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 nirvana, arie ⊹ hello stranger, i'm a disaster

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Charlotte-Nirvana Fawkes





Par Le Revelus :
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MessageSujet: nirvana, arie ⊹ hello stranger, i'm a disaster   Mer 30 Oct - 17:28



Danger
Not quite at home
The eyes of temptation
The flesh on my bones
Hello stranger
I'm a disaster

Nirvana courait dans la rue. Son gobelet de café tenait en équilibre précaire dans sa main droite, ainsi que l'anse de son sac à main et son téléphone. Sous son bras gauche, un dossier rempli de feuilles volantes qui semblaient vouloir s'échapper et quelques unes rattrapées de justesse. Les talons de ses bottes claquaient sur les pavés dans un rythme désordonné alors qu'elle effectuait une petite danse satanique. Enfin, elle essayait d'éviter le flot de passants qui la bousculaient sans remords aucun ou la dévisageaient avec ahurissement. A chaque contorsion, son café tanguait en petites vagues et menaçait de passer par dessus bord, et quelques feuilles se faisaient la malle. Elle s'arrêta sur un côté de la chaussée, déposa son fatras sur un muret et remit ses documents en place. Puis elle jeta un oeil à sa montre. 8h53. Elle serait inexorablement en retard, et elle allait morfler. Les SSO, ça ne rigolait pas.

Elle n'avait plus que la rue à remonter, et elle voyait déjà la bâtiment au loin. Elle en aurait eu pour cinq minutes... Si la rue avait été déserte. Or il semblait que tout le peuple omoisien ait choisi de s'exiler en ce jour précis. Nirvana soupira, prit son courage et surtout ses affaires à deux mains, et se fraya un passage dans la foule. Elle ne pouvait rien faire de plus que se laisser porter par le courant. Toute tentative d’accélérer était une vaine perte d'énergie. A quelques mètres du siège des SSO, le fleuve humain se dirigea vers la gauche. Elle s'en extirpa difficilement, et se mit à courir. Il y avait toujours du monde, mais majoritairement des touristes, qui s'écartaient précipitamment en voyait cette furie coiffée comme un épouvantail débarquer.

La jeune femme arriva devant la porte de l'établissement. Elle passa devant les vigiles avec un petit signe de la main, et continua son chemin. Elle les entendit l'appeler. Excédée, elle se retourna et commença à fouiller dans son sac pour en sortir sa carte, marmonnant qu'ils exagéraient, qu'ils la voyaient tous les jours et qu'ils la laissaient toujours passer, sauf aujourd'hui, évidemment. Elle brandit sa carte en leur direction, de loin, et repartit. Elle savait pertinemment qu'elle allait se faire assassiner pour ses 4,34 minutes de retard.

Elle traversa le hall bondé, se préparant au pire. Elle déboucha dans le couloir de l'open space de son équipe, curieusement et de manière menaçante, désert, porta son café à ses lèvres et se mit à le siroter comme si de rien n'était. Ce faisant, elle ne regardait absolument pas devant elle mais plutôt l'horrible sol plastifié d'un vert criard décoré des insignes des Services Secrets Omoisiens. Elle sentit un choc et sa tasse lui filer entre les doigts, puis une désagréable sensation de chaleur au niveau de ses pieds. Son regard se posa sur son café, gisant au sol, puis sur le responsable de ce désastre. De bas en haut; des doc martens, un jean gris déchiré et orné de chaînes, un t-shirt basique noir, un regard khôlé et des cheveux de porc-épic. Elle le foudroya du regard mais il avait l'air distrait.

Elle se planta devant lui quelques instants en attendant quelque chose, des excuses ou une protestation car l'attaque-suicide de son café ne l'avait pas épargné. Aucune réaction plus tard, elle le contourna, secoua sa crinière brune en signe de dédain et se dirigea vers son bureau, essayant de garder un peu de contenance malgré ses vêtements tâchés et sa coiffure approximative. Cependant, elle sentait toujours le regard de l'inconnu lui brûler le dos. Elle hésitait à se retourner mais cela ruinerait sa superbe. Elle restait plantée devant son bureau, pesant le pour et le contre. Si l'attitude du brun avait quelque chose à voir avec elle, il n'avait qu'à venir, ce n'était pas à elle de faire des efforts. Et d'ailleurs, que faisait-il ici ? C'était son domaine à elle. Quel culot. Il venait la troubler à son lieu de travail. Elle aurait tout vu, décidément.

