes sur mon chemin et en les claquant bruyamment. Provocante jusqu’au bout.

Arrivée dans la pièce convoitée, j’inspectais rapidement les lieux. Un grand frigo, une petite table avec ses deux tabourets, des plans de travail, des placards accrochés au mur... La pièce était relativement étroite et chaleureuse, rien à voir avec l’immense salle à manger pompeuse de la veille. Sans aucune gêne (vas-y, fais comme chez toi), je me mis à rassembler toute la nourriture qui me passait sous la main, claquant les placards, fouillant le frigo et sortant la vaisselle dans de sonores entrechoquements. Bientôt, un copieux petit déj’ prenait place sur la table. Tartines, biscuits, corn-flakes, fruits, brioche, le frigo était vidé et tous les reliefs de la préparation s’étalaient en un joyeux bazar dans la petite cuisine. Ai-je déjà précisé que j’avais un énorme appétit, surtout au réveil, et que j’en mettais inévitablement partout lors de la mise en forme du repas ?

Et Il arriva. Malgré moi, je baissai les yeux, enfouissant encore davantage mon visage dans ma tasse de thé. Je ne réussis à sortir qu’un :

« B’jour... »

Instantanément, mon cerveau se mit à fonctionner à plein gaz. Quelle attitude avoir ? Devais-je faire comme si de rien n’était, la jouer décontractée, comme si tout était normal alors qu’en réalité, j’étais complètement bouleversée ? Devais-je me tenir éloignée et montrer encore plus de répulsion à son égard que d’habitude ? Ou devais-je écouter ma bonne humeur (car oui ! je me sentais étrangement d’humeur plutôt enjouée, phénomène assez inexplicable) et partir dans de joyeux papotages matinaux ? Cette épreuve nous avait-elle rapprochés ou éloignés ? Finalement, c’était à moi d’en décider ; je supposais qu’il voulait continuer dans sa lancée, lui. Comment me comporter ? Filer doux, faire l’indifférente, me rebeller ?

Je n’avais pas envie de réfléchir à tout ce que mon attitude impliquerait... Je ne suis pas quelqu’un de tordu, je ne mesure jamais l’impact de mes gestes et les conséquences futures (ça, c’est le boulot de Magister, pas le mien). Je laisse couler et fais les choses au feeling, selon mon humeur, sans calculer les risques. J’allais donc me comporter comme je le sentais, de façon sincère et authentique, sans fausser mes sentiments ou troquer la vérité contre une ridicule comédie. Et pas autrement.

« J’espère que tu ne m’en veux pas, pour le désordre. Tu veux une tartine ? Un café ? Du jus de fruit ? », lançai-je d’un ton engageant. (il se pouvait même qu’un petit sourire était en train de se dessiner sur mes lèvre)

Et tant pis si ma carapace de froideur se fissurait. Tant pis si je me montrais sympathique avec cet être immonde. J’aurais pu faire semblant d’être de mauvaise humeur et me draper dans les lambeaux de ma dignité, mais je n’en n’avais plus la force. Après tout, j’avais la satisfaction du devoir accompli, l’impression de toucher à un objectif (à savoir : ma petite blondinette regrettée), et une douce chaleur réconfortante en moi. Pour une fois (peut-être pour la première fois en sa compagnie), la joie me souriait.

~

Oh, mais... Lena n'est pas grognon :O Pour la toute première fois du rp ♥️


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MessageSujet: Re: Echec et mat ~ Pv Magichou <3   Dim 24 Nov - 18:15







Désolée pour cet atroce retard, j'ai été débordée, mais je reviens, plus forte que jamais (LOL). Je pensais resserrer l'histoire sur l'intrigue Tara, les conséquences de leur nuit et peut être les nuits à venir (façon de parler :kiwi:). Here we go ! 

I

l s'était réveillé trois fois avant elle, et ça avait toujours était le même dilemme intérieur : bouger ou faire le mort. A chaque fois il attendait quelques secondes, angoissé, de peur d'ouvrir les yeux, de peur qu'elle soit réveillée et ne le regarde, n'osant pas bouger pour ne pas la réveiller si elle était encore endormie, ou simplement de peur de constater qu'elle avait quitté le lit pour aller se suicider dans sa baignoire de bronze. Après s'être rassuré (il sentait sa chaleur et son souffle régulier, elle n'était donc pas partie ni en proie à une crise de panique), après s'être rappelé que de toute façon avec son masque il était relativement protégé et pouvait regarder tout son soul, de s'être ravisé de peur d'être pris d'atroces remords en la voyant endormie, il retenait sa respiration suffisamment longtemps pour avoir la tête qui lui tournait et pour repartir dans le sommeil. Trois fois. Et la quatrième fois, il l'avait senti bouger tout contre lui, et avait suivi, totalement immobile, sa progression hors de la pièce. Dès qu'elle fut sortie, il se dressa d'un bon, et mis les pieds hors du lit. L'air glacé lui rappela qu'il était nu, qu'il faisait froid dehors et qu'il n'avait pas pensé à fermer les volets de sa suite la vielle. Damned. Il ne pouvait pas tout faire non plus.
Il se risqua jusqu'au milieu de la pièce, à la recherche de sa cape, où il ne savait pas du tout où il avait bien pu la balancer dans le feu de l'action. Il tomba sur les (débris) des habits de sa victSelena, mais aucune trace de ses propres vêtements. Entendant des bruits plus que suspects qui semblaient provenir de sa petite suite, il décida d'incanter rapidement pour se créer magiquement un attirail de circonstances (pantalon noir, bottes, longue chemise noire, et au revoir à la stricte cape qu'il portait en public, ça lui donnait une démarche fantastique certes, mais ce n'était pas pratique-pratique pour déjeuner en paix / DEJEUNER ENN PAAAAAAAAAAIX/...pardon. Je suis affreusement dissipée ce soir). Il jeta un petit regard au lit totalement défait et au désordre qui régnait dans la pièce, en ayant la pensée un peu honteuse qu'il ne pouvait pas décemment demander aux effrits de nettoyer le champ de batail. Ca n'avait rien à voir avec une quelconque et soudaine poussée de considération, mais seulement parce qu'il avait bien envie de garder l'odeur de la jeune femme sur son oreiller pour un peu plus longtemps. Question de fétishisme. Il puis il ne savait pas très bien comment allait se dérouler leur rencontre matinale, et ne voulait pas effacer toute preuve de leur activité nocturne, sait-on jamais. S'il devait la faire chanter, menacer de divulguer l'acte honteux devant les caméras d'AutreMonde dans un futur proche, des preuves pourraient toujours servir ( esprit tordu un jour, esprit tordu toujours!)
Il se laissa guider par le vacarme qui résonnait affreusement dans les murs de sa suite, pour finalement se poster à l'entrée de sa très design et spacieuse cuisine personnelle. Il avait gardé l'habitude très Terrienne de se cuisiner lui même ses plats quand il n'était pas trop fatigué ou embarqué dans de sombre machinations. Apparemment, Selena avait décidé de s'approprier les lieux, vu le nombre de boîtes et d'aliments en tous genres qui jonchaient la table, mais aussi le carrelage du sol.

