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 FREDDIE ◊ « la solitudine dei numeri primi »

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Frederich V. Frost





Par Le Revelus :
Accréditation:
Moi et les autres Autremondiens:

MessageSujet: FREDDIE ◊ « la solitudine dei numeri primi »    Lun 10 Nov - 22:31




- boris vian
« les boutiques des fleuristes n'ont jamais de rideaux de fer.
personne ne cherche à voler des fleurs. »

Accréditation
Bonjour à tous, chers téléspectateurs ! Aujourd'hui nous accueillons parmi nous  Frederich Frost mais vous pouvez l'appeler Freddie car on est entre nous !
Et oui Jim, cette nouvelle recrue fraîchement débarquée de la Porte de Transfert d'Omois est on ne peut plus sorcelier et nous fait l'honneur de sa présence du haut de ses dix-neuf belles années.
Et encore John, vous n'avez pas tout vu, car ayant déjà interviewé notre invité, je peux vous certifier que ce nounours a une magie de couleur bleue nuit et d'une puissance moyenne. Il va falloir s'accrocher John ! Mais la question qui vous brûle sans doute les lèvres...
….est : mais à quel camp notre lascar appartient il ? La réponse est le camp neutre, il appartient donc logiquement au groupe des neutres...
Mais nous ne le jugeons pas, John, bien au contraire, les autres membres de ce groupe vont l'accueillir à bras ouverts, lui et son familier ! En fait...
... Notre ami n'a pas un familier.
Oh que c'est bouleversant John ! Pour finir avant de passer à la météo lancovienne, nous devrons ajouter que ce kiwi a un mot à vous dire : GENRE TEPU TA TEPU A PAS UN TRAITEMENT DE FAVEUR *boude* "code validé par la Tepu-Deathy" et en plus vous avez un pb avec les blonds putain ? :(
Car les blonds c'est le mal ma Tepu