Elle s'installa, le regardant de loin, mâchonnant perplexement un crayon de papier. Il lui rappelait quelque chose, mais elle n'arrivait pas à mettre le doigt sur quoi. Il ne lui semblait pas l'avait arrêté auparavant, ni l'avoir déjà rencontré, mais depuis l'accident et sa perte de mémoire, elle n'était plus sûre de rien. Haussant les épaules, elle ouvrit son trieur et tenta de se concentrer sur son dossier. Peine perdue. Elle entendit des pas s'approcher mais ne leva pas les yeux. Plutôt mourir que d'admettre que ce mystérieux personnage l'intriguait, c'était dire à quelle point elle avait sa fierté. Son crayon lui glissa de la bouche et atterrit par terre. Bon, cela ruinait tout. Elle ne bougea pas, ne fit que resserrer les dents en espérant que personne n'ait rien vu. Tout ça à cause d'un hérisson gothique, songea-t-elle.

_♣ _______________ ♣_
⊹ dying like a shooting star in the valley...
Pick a personality for free, When you feel like nobody. Born with a void, hard to destroy with love or hope. Built with a heart, broken from the start. And now I die slow. In the valley of the dolls, we sleep. Got a hole inside of me. Living with identities That do not belong to me.


Dernière édition par Charlotte-Nirvana Fawkes le Dim 17 Nov - 17:34, édité 1 fois
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Arie J. Camden

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MessageSujet: Re: nirvana, arie ⊹ hello stranger, i'm a disaster   Ven 1 Nov - 18:23

PIERCE THE VEILKing for a Day
The thing I think I love
Will surely bring me pain
Intoxication, paranoia, and a lot of fame
Three cheers for throwing up
Pubescent drama queen
You make me sick, I make it worse by drinking late

Arie ne savait pas vraiment ce qu'il foutait la, après avoir passé un vendredi soir pourri enfermé dans un bureau a faire de la paperasse pour les SSO, il était en quête de changement. Il voulait passer définitivement a autre chose. Sa boutique avait du mal a tourner, son appartement devenais compliqué a payer, il cherchait un appartement en coloc et un boulot beaucoup mieux payé qui pourrait effacer son ancien casier judiciaire bien rempli. Il avait été purgé de ses actes après avoir passé 8 mois en prison et après une longue reflection quelques semaines au part avant, il avait décidé de se racheter au près des SSO. Ca n'allait certainement pas durer si son boulot se résumait a "Reste toute la nuit pour faire de la paperasse et au fait, cherche moi ca, ca ca et ca pour la mission la, et oublie pas de m'apporter un café demain, j'aurais besoin d'un café. Un avec du lait et un carré et demi de sucre, mais pas trop de lait, sinon le café devient froid et..." Blah blah blaaaaaaah. Le brun devait quand même s'accrocher. Ca payait bien ce boulot, même si tout le monde faisait des crasse au nouveau "petit" bleu.
Arie était donc la depuis hier après midi, crevé, sur les rotules, avec une tête de déterré de quinze metre de long, les cheveux en bordel. Je veux dire, plus en bordel que d'habitude encore (ouioui, c'est POSSIBLE), il décida donc d'arrêter de faire de la paperasse cinq minute et aller se réarranger la gueule dans les chiottes, prenant au passage son khôl qui trainait au fond de sa poche, question d'utilité. Et un paquet de clope au passage, il avait besoin de se griller une cigarette et de prendre un café. Et de ramener a l'autre connard son café. Putain mais qu'est ce qu'on ferrais pas pour un bourge et pour prendre un peu plus de grade plus vite...
Il se leva donc de son bureau et s'étira, filant aux chiottes se réaranger la tronche. Son khôl n'avait pas bougé, c'était un bon point. Cependant, ses cheveux étaient dans un état pas possible, il se les remit un peu en place. Et il aurait bientôt besoin de passer chez le coiffeur, il avait le besoin de changer de coupe rapidement, il se lassait de sa tête de herisson. Anyway. Arie sortit du batiment, mais en restant dans l'enceinte des SSO pour fumer une clope et vit une furie débarquer, café a la main, l'air aussi doux qu'un loup auquel on aurait chouré son repas. J'espère que l'image vous parle. Un sourire se grava sur ses lèvres en voyant qu'il n'était pas le seul a ne pas être de bonne humeur. Même si au fond il l'était parce qu'il voyait que ca faisait chier du monde de venir bosser un samedi matin a cette heure ci. Cherchez pas, ce gars est heureux que des gens ne le soit pas, il est un peu con sur les bords.
Il repartit a l'interieur du batiment et alla faire du café pour l'autre débile. Il observa la salle devant lui. C'était déjà l'effervescence à à peine neuf heure du matin. En fait il était neuf heure passé de 5 minutes, mais qu'est ce qu'on s'en foutait au fond ? Bref. Il apporta son café a l'autre débile nomé ... Taylor. Nom de merde putain. Même si Arie c'était assez weird, Taylor... C'était moooooooooche d'une puissance. Mais on s'en fichait. L'autre lui fait un commentaire sur sa tête de zombie mais il ne souleva même pas. A quoi bon, ca ne pouvait rien lui apporter de bon si il décidait de lui foutre une patate et de lui faire passer un magnifique Vendredi soir comme ca. M'enfin. Il repartit vers son bureau quand il se fit interpellé par l'autre grand con avec le prénom de merde pour qu'il aille remettre un dossier a une certaine "Charlotte-Nirvana Fawkes" qu'il trouverait non loin de son bureau a lui. Bien. Il se mit donc en direction dudit bureau et fixait le sol d'un air vitreux. Il ne pensait qu'a dormir et même le nom de Charlotte-Nirvana ne lui évoquait rien. Pour le moment. Car au fond, ca lui disait quelque chose. En même temps, niveau prénoms pas commun, c'était un must. Il heurta une jeune femme et releva les yeux, voyant son visage. Ce fut l'illumination et il ne savait pas quoi dire, restant planté comme un flan devant la brune qui l'assassinait du regard. Ah, certes, il avait renversé son café. Il ne réagissait pas, seulement bloqué sur le vide. Le brun la fixait de ses yeux vitreux et embrumés par des souvenirs. C'était improbable, pensait-il. Elle partit, l'air exedée et il se retourna au bout de quelques secondes, réalisant qu'il était juste passé devant ladite charlotte Nirvana Fawkes et et frappa le fond avec son plat de la main, allant dans son bureau puis se dirigeant vers la machine a café refaire un café pour la demoiselle qu'il avait bousculé et repartant prendre le dossier pour lui apporter et s'excuser platement. Il se dirigea vers le bureau et entra, se tenant devant la jeune femme, attendant qu'elle réagisse ne serait-ce qu'un peu. Peine perdu. Jusqu'a ce que son crayon tombe de sa bouche et atterisse par terre, davant les pieds d'Arie qui le récupera et s'avanca, déposant le crayon, le dossier et le café sur la table.