« B’jour... , fit joyeusement la jeune femme sans le regarder, en émergeant derrière une grosse boîte de céréales.

Heu....qu'était-il censé faire, exactement ? Cela faisait bien longtemps qu'il ne s'était pas réveillé avec une femme (en général Selemba ne restait jamais dormir avec lui une fois leur affaire terminée, il la renvoyait dans sa propre chambre) et il avait perdu tous ses bons réflexes. Et puis la situation était inédite, quand même. Mais apparemment, soit la jeune femme ne se posait plus ce genre de question existentielle, soit elle jouait à merveille la nonchalance et l'indifférence.


« J’espère que tu ne m’en veux pas, pour le désordre. Tu veux une tartine ? Un café ? Du jus de fruit ? »

La question sonnait comme étant totalement absurde, mais peut être était-ce parce que son esprit faisait défiler en boucle devant ses yeux des images de la veille, des mots peu amènes qu'ils s'étaient échangés encore plus tôt, ou les circonstances même de leur rencontre. Se calmer. Se calmer. Répondre calmement, comme s'il n'en avait rien à faire. Comme s'il faisait ça tous les jours. Ca aurait dû être le cas : il aurait dû se sentir bien, victorieux, tout puissant, aurait dû allé l'embrasser ou faire un commentaire cocasse sur leur nuit, se comporter comme un brave méchant sans remord.... mais il n'en était tout bonnement pas capable. C'était idiot mais, avec Selena, il ne devenait cruel que quand elle le mettait au pied du mur, ou qu'elle excitait soit ses sens, soit sa jalousie. Ce n'était pas des plus faciles à vivre, surtout que pour la plupart des gens, le processus marchait dans l'autre sens...

-Un café. Très fort.....je te prie.

Il s'avança avec un calme feint jusqu'à la place en face d'elle, tira la chaise et s'installa un peu trop raidement. Déjà la jeune femme s'activait pour lui servir une tasse remplie du liquide terrien d'un noir d'encre.
Il dégusta la boisson lentement, comme un gros chat se délectant d'une tasse de lait. Pendant toute l'opération, son regard fit des allés-retours entre la tasse et le visage de Selena. Pensant sans doute qu'il ne la voyait pas, elle faisait de même de son côté. Étrangement, son expression était plutôt sereine. Cette femme était un mystère total pour lui : fallait-il la violenter pour qu'elle consente à être agréable ? Il n'allait pas se plaindre (violenter les gens était son métier, il aimait ça et le faisait bien) mais ce n'était pas des plus logiques et des plus simples. Enfin...qui avait dit que leur relation serait simple un jour ?

-Tu as bien dormi ?

Voilà, Magister ou comment évoquer un sujet de conversation très tendu toute en délicatesse.

-Parce que si tu es en forme, j'ai un programme plutôt chargé qui nous attend aujourd'hui. Et puis notre but premier, aussi. Je suppose que tu as hâte de commencer.


Comme il l'avait dit plus tôt, et même s'il n'y paraissait pas, son but premier n'était pas de coucher avec elle (oups.) mais de l'apprivoiser, de lui faire changer d'avis par apport à lui. Et donc de se dévoiler quelque peu (enfin avec lui tout est relatif) pour qu'elle apprenne à le connaître et à l'aimer. Il n'était pas allé jusqu'à louer un terrain de tennis, mais il avait bien l'intention de passer un peu de temps avec elle. Et puis après tout il était censé être en vacances, donc les affaires des Sangraves pouvaient bien attendre.
Mais bon...maintenant qu'ils avaient testé une activité très intéressante, il n'avait pas vraiment envie de quitter sa suite pour aller faire autre chose.
Une question se posait donc : était-il légitime de vouloir remettre ça, ses intentions étaient-elle louables, dans la mesure du possible ? Ou bien était-il simplement un monstre pervers qui ne parvenait pas à penser à autre chose et qui allait encore devoir avoir recourt à la violence pour gagner un peu de bon temps ? Pire : se sentait-il capable de le lui demander encore ? Et puis, dans quel était d'esprit était-elle réellement ? Peut être préparait-elle une évasion ou un mauvais tour pour le piéger en pensant l'avoir amadouer. Ou bien était-elle simplement gentille car persuadée d'être débarrassée de la corvée, mais que s'il remettait le sujet sur le tapis, il aurait affaire à une tigresse ?
Cela faisait bien trop de questions, et il sentait un début de migraine pointer le bout de son nez.
Il poussa un profond soupir et s’apprêta à rajouter quelque chose, quand ses yeux se posèrent sur les fines épaules de la jeune femme, puis descendirent pour balayer le reste de son corps. Elle lui avait volé sa cape. Et elle faisait comme si de rien n'était.
Cette simple vision lui retourna l'estomac, et il se brûla avec son café. Etait-elle nue en dessous, par Demiderus ? ...il ne serait jamais capable de remettre cette cape sans être envahit de penser peu catholiques.
Mais comment voulez-vous qu'il parvienne à se maîtriser avec....cette tentation ambulante près de lui ? S'il avait cru en Dieu, il se serait dit que c'était le Diable qui avait envoyé cette créature pour devenir son Enfer personnel au quotidien. Et le pire dans tout ça, c'était qu'il ne voulait pas qu'elle s'en aille. Pour rien au monde. Il n'avait jamais trouvé sa cuisine aussi belle et vivante, agréable. Et il aurait tout donné pour qu'elle garde sa cape indéfiniment ( ce qui n'était hélas pas possible, et il ne savait pas trop comment il aurait pu lui en parler sans passer pour un dingue).
Elle intercepta son regard quand il remonta pour la troisième fois sur ses épaules, où les deux attaches de l'habit tombaient et se noyaient dans le tissus. Une vague de chaleur embrasa ses joues, et il se sentit soudain très impoli. Quelle ironie, vraiment, considérant ce qu'il s'était déjà permit de faire.
Mais il ne savait pas pourquoi, mais faire quelque chose dans le noir était bien autre chose que d'y faire face en pleine lumière. Il avait déjà torturé et tué des gens le jour bien évidement, mais il n'avait jamais....et bien, appelons un chat un chat, violé une pauvre femme. Surtout si cette pauvre femme était l'unique amour de sa vie et s'appelait Selena Duncan.
Et tout d'un coup il se mit à prier pour qu'elle le prenne bien, parce qu'avoir tout l'Empire d'Omois plus une Tara Duncan ressuscitée à ses trousses avide de sang et de vengeance, ça ne l'enchantait pas plus que ça. Il allait falloir qu'ils parlent du problème Tara, d'ailleurs. Et qu'il lui fasse jurer de ne pas révéler à sa fille les termes précis de leur marché.


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MessageSujet: Re: Echec et mat ~ Pv Magichou <3   Dim 1 Déc - 17:26









U
n café. Très fort.....je te prie. »

Docile, je lui versai le liquide pendant qu’il investit la place face à moi. Je ne pus m’empêcher de le fixer tout en sirotant mon thé (parfum menthe, si ça vous intéresse). Que pouvait-il bien penser de la nuit dernière ? de moi ? de ses ambitions prochaines ? Qu’allait-il exiger après ça ? Etait-il satisfait ou se préparait-il à en réclamer davantage dans les prochaines heures ? Ou allait-il montrer un peu de reconnaissance à mon égard en me laissant tranquille ?

« Tu as bien dormi ? »

Tiens, il était rendu agréable, contrairement à la veille au soir où il m’avait paru des plus antipathiques... Après réflexion, je n’avais pas été en reste non plus ; l’image que j’avais donnée de moi hier n’était pas très flatteuse. Pour la délicatesse, l’élégance et la finesse, on repassera. Heureusement pour Magister et pour mes nerfs, ma tendance « sauvageonne lunatique » de la veille me semblait déjà bien loin : je me sentais pleine de bons sentiments (profite-en, ce ne sera pas comme ça tous les jours). Donc en effet, il semblerait que j’aie bien dormi.

« Très bien, je te remercie ! », lançai-je joyeusement.

« Parce que si tu es en forme, j'ai un programme plutôt chargé qui nous attend aujourd'hui. Et puis notre but premier, aussi. Je suppose que tu as hâte de commencer. »

Je relevai la tête, intéressée. Notre but premier. Comment pourrais-je l’oublier ? Pourvu qu’il accepte de passer directement à cette occupation, qu’il me tardait effectivement de commencer. D’ailleurs, je me demandais quelles occupations avait-il prévu. Après tout, qu’y avait-il à faire dans cette prison, pardon, cette forteresse grise ? Je parle en connaissance de cause : durant les dix années que j’y avais passé en temps que prisonnière, je pourrais vous lister la totalité de mes occupations sur les doigts de la main. Dormir, manger, lire (au moins je peux me vanter d’avoir une grande culture littéraire), ennui, réfléchir longuement, grincer des dents, soupirer, errer dans les couloirs et endurer la compagnie du maître des lieux. Et à part me parler pendant des heures interminables, on ne peut guère dire que Magister m’ait distraite. A croire qu’à l’époque il se fichait totalement de savoir si je m’ennuyais ou non. Donc, je suis curieuse de savoir quelles activités compte-t-il me proposer aujourd’hui.

« Hmm, oui en effet. Il me tarde de commencer ce... projet. On pourrait peut-être débuter par ça ? Tu sais que j’ai vraiment hâte de revoir ma fille. »,

Je cessai de beurrer ma brioche avec acharnement pour plutôt m’intéresser à mon interlocuteur. Dont je croisai le regard (oui pas vraiment le regard mais... je me comprends.) qui ne fixait plus mon visage, mais mon buste. Haussant un sourcil, je baissai à mon tour ostensiblement la tête vers l’objet de son attention, avant de comprendre qu’il avait remarqué, pour la cape volée. J’eus soudain très envie de disparaître loin. Je relevai la tête, arborant le fameux regard noir « va voir ailleurs si j’y suis, espèce de voyeur. », et repris la conversation, comme si de rien n’était.

« D’ailleurs, j’ai très envie d’assister à la démarche magique. J’ai été très fâchée que Tara fasse cette expérience dans mon dos. D’habitude, les sciences ne m’attirent pas des masses mais là... c’est très différent. », dis-je en souriant.

Jouer l’innocente brunette un peu curieuse pour en fait pouvoir assister de très près à la manœuvre et espérer la reproduire un peu plus tard, que je suis machiavélique (huhu). Non, vraiment cela m’intéressait beaucoup. En y assistant, j’espérais aussi faire avancer mes recherches expérimentales sur la magie démoniaque, que j’essayais de mieux comprendre pour mieux la contrer. Je ne dis pas que je pourrais la contrer moi-même, même en connaissant toutes les subtilités de cette magie, je n’aurais jamais la puissance nécessaire. Seulement faire toutes les recherches possibles, puis les fournir aux puissants. A savoir le gouvernement, par exemple. Comme je suis une des rares personnes à pouvoir entrer chez l’Ennemi sans en ressortir soit démoniaquisée, soit morte... J’essaye d’en profiter.

Ayant fini ma tasse de thé et débarrassé ma place, je me levai.

« Par contre, j’aimerais me doucher avant. » (et me vêtir de façon... correcte. Oui, j’avais bien vu que la cape l’avait perturbé) « Comme il n’y a qu’une salle de bain (je l’avais constaté lors de mon exploration), je voulais savoir si ça te gênait que j’y aille en première. » (à moins que tu ne veuilles y aller en même temps que moi. Meuh non, tu n’oserais pas :kiwi:)

Aller jusqu’à lui demander l’ordre de passage à la salle de bain. Oui, oui, j’étais décidément trop aimable en cette agréable matinée. Mais rendez-vous compte, j’allais revoir ma fille ! Après l’effort, le réconfort.




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Dernière édition par Selena Duncan le Ven 27 Déc - 12:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Echec et mat ~ Pv Magichou <3   Lun 23 Déc - 18:08







Je crois qu'on en peut même plus appeler ça un retard, mais une désertion ! XD mais c'est les vacances, je suis de nouveau au taquet !
Je ne sais pas bien où tu voulais aller avec l'histoire de la douche, ça se trouve tu ne voulais pas l'exploiter, mais bon j'ai trouvé ça rigolo et donc...je suis partie (encore). Voili-voulou, tu peux torturer Magichou (c'est ton cadeau de Noel) ça le défoulera un peu nirak.



U


mm, oui en effet. Il me tarde de commencer ce... projet. On pourrait peut-être débuter par ça ? Tu sais que j’ai vraiment hâte de revoir ma fille. »

Tu parles, Charles, il s'imaginait bien, oui. Mais justement, il avait peur qu'une fois sa demande comblée, la jeune femme ne le lésine un peu. Alors si l'opération pouvait prendre, accidentellement bien entendu, un peu de retard, ça ne le dérangerait pas plus que ça.