« Excusez moi pour tout a l'heure mademoiselle, je n'ai pas dormi depuis hier soir et je suis un peu vitreux... »

Il se passa une main dans les cheveux et sourit d'un air désolé. Il avait l'air débile et il le savait, mais il n'avait rien a perdre a la fin. Il la connaissait, mais ne disait rien. Elle le reconnaitrait peut être, c'était sa petite Nirva... C'était.

_♣ _______________ ♣_

BUT I'LL SOON FORGET THE COLOR OF YOUR EYES
AND YOU'LL FORGET MINE.


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Charlotte-Nirvana Fawkes





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MessageSujet: Re: nirvana, arie ⊹ hello stranger, i'm a disaster   Sam 9 Nov - 12:48

Nirvana le regarda passer. Un soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres lorsqu'elle le vit prendre les escaliers puis disparaître. Elle se mit au travail pour de bon cette fois. Elle était tellement plongée dans sa lecture qu'elle ne le remarqua pas revenir. Ce ne fut que lorsqu'il déposa sur son bureau le crayon fugueur, un nouveau café et le dossier qu'elle était censée étudier. Elle le remercia vaguement et essaya de se mettre au travail, examinant le dossier qui était d'un ennui indescriptible. Le principal suspect, Stephen Lewis, était le mari trompé de la victime, avait des antécédents criminels, pas d'alibi et un mobile des plus évidents. Elle se demanda pourquoi personne n'était déjà allé lui passer les menottes. Elle soupira imperceptiblement, referma le classeur et le reposa en prenant garde à ne pas reverser le deuxième café au passage. Le brun était toujours planté là. Qu'attendait-il ? Qu'on le nourrisse ?

« Je peux faire quelque chose pour vous ? » demanda-t-elle acerbement.