-Bien entendu. Je prépare la visite du laboratoire dès que nous aurons terminé de...de redevenir présentables.

Fine allusion à la tenue indécente de sa partenaire et à la nuit on ne peut plus indécente qu'ils avaient partagé. Mon dieu, il n'allait pas pouvoir s'en remettre...

« D’ailleurs, j’ai très envie d’assister à la démarche magique. Continuât-elle en croisant négligemment un bras sur sa poitrine. J’ai été très fâchée que Tara fasse cette expérience dans mon dos. D’habitude, les sciences ne m’attirent pas des masses mais là... c’est très différent. »

Son joli sourire le fit vaciller quelque peu, et il faillit en louper le sens de ses paroles. S'il l'avait pu, il lui aurait retourné un autre sourire stupide et carnassier, histoire de lui montrer qu'elle n'était pas la seule à savoir le faire.
Oh, elle pourrait regarder si elle le voulait, le plan qu'il devinait caché sous ses charmantes anglaises brunes était de toute façon voué à l'échec : la préparation nécessitait un temps de préparation extrêmement important avant la pause, ce qu'il avait achevé de préparer depuis plusieurs mois. Si elle insistait pour observer la préparation finale, elle n'aurait que les dernières retouches. Mais il se garda bien de le lui signaler.

« Par contre, j’aimerais me doucher avant.  Comme il n’y a qu’une salle de bain, je voulais savoir si ça te gênait que j’y aille en première

Son estomac se serra violemment et il faillit lâcher sa tartine dans sa tasse de café. Il ne savait pas bien pourquoi (peut être se faisait-il des idées?) mais la dernière phrase sonnait comme un douce provocation. Elle aurait très bien pu rentrer dans sa suite privée pour se laver (en fait il y avait pleins de raisons, dont, par exemple, ne pas se faire prendre et ruiner sa réputation, mais Magister n'avait pas envie de voir autre chose que sa propre explication, qui était, bien tendu, brillante) pourquoi rester et laisser planer cette ambiguïté ? Or, Magister n'était pas du genre à laisser passer un défi. Il attendit quelques secondes avant de répondre, histoire de tester le terrain, afin de vérifier son intuition première. Mais elle n'ajouta rien, et comme il évitait soigneusement son regard franc et apparemment innocent, rien ne pouvait le mettre sur la piste. Il se faisait donc des idées, le sale petit pervers.
Il dû se faire violence pour porter de nouveau le pain à sa bouche pour se donner tout le temps de rassembler ses pensées.

-Bien entendu. Grognât-il après un long temps de mastication appliquée. Fais comme chez toi. J'irai après.

Elle tourna aussitôt des talons pour s'enfermer dans son immense salle de bain marbrée de noire (il avouait que cette pièce était sa pièce préférée en partie à cause de la baignoire géante qui trônait en son milieu). Il termina de manger très rapidement, à vrai dire il n'avait pas l'habitude de s'embêter avec de tels détails pratiques en temps normal, et se mit alors à tourner dans sa suite comme un lion en cage. Il prit soin de conserver toutes les traces de leur activité nocturne, mais rangea ensuite le tout avec parcimonie. Bon joueur, il prit tout de même la peine de reconstituer magiquement les bouts de dentelle qui avaient été les sous-vêtements de la jeune femme, ainsi que sa robe. Une fois l'opération terminée et les vêtements soigneusement pliés dans ses bras, il se retrouva comme un idiot au beau milieu de la pièce, se sentant soudain très seul. Il fit un pas en avant avec la volonté de les poser sur le lit et de s'y asseoir, mais étrangement le meuble et les couvertures lui inspiraient d'autres pensées. Comme celle de la jeune femme dans sa baignoire, entre autres.
Il ferma les yeux très fort, essayant d'évoquer autre chose, n'importe quoi, quelque chose de triste, de glacial, de douloureux.
Normalement, de telles images trottaient en permanence dans sa tête, et ce à foison : des scènes de torture, de violence, de honte et d'échec peuplaient sa réflexion très régulièrement. Or, il s'avère que quand on s'interdit formellement de penser à quelque chose, soudain il semble que votre cerveau ne contient plus que ça. Surtout quand vos plus proches souvenirs sont constitués d'actions délicieuses.
Souffler.....souffler....et trouver quelque chose à faire.  S'ordonnât-il mentalement, et en vain.
Rien ne semblait plus amusant que de se repasser la scène de la veille au soir, et d'ouvrir les yeux pour constater qu'il était seul, ridicule et tout à fait incapable de contrôler ses pulsions.
Une nouvelle pensée traversa la brume de son esprit et se démarqua des images honteusement sensuelles : le fait que Selena lui avait emprunter sa robe, certes, mais qu'elle n'avait rien emporter d'autre pour se changer. Et que vu son niveau de magie, il était très risqué d'essayer de s'en créer d'autres, instables et dangereusement éphémères.
Il coula un regard tétanisé au tas de vêtement qu'il tenait dans ses bras, comme s'il venait d'apprendre sa brutale condamnation à mort.
Le destin s’abattait sur lui une nouvelle fois. Et le pire était que son corps trouvait l'idée généralissime.

Je frappe. Je lui dit qu'elle a oublié ses vêtements, ce qui est vrai. Je rentre, ce qui est légitime : je ne vois pas d'autre moyen de les lui envoyer. Je ferme les yeux, ce qui est remarquable. Je pose les vêtements sur la chaise. Je sors. Je rassemble les Sangraves Chercheurs et on file au labo pour lui montrer la potion. Tout le monde est content. On mange ensemble. On parle un peu. Je travail. Je lui file la clé de la bibliothèque. Elle s'occupe. On dîne. On se dit bonne nuit. On rentre tous les deux sagement chez soit. On dort comme des bébés. Demain est un autre jour.

Très bon plan. Belle utopie.
Il avait prié jour et nuit pour avoir Selena rien qu'à lui un unique soir, et voilà qu'une fois sa demande excusée il se retrouvait écartelé entre le désir et le remord, préférant alors prendre la fuite.
Les dieux avaient décidément un très bon sens de l'humour.
La première partie du plan semblait alors la plus difficile. Il prit sur lui dans une volonté titanesque pour frapper à la porte.
Elle allait le prendre pour un voyeur, ce qu'il était sans doute. Un pervers, un gros dégelasse.  Et lui allait savourer le moment comme si c'était les plus belles secondes de sa vie. Il fallait qu'il écoute les conseils du reste du monde, et qu'il aille se faire soigner, ça devenait urgent.
Son excuse était bidon, c'était tellement gros que lui même se faisait honte. Où était donc passer le guerrier, le tyran, le Sombre Seigneur ? Pourquoi n'arrivait-il pas à tuer ses pulsions si humaines qui l'affaiblissaient ?

-Je....rhum, Selena ? Soufflât-il d'un ton innocent en approchant son visage du cadre de bois, Tu as oublié tes vêtements. Je peux te les faire passer ?

Dismoiquejepeuxentrerjet'enprieçafaittellementmaldesavoirquetessiproche
etqu'aprèscequ'onafaitjen'aiplusaucundroitsurtoi. Et pourquoi est ce que ça fait aussi mal de ne pas pouvoir te toucher alors que je sais que chacun de nos contact me poursuivra pour me torturer sans relâche, encore et encore ? Et pourquoi est ce que j'en ai tellement besoin, alors ? Pourquoi j'en ai tellement envie tandis que la totalité de mon esprit te hurle de m'envoyer balader, de ne surtout pas ouvrir, de te suicider avec le fil de la douche ?



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MessageSujet: Re: Echec et mat ~ Pv Magichou <3   Mer 1 Jan - 16:52









U
« Bien entendu. Fais comme chez toi. J'irai après. »

Sans poser davantage de questions, je tournai aussitôt les talons, longeai le petit couloir et gagnai la salle de bain dont je refermai la porte d’un coup sec, en prenant soin de tourner le verrou.

Cette pièce m’oppressait déjà ; je sentais une violente allergie au noir se profiler au loin. Ce type avait vraiment un problème avec cette couleur. Si par le plus grand malheur nous finissions mariés, jamais je ne le laisserais s’occuper de notre suite conjugale. Plutôt crever. Mais ceci n'est qu'un éclair de violent pessimisme, hein.

Me dirigeant vers la pompeuse baignoire (noire), j’entrepris de faire couler un bain. Tout en jetant des petits coups d’œil parano vers la lourde porte solidement fermée, je fis couler au sol la cape et me réfugiai rapidement dans l’eau chaude avec un soupir de délassement. J’allais enfin pouvoir réfléchir au calme autant qu’il me plaira et me triturer l’esprit en analysant les évènements passés. Ce que j’aimerais pouvoir traquer et éliminer chacun des dilemmes qui polluaient mon cerveau et m’empêchaient d’y voir clair ! Dans le cas où Magister allait sûrement remettre le sujet fâcheux sur le tapis, et certainement dès ce soir, que ferai-je ? Ou peut-être montrerait-il un peu de complaisance, peut-être allait-il me laisser tranquille, allez savoir. Et si j’arrêtais d’y penser ? Si je vivais l’instant présent ? Et si mon satané esprit se calmait un peu, bon sang ! Rageant, je plongeai complètement la tête dans le liquide chaud et réconfortant. Tiens, et si j’étais tombée enceinte ? Cruche que je suis, je ne me suis pas souciée de ce détail, la veille au soir. Non, il y aura sûrement pensé, il pense toujours à tout. Absolument à tout. Ce que c’est rageant. Jamais il ne fait d’erreurs, il pense aux moindres détails, et passer aux travers de ses pièges est impossible. Il prévoit tout. On ne peut pas jouer aux échecs avec lui. Croyez-moi, je m’y suis mainte fois essayée, il est imbattable. Je suis sûre que c’est un de ses sangraves assassin qui a tué Tara, peut-être est-ce lui-même, de ses propres mains. C’est elle qui provoquait tous ses échecs. Pourquoi diable s’est-il engagé à la ramener alors qu’il la détestait, peut-être autant que les dragons ? Peut-être va-t-il trahir son serment. Le pire est que j’ai la forte impression de marcher exactement comme il l’entend, selon son sens. Combien on parie ? En fait, je m’étonnerai à peine si je me faisais rouler. Je ne ferais que soigneusement plonger tête la première dans son piège, comme à ma bonne habitude.

J’émergeai du liquide et entrepris d’astiquer fiévreusement mon corps, en ayant l’impression d’effacer un peu les traces de son passage, de me purifier un tant soit peu. Oui, c’est dans la tête, certes. J’essayais de penser à autre choses, mais rien n’y faisait, c’était toujours le sujet fâcheux qui revenait : la fameuse nuit avec Magister. C’est comme la drogue : on essaye une fois, on aime, on veut y goûter une seconde fois et de fil en aiguille on ne peut plus s’en passer, et c’est fini. Encore un aller simple au Septième Ciel avec lui, et c’est la Descente aux Enfers assurée. Ou alors, mes amis, on joue la carte de la sûreté : on y goûte une fois, et stop, plus de drogue, c’est promis. Je ne laisserai plus Magister m’approcher de si près, je ne faiblirais plus comme la veille.

C’est sur cette bonne pensée que je m’allongeai de tout mon long dans la vaste baignoire, revigorée et détendue. Tout allait bien se passer. Je redeviendrai le bloc de volonté infaillible que j’ai été pendant dix ans... C’est facile de penser ça maintenant, mais aurais-je le même discours face à lui et dans d’autres circonstances ?

« Je....rhum, Selena ? Tu as oublié tes vêtements. Je peux te les faire passer ? », susurra la voix bien connue après trois coups secs frappés à la porte.

Mon sang ne fit qu’un tour et je sursautai horriblement, me relevant d’un coup et faisant tomber le flacon de shampoing pour blond dans ma précipitation.

« Merde, merde, merde... », marmonnai-je.

Je regardai de tout côtés de la baignoire à la recherche de ces saloperies de vêtements, et fus confrontée à l’horrible vérité : en effet, je n’y avais absolument pas pensé.
Je restais pétrifiée comme une idiote pendant plusieurs minutes, les yeux fixés sur la porte. Alors là ma vieille, bravo. Très intelligent, vraiment. Génialissime. L’autre lourdingue n’a même plus besoin de ruser, tu lui offres les occasions sur un plateau d’argent, toute seule comme une grande. Non vraiment j’insiste, tu te surpasses.

Après plusieurs longues minutes de pétrification ahurie, je songeai qu’il allait effectivement falloir récupérer les vêtements. Je me levai, et parcourus un chemin qui me parut interminable jusqu’à la porte, le corps et les cheveux ruisselants. Je marquai une petite pause, ordonnant mentalement à mes hormones de la fermer et ouvrit la porte en grand après avoir déverrouillé. A partir de là, tout se passa très vite : d’un geste, je lui arrachai son fardeau des mains, levai ma main droite pour le frapper de toute ma faible force au visage, claquai la porte et tournai le loquet, avant de m’appuyer au cadre de bois, les joues en feu et la respiration haletante, serrant les habits contre moi pudiquement, complètement hébétée. Je lui en avais collé une. Je crois que mon subconscient attendait la moindre occasion pour commettre ce geste. Ma main était partie toute seule, je le jure. Il ne l’avait quand même pas volée, n’est-ce pas ? Le souffle coupé, je tournai la tête vers le verrou. J’attendais sa réaction, et les minutes qui s’écoulaient me paraissaient interminables.