Nirvana n'appréciait que très moyennement que l'on empiète sur son territoire. N'avait-il donc rien de mieux à faire que de la contempler ? Elle leva les yeux et aperçut le badge SSO, Stagiaire. Elle fut prise de compassion. Pauvre mioche. Sa mission devait se résumer à préparer des cafés. Peut-être pourrait-il se rendre utile.

« Tiens, Machin, tu vas pouvoir faire quelque chose de ta vie. On a un suspect à arrêter, ça te dirait de venir ? » dit-elle en le tutoyant allègrement.

Sans attendre de réponse, elle se leva, jeta son sac à dos sur son épaule et les clés de la voiture à l'inconnu. Puis elle reprit la direction du hall, se retournant par fois pour vérifier si cet imbécile ne s'était pas laisser distancer. La jeune femme passa devant d'adorables vigiles pour la seconde fois, des différents, avec un sourire caricatural et s'engouffra dans l'ascenseur menant au parking. Un long silence s'installa, à peine rempli par la petite musique de fond.

« ... Tu t'appelles comment, déja ? » hasarda-t-elle.

Le parking étant situé profondément sur terre, la descente prenait un certain temps. Elle s'imagina déjà le festival de question bateau qui allait suivre. Il lui répondit, elle hocha la tête sans vraiment avoir entendu. Les portes s'ouvrirent enfin. Elle repéra immédiatement sa voiture, qu'elle n'aurait pas dû laisser au garage hier - cela lui aurait évité d'être en retard et de rencontrer le brun. Elle s'assit au volant, démarra le moteur et sortit. Enfin la lumière du jour. Elle alluma le GPS, entra l'adresse du suspect et se mit à suivre ses instructions. Encore ce silence. La journée s'annonçait longue.

Vingt minutes plus tard, elle gara le véhicule devant une maison avec jardin, l'air à l'abandon. Elle fit signe à celui-dont-elle-n'avait-pas-entendu-le-nom de la suivre, s'approcha à pas feutrés de l'entrée et frappa comme un bourrin en criant « SSO ». Bien entendu, aucune réponse ne se fit entendre. Elle donna un grand coup de pied dans la porte un millième de seconde avant de se rendre compte qu'elle n'était pas fermée à clef. Tant pis. Elle sortit son pistolet et commença son exploration. Elle adorait découvrir de nouvelles maisons, elle était toujours excitée comme une gamine. Le salon, désert, était décoré à outrance de tapisseries roses, sur les murs, les sols et le dessus des tables. Du rose partout, on frôlait l'overdose. Puis vint la salle de bains, plus sobre malgré son horrible coloris vert. Elle se dirigea vers ce qu'il lui semblait être la chambre, ouvrit cette fois sans tout casser et découvrit le dénommé Stephen Lewis sur son lit, endormi. Elle leva les yeux au ciel, exaspérée et vint le secouer. Il se réveilla et posa sur elle des yeux hagards.

« Stephen Lewis, vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre de votre femme. »

Elle faillit s'énerver lorsqu'elle le vit bâiller aux corneilles comme si de rien n'était. Elle profita de sa distraction pour lui passer les menottes, le relever et le pousser avec difficulté vers la voiture. Elle le jeta sur la banquette arrière, prit place sur son siège et tapa en rythme sur le volant en attendant le brun.

« Je peux savoir ce que t'as à me fixer comme ça depuis tout à l'heure ? » marmonna-t-elle en remarquant encore son regard posé sur elle.

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⊹ dying like a shooting star in the valley...
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Dernière édition par Charlotte-Nirvana Fawkes le Dim 17 Nov - 17:26, édité 1 fois
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Arie J. Camden

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MessageSujet: Re: nirvana, arie ⊹ hello stranger, i'm a disaster   Dim 17 Nov - 16:46

MILLION DOLLARDS HOUSEPierce the Veil
She hates all of the guts and blood.
Splash around with me while we move like flames on burning sheets
.


Blah blah, blah blah, blah blah. Blah. Arie n'avait pas tout de suite compris ce qu'elle lui disait, sur le coup. Il n'était que trop plongé dans ses pensées sur son "passé" avec elle. Il ne savait pas vraiment quoi en penser, d'ailleurs. Cela lui restait flou, c'était quelque chose d'indistinct, qu'il ne comprenait pas. Pourquoi ne l'avait-elle pas reconnu tout de suite ? il n'en savait rien. Peut-être quand ils parleraient, ou quand il lui dira son prénom, quelque chose dans ses manières... Mais il était un peu désespéré pour le moment, et ne savait que penser. Je sais, je radote, rien à faire.

« Tiens, Machin, tu vas pouvoir faire quelque chose de ta vie. On a un suspect à arrêter, ça te dirait de venir ? »

Keuwah. Elle avait pas un peu fumé la Charlotte ? Elle avait vu le badge "Stagiaire" qu'il avait du accrocher, au détriment de son superbe tee shirt légèrement moulant et sans trou fait par une épingle a nourrice de mwarde ? Vu l'air qu'elle avait prit, non, elle ne déconnait pas et n'avait pas l'air sous l'emprise de drogues. Hahaha. No. Seriously. Sans avoir vraiment le temps de répondre, elle prit son sac, ses clefs et partit vers les souterrains, la ou les voitures.. ou il ne savait pas quoi, était garés. Arès avoir suivis la frêle jeune femme dans les couloirs, ayant du mal a passer avec ses un mètre quatre-vingt-trois de haut, je vous jure, 1.83 c'est grand, sérieux. Après s'être miraculeusement échappé des couloirs en effervescence, il passa devant deux vigiles. L'air vraiment pas content. Un peu en mode Grumph. BREF. Après avoir miraculeusement suivit dans le long couloir interminable de la mort, il y eu un... ascenseur. Vous savez avec la petite musique d'ambiance toute bizarre qui fait un peu vieux films terriens... Ah, les Omoisiens et la passion du 7ème Art Terrien... Arie ne le comprenait que trop.

« ... Tu t'appelles comment, déjà ?
- Arie James Camden, et vous Charlotte-Nirvana Fawkes, je me trompe ? »
, dit-il d'une voix peu assurée.

Pas de réponse. GROS VENT DANS TA FACE. Elle hocha juste la tête, de longues et interminables secondes plus tard. Il sentait que la journée allait être longue. Et traversée de périodes de sommeil assez récurrentes (COMME LES BROSSES A CHIOTTES BWAHAHAHAHHAHAHA *sors loiiiin*). Cependant, il ne se sentait pas assez courageux et net pour dire quelque chose à propos "d'eux". Il ne savait pas si elle avait changé, peut être que oui, peut-être qu'elle réagirait mal, peut-être qu'elle serait heureuse, peut-être qu'elle ne s'en souvenait simplement pas... La dernière solution semblait la bonne. Il n'avait pas tellement changé depuis... tout ce temps. Une boule se forma dans sa gorge et il suivit Charlotte en silence, les poings serrés le long de ses cuisses, sans vraiment être énervé. C'était un sentiment dur a décrire. A croire que plus personne ne pouvait l'aimer. D'abord Gabrielle, puis Faith, puis elle qui ne le reconnaissait plus. C'était assez rabaissant. Et embarrassant. Même, ce n'était pas ca. C'était quelque chose entre la rage, la tristesse, la colère et d'un côté, c'était peut-être quelque chose qu'il avait mérité. Mais bon... La vie avait toujours était injuste avec lui. Ses parents, son frère, sa fiancée... l'oubli simplement. Il ne pouvait rien y faire a la fin.
Arie était tellement plongé dans ses pensées qu'il eut à peine le temps de prendre une arme dans la boite a gants et de suivre la jeune femme qui entrait dans la maison. Il avait toujours su se servir d'une arme, il avait eu son permis sur terre. Il aimait bien les armes, c'était quelque chose qui pouvait être délicat en extérieur, mais tellement dévastateur quand on appuyait sur le point sensible... Ca le représentait bien finalement. Arie entra dans la maison et garda son index droit sur la gâchette, les sens en alerte. Il laissa Nirvana monter a l'étage tandis qu'il fouillait le bas. Rien n'était joli dans cette maison. Tout était de trop. Trop de rose, trop de tableau de la famille, trop de poupées vieillottes et flippantes, trop de vieilleries, trop d'inspiration terrienne. Rien ne lui plaisait dans ce logis, il se sentait mal a l'aise. Il entendit des pas dans l'escalier et tourna la tête, regardant. C'était Nirvana et l'homme qui avait du être arrêté. Bien. Il la vit aller vers la voiture et balancer l'homme dans la banquette arrière, avant de se mettre a la place du conducteur et de tapoter sur le volant, l'air impatiente. Il sortit rapidement de la maison et referma la porte, avant de se mettre a la place du passager, la fixant du coin de l'œil, remettant l'arme dans la boite a gant, se sachant pas quoi dire. Elle brisa le silence.