~

Arf, désolée, ce post ne te donne pas beaucoup de matière à écrire... il ne s'y passe pas grand chose, à part Selena qui travaille du chapeau :kiwi:
Et la baffe me paraissait indispensable :kiwi:
Et que cette année 2014 t'apporte plein de courage pour tes exams, de bonheur, de succès théâtral et de méchants masqués, ma Chami <3.



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MessageSujet: Re: Echec et mat ~ Pv Magichou <3   Jeu 2 Jan - 22:29

/post inutile mais nécessaire personnellement/
merci ma Nena, je te retourne les même vœux pour la nouvelle année : une chance extraordinaire, des amours (normaux cette fois ci, parce que Magi ça va dans la fiction mais bon...), du bonheur et une continuité dans ta gentillesse et ta beauté
 bril 

Je réponds vite, la gifle m'a bien fait rire !

PS : tiens si tu as envie de pousser la chansonnette avec moi un de ses jours, je suis absolument partante (mais je le jure, je n' harcèlerai plus personne à ce sujet :kiwi: )
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MessageSujet: Re: Echec et mat ~ Pv Magichou <3   Ven 3 Jan - 17:41

Han, merci beaucoup Chamounette <3.

Pour le duo, je sais où te trouver ! Mais je ne te promet rien, faut d'abord que j'oublie mon orgueil, que je passe le cap et que j'assume la laideur de ma voix sur Audacity et c'est pas gagné :B

Et j'ai hâte de te lire bril

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MessageSujet: Re: Echec et mat ~ Pv Magichou <3   Dim 19 Jan - 12:20









I
l entendit le verrou se débloquer de l'autre côté du cadre de bois, et les battements de son cœur se mirent à déconner sérieusement. Notre méchant mesdames et messieurs ! Intimidé et mièvre face à un banal acte quotidien. Ca ne devrait absolument pas se passer comme ça : sa vie sexuelle aurait dû être celle d'un sadique sûr de lui, sans peur ni reproche, prenant ce qu'il désirait sans perdre son temps en une quelconque réflexion. Surtout si cette réflexion était si ridiculement culpabilisante. Etre froid et violent, il pouvait le faire avec Selemba : avec elle il pouvait être rustre, muet, sauvage, elle ne se plaignait jamais, voire l'encourageait de temps à autre. Mais Selena était une petite nature : il avait l'impression de commettre un crime à chacun de ses mouvements. Ce qui n'était pas vraiment faux, quand on y réfléchissait.
Peut être était-ce le traumatisme de l'assassinat de Danviou qui conditionnait sa peur envers lui, mais de temps en temps il la trouvait tout à fait injustif....
Le terrible maître des Sangrave fut coupé net dans son brillant monologue intérieur par une baffe, la plus imprévisible et humiliante de sa vie.
Bon, imprévisible, peut être pas, se dit-il alors que la porte de la salle de bain se refermait brutalement sur son nez. Il l'avait quand même bien cherché, depuis le temps.
Mais humiliante, certainement.
La force de Selena était absurdement insignifiante, mais sa joue maintenant humide semblait pulser un sang brûlé par la honte et la surprise, qui se propageait en une chaude colère dans ton son corps.
Et un seul discours semblait parvenir à son cerveau, brouillant définitivement la trace des douces pensées qu'il avait pu avoir depuis la veille.

Il avait essayé d'être patient. Il avait essayé d'être galant. D'être compréhensif. Pendant quinze ans. Dix ans à vivre à moins de deux pièces de sa chambre, à manger seul à une table en l'imaginant faire de même à côté, à lui exposer ses plans d'une voix enflammée dans le seul but de l’impressionner, de passer du temps avec elle, à respirer son parfum tout en se demandant quelle robe elle porterait ce le lendemain. Quinze ans de crime passionnel, de demande en mariage, de supplication, et même -summum du sacrifice- de proposition de rédemption. Et toujours ce regard dégoutté, toujours à essuyer l'humiliation et le refus, la haine, le sacrifice, ces gémissements apitoyés, et, insulte suprême, sa franche pitié le jour où elle avait vu son visage.
Il avait élevé ses enfants. Il avait toujours cherché à la retrouver pour lui offrir un avenir brillant à ses côtés, la faisant passer avant toutes ses envies, l'entourant de respect, d'amour et de confort. Qui pouvait se venter d'avoir connu un homme aussi intentionné ? Combien de femmes auraient aimé être à sa place ?
Il n'avait jusqu'à présent encore jamais cédé à l'appel de ce puissant désir, à celui de l'envie de possession, qu'il avait pourtant d'une façon disproportionnée.
Et aujourd'hui, après qu'il ai réussi à lui arracher une nuit de plaisir dûment payé, elle refusait d'être aimable ? Et elle l'humiliait ?
Bon, peut être que la rage brouillait légèrement sa vision des choses et son objectivité. Mais après tout, il était cruel, « magistralement diabolique » (comme le disait la presse people) et sadique. Il n'était pas censé être objectif. Ni gentil. Ni doux. Ni compréhensif. Ni amoureux.
Peut être que pendant toutes ces années, il était parti dans la mauvaise direction.

Il se souvenait distinctement de leur première rencontre, de la première seconde durant laquelle leurs regards c'étaient croisés.