« Je peux savoir ce que t'as à me fixer comme ça depuis tout à l'heure ? » marmonna-t-elle en remarquant encore son regard posé sur elle.
« Rien, c'est juste que j'ai l'impression de vous connaitre..» Ça c'était ce qu'il avait répondu, d'un air gêné en se passant la main gauche dans les cheveux « Rien, c'est juste que je te connais depuis que tu a douze ans, mais que tu m'a visiblement oublié.» Ça c'était ce qu'il avait pensé, sentant les larmes lui monter aux yeux, regardant directement vers la fenêtre.

Il ne savait pas quoi dire pendant le voyage, jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent, elle descendant rapidement et balançant (encore une fois) a moitié le gars dans les bras des vigiles, leurs parlant dans une langue presque inconnue aux yeux du garçon (en réalité, c'était juste qu'il était complètement fatigué, et qu'il n'avait pas envie de réfléchir. Ça vous ai jamais arrivé ?). Arie sortit de la voiture et ferma la porte, fixant toujours du coin de l'œil l'autre jeune femme qui paraissait.... indescriptible. C'était quelque chose de pas vraiment percevable. Il ne comprenait pas l'expression semi inexpressive sur ses lèvres. C'était un genre de rictus forcé, presque forcé. Presque malsain.

« Merci de m'avoir emmené, ça change des kilomètres de dossier que j'ai eu a faire depuis hier midi... »

Il baissa les yeux et repartit vers le quartier général ou tous les bureaux se trouvaient, attendant pour que la jeune femme entre dans l'ascenseur, histoire d'être un minimum gentleman.

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Charlotte-Nirvana Fawkes





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MessageSujet: Re: nirvana, arie ⊹ hello stranger, i'm a disaster   Dim 12 Jan - 16:54




Letting people down is my thing, baby
Find yourself a new gig
This town ain’t big enough for two of us
I don’t have the right name
Or the right looks
But I have twice the heart
« Si y a que ça alors... » marmonna Nirvana inaudiblement.

Ce ne serait pas le premier qu'elle aurait oublié, constata-t-elle amèrement en démarrant le contact.   Elle jeta un rapide coup d'oeil au jeune homme, qui avait l'air bouleversé. Elle pinça les lèvres. D'habitude, cela ne lui faisait ni chaud ni froid ; cependant il avait l'air vraiment ébranlé, et elle n'était pas sans coeur. Ne sachant que lui répondre, elle prit le parti de se concentrer sur la route.

Une fois à destination, elle confia le délinquant aux responsables toujours sans un mot pour Arie. Puis elle le suivit jusqu'aux bureaux, une expression d'incompréhension sur le visage. Elle n'avait pas eu tort, au final, elle l'avait réellement connu. La réelle question était de savoir ce qu'ils étaient l'un pour l'autre. Elle monta dans l'ascenseur qu'il avait gardé ouvert pour elle, le remercia d'un signe de tête et fixa les portes fermées durant toute leur ascension. Elle s'était tellement habituée au silence qu'elle sursauta lorsqu'il la remercia. Elle esquissa un sourire quelque peu forcé et répondit d'une voix à moitié cassée :

« Aucun problème. »

Elle se retint d'ajouter un commentaire sur sa participation quelque peu dénuée d'utilité, qui se résumait à une observation approfondie de la décoration. Les portes s'ouvrirent avec un "ding" sonore et elle sortit. La jeune femme l'attendit, et ils se fixèrent quelques secondes. Elle décida finalement de prendre la parole, même si ses mots risquaient d'être désordonnés et banals.

« Il est fort possible que tu m'aies connu dans le passé, et je suis sincèrement désolée de ne pas pouvoir dire la même chose de toi mais j'ai eu un grave accident il y a peu et l'une des complications était une grave perte de mémoire. Alors si ce n'était pas... important, je suis sûrement contente d'avoir pu te connaître. Si nous étions vraiment proches, n'hésite pas à me le rappeler et à m'expliquer... »

Elle laissa sa phrase en suspens, s'assit sur le banc derrière elle en attendant sa réponse. En attendant, elle se laissa éblouir par la lumière provenant des baies vitrées, l'une dans son dos et l'autre à l'autre bout de l'open-space devant elle. C'était une étrange habitude qui lui permettait de se vider la tête au même titre que de se détuire la vision. Elle releva les yeux vers ceux d'Arie, clignant de manière peu gracieuse pour effacer la sorte de tâche violette de sa rétine.

[C'était vraiment nul mais j'étais asolument pas inspirée.]

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