Agenouillé auprès d'un Danviou inanimé, ses gants poisseux de sang, qui rependait une odeur acre dans le joli salon, encore appliqués contre le gorge du sortcelier impérial. Le familier d'Isabella Duncan avait déchiré, en se jetant sur lui, une partie de sa tunique noire, et l'animal gisait à présent, la gorge salement ouverte, derrière le canapé. Sa sœur d'âme avait essayé elle aussi de l'atteindre et de protéger le berceau dans lequel le nourrisson pleurait à chaudes larmes, mais la mort de son familier l'avait cueillie en plein mouvement, et elle s'était écroulée à quelques mètres de lui, terrassée par la douleur. C'est à cet instant que les sirènes d'alarme avait commencé à lui vriller les tympans, il il avait comprit alors qu'il ne lui restait qu'une trentaine de secondes avant que ne se matérialisent les gardes Impériaux. Il s'était levé en titubant, vidé par la somme de magie considérable qu'il avait dû utiliser pour tuer l'homme : cet imbécile s'était directement jeté sur lui, à mains nues, quand il l'avait vu se pencher sur le berceau. Il méritait son sort : il avait agi comme un imprudent. Il s'était appuyé contre le cadre du lit de l'enfant, et avait prit avec précaution le petit corps entre ses bras.
C'est à ce moment précis, alors qu'il se relevait en serrant Tara Duncan contre lui, qu'elle était entrée dans la pièce. Ses cheveux mouillés indiquaient qu'elle venait de sortir de la douche, elle portait un jean et une chemise claire, et sa beauté et son soin avait illuminé la pièce, tranchant d'une force inouïe le carnage environnant. Il avait vu distinctement Selena Duncan mourir : il avait vu une partie d'elle s'éteindre définitivement quand elle a prit conscience que le corps inanimé et baignant dans son sang était celui de son mari. Il avait vu distinctement son visage se transformer, pâlir et se tourner vers lui. Il avait vu tout son amour se reporter avec une force magistrale contre lui, pour protéger son enfant.
Elle ne s'était pas approchée, plus prudente que son époux : elle avait allumé sa magie à une vitesse surhumaine, et, encouragée par le désespoir, le chagrin et la terreur, avait envoyé sur lui un Carbonus fulgurant. Fatigué par son précèdent combat, il avait titubé, avait lâché l'enfant et avait dû s'affaler contre le mur pour trouver la force de contrer le sort.
S'aidant de cet appui, il s'était projeté en avant vers sa nouvelle cible, désireux d'en découdre au plus vite. Alors l'atmosphère de la pièce s'était mise à grésiller, et une dizaine de Transmitus impériaux avaient envahi l'espace. Continuant dans son élan, Magister avait passé son bras autour de la taille de sa cible sous le choc, l'avait serré de toutes ses forces contre lui et avait, dans le même mouvement, ouvert une plaie sur son avant bas pour tracer dans le vide un cercle magique avec son sang. Sans incenter, il avait alors emporté Selena vers une plate-forme de relais illégale.

A aucun moment il ne s'était douté du sort d'attirance qui l'avait poussé à l’amener avec lui inconsciemment. Mais ça avait été le début d'un amour fou, qui l'avait sans cesse encouragé à être respectueux et correct avec elle.
Mais il devait constater que cette tactique ne marchait pas. N'avait jamais marché, et ne marcherait jamais.
Emporté par la vague de souvenir et d'humiliation cuisante, il se mit à frapper la porte comme un fou.
Sa magie démoniaque s'alluma presque malgré lui, et il donna un violent coup de pied dans le cadre de bois, avant de pulvériser d'une geste la serrure, qui fondit littéralement sous l'effet d'une chaleur inouïe.
Il ouvrit la porte d'un violent coup d'épaule, et la petite salle de bain fut envahie par une puissance et une rage presque palpable.
Il tourna son masque d'un noir impénétrable vers Selena, qui avait sans doute dû anticiper son élan destructeur, et qui se tenait recroquevillée près de la baignoire.
Grisé par la puissance que lui procurait le colère, il en profita pour pulvériser le grand miroir qui ornait le mur central, et envoya balader l'intégralité des serviettes, savons etc..dans l'eau.
C'était sa pièce préférée, et il allait devoir reprendre les travaux. Tant pis.
Il se dirigea d'une démarche féline (la même qu'il adoptait dans la salle de torture, c'est dire) vers la jeune femme, résolu à lui faire peur.
Il voulait l'intimider, réellement. Lui faire comprendre qu'il la dominait, qu'elle devait se tenir à carreaux, et qu'il pouvait la briser d'un claquement de doigts. Il voulait qu'elle comprenne qu'il n'était pas un gentil toutou domestiqué, et qu'elle devait s'estimer heureuse d'avoir survécu jusqu'ici.Oui, pour la première fois de sa vie, il voulait montrer à Selena Duncan qu'il était bien un terrible assassin, le même qui avait égorgé son mari ce matin là, qu'il était un terrible menteur et que surtout, surtout , qu'il gagnait toujours.
Arrivée près d'elle, la surplombant de toute sa hauteur, il leva sa main droite et la fit léviter avec une facilité déconcertante. Un brin Dark Vador, certes, mais après tout c'était terriblement efficace, il n'allait pas cracher sur un bon exemple.

-On dit merci. Susurrât-il d'une voix dont la dureté le surprit lui même.

Il n'avait pas l'intention ni de la reposer, ni d'abréger la conversation. Maintenant qu'il la tenait et que la rage aveuglante l'empêchait de trop réfléchir, il avait bien l'intention de lui dévoiler tout ce qu'il avait sur le cœur.

-

Boooooooooon alors. Je suis partie là. Mais ça fait de l'action, c'est toujours bon à prendre, non ? Je trouve que Dark Magister c'est pas mal non plus, surtout vu ce que nous donne SAM en temps normal. J'avais dans l'idée (ressusciter Tara étant un peu impossible vu le contexte du fow) que Magister n'honorerait pas sa part du contrat. Je pense donc que cette réaction est logique par apport cette décision. Après, Selena pourrait soit capituler, soit chercher à s'enfuir de la Forteresse etc....à toi de décider ! En espérant que c'est assez inspirant quand même...


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MessageSujet: Re: Echec et mat ~ Pv Magichou <3   Mar 1 Avr - 16:26









U
ne seconde. Deux secondes. Trois secondes. Cinq... Dix...
J’arrivais à sentir le nuage d’énergie négative qui traversait la porte en bois massif nous séparant. Un silence atroce et pesant de menace. Un mauvais pressentiment. Le même que lorsque on désamorce une bombe d’un bras – qui bien sûr n’a jamais autant tremblé qu’en cet instant - et qu’on s’attend à la voir nous exploser à la tronche sans avoir le temps de dire « ouf ». Je n’ai jamais eu à désamorcer une bombe, Dieux merci.

Ma vue se brouilla, une force invisible me compressa, et je me rappelai soudain l’existence de la respiration. Prenant une grande inspiration, je rassemblai les restes de ma spontanéité pour avoir la force de passer une jambe, puis deux, dans la petite culotte de dentelle. J’entrepris d’enfiler le haut assorti. La précipitation me faisait faire n’importe quoi. Je jetai le sous-vêtement par terre d'un geste furieux.

Derrière, l’aura de haine atteignit son paroxysme, je le sentais. Et je sus que j’aurais dû retenir ma main. Je me résolus à abandonner le tas de tissu par terre que le stress m’empêchait d’enfiler, courus près de la baignoire, m’accroupis sur le carrelage froid en protégeant ma tête de mes bras, adoptant la position d’un fœtus. L’obus allait exploser, libérant des lambeaux de métal abîmant tout sur son passage. Et j’allais en faire les frais. À terre, compagnons !

Et voilà, ça commençais. Je fermai les yeux. Entendis de violents coups contre la pauvre porte. Entendis une détonation, puis des bruits de verre brisé, qui vinrent ricocher autour de moi. Entendis ses pas rageurs le mener vers moi. Je frémis. Sentis avec dégoût sa magie noire m’envelopper pour m’obliger à me redresser. L’idée de me débattre et de lutter contre cette force irrésistible ne m’effleura même pas. J’avais essayé tant de fois et toujours échoué. Toujours, ma petite magie pliait sans condition sous le flux démoniaque, et je soupçonnais fortement Magister de prendre son pied à me voir chouiner et gesticuler contre les rayons noirs, pour finir par me soumettre à sa volonté, échevelée, les mains couronnées par un halo vacillant, humiliée et vidée de mes forces.
Aujourd'hui, je ne lui offrirai pas cette moindre satisfaction.
Aussi, je m’étais mise à léviter, forcée à lui faire face. J’avais rapidement rabattu dans un mouvement de panique mes longs cheveux, de sorte qu’ils cachent pudiquement et efficacement le devant de mon buste dénudé.

Je gardai obstinément les yeux fermés, refusant de voir son masque probablement coloré d’ébène, refusant de voir en face la forme de domination qu’il exerçait actuellement sur moi ; l’humiliation n’en serait que plus forte et la peur deviendrait réalité.  

« On dit merci. »

Argh. Il était drôlement furibond. Sa voix haineuse m’obligea, bien malgré moi, à ouvrir les yeux. Ma première pensée : tiens, en flottant à 30 centimètres au dessus du sol, je suis enfin à sa hauteur. Sa tête était pile en face de la mienne - d'une proximité affolante- et les fentes sombres de ses yeux me fixaient d’une intensité inhumaine. Pouvait-on être plus mal - à l'aise qu'en cet instant ? Je voulais qu’il me repose, tout de suite. Il me faisait peur. Rien que la force impérieuse de sa voix et de son être. Cette autorité... Moi qui suis si facile à intimider...

Comme si mon corps ne m’obéissait plus, ma main se détendit et lâcha d’elle même le long bout de miroir acéré que j’avais prudemment ramassé -pas folle- quand, ventre à terre, je l’avais vu atterrir à deux centimètres de ma figure.
Ma seule arme de défense tomba au sol ; le tintement strident résonna dans la grande salle de bain, perturbant le silence insoutenable.

Si facile à intimider...

« Merci... », articulai-je dans un souffle, la gorge sèche.

Je n’avais plus envie de faire la maligne. Magister était mondialement connu pour ses accès de lunatisme proportionnels à sa folie. N’importe qui l’ayant un tant soit peu côtoyé peut vous en témoigner : dans ces moments-là, la casse est inévitable. Bien différents des colères de Lisbeth, qui se payaient en licenciement et/ou en murs, plafonds ou vases gisant en mille morceaux, ceux de Magister impliquaient des doigts brisés, des os éclatés et/ou des dégâts psychologiques/physiques irréversibles.

Les yeux écarquillés, je guettais les symptômes caractéristiques : la puissante silhouette tremblante, les doigts gantés pointés vers moi grésillant, le cercle pulsant, le masque brillant d’un noir irréel... J’avais bien souvent vu de loin ses accès de folie et sincèrement eu pitié de ses victimes, mais n’avais jamais été l’objet de sa haine. C’était une première. J’avais du mal à l’admettre, mais je n’en menais pas large.

« Magister... Calme-toi. S’il te plaît. Repose-moi... », suppliai-je.

J’avais joué à celui qui humilierait le plus l’autre. Apparemment, encore un jeu auquel j'étais nulle. Que s’était-il passé ? L’instant d’avant je contrôlais la situation en le rabaissant théâtralement et l’instant d’après, je me retrouve flottant dans les airs à moitié à poil et gémissant pathétiquement pour qu’il m’épargne. Comme quoi il en faut peu pour que les forces s’inversent.
Ben alors, elle est passée où ton insolence et ton insoumission, hein Lena ? Magister te fait peur ? Tu m’étonnes, ce type est complètement bipolaire. Parce que toi t’es pas un peu lunatique sur les bords, peut-être ? Un beau duo de bipolaires, que vous faites. Franchement qu’est-ce qui t’as pris de lui en foutre une, tu veux crever ? Tu l’as pris pour ton pote ou quoi ? T’étais censée te le mettre dans la poche, cruche ! Tu peux t’en prendre qu’à toi-même, il était à peu près stable depuis ce matin, parce que tu te comportais bien ! Pourquoi t’es pas foutue de te tenir deux secondes à carreau ? C’est juste un peu de tendresse qu’il demandait, pas une furie ! C’était pas compliqué !
Cette saleté de bonne fée, - autrement dit la sagesse, ou la raison, ou la conscience - aurait pu continuer encore longtemps à me sermonner. Et elle ne disait que la vérité, cette conne.
Filer doux m'était insupportable. Mais avais-je le choix ? Entre indocilité et inconscience, il y a bien des milliers de nuances... Or, j'étais entrée dans la deuxième catégorie. Imprudente, va.

« Je m’excuse. »

T^T. Bon sang, si c’est pas l’humiliation suprême, je suis la reine d’Angleterre.

Je n’arrivais plus à distinguer son degré de férocité et de susceptibilité. Je tentai le tout pour le tout :

« S’il te plaît, oublions tout ça... on a un programme à tenir, non ? », proposai-je d’une voix que je voulais assurée ; hélas elle ne m’avait jamais paru aussi timide.

J’étais très inquiète des conséquences. Et s’il me punissait de ma mauvaise conduite en m’enfermant dans ma suite et en retardant ma visite au labo ? Ou s’il changeait totalement le programme d’une façon qui serait loin de me plaire ? Je me mis à imaginer le pire. J’avais décidément intérêt à ne pas jouer les rebelles dans l’immédiat. Mais pourquoi avais-je eu la malchance de devenir la cible d'un psychotique, bon sang ? J'en ressentais l'amertume quasiment à chaque moment en sa présence.

« Je t’en prie, allons voir le labo... Tu m’as promis... »

~

Oups. Deux mois de retard. Pardooon :c En plus j'aime pas ma réponse, elle est bordélique à souhait, je trouve :c²
Enfin. J'espère que ça te plairas quand même. En ce moment on ne te voit plus dans le coin, disparue de la circulation ! Je suppose que tu as plein de boulot et de rôle à perfectionner, donc je comprends, mais ne nous abandonne pas trop quand même, parbleu I love you



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MessageSujet: Re: Echec et mat ~ Pv Magichou <3   Dim 13 Avr - 14:19

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Echec et mat ~ Pv Magichou <3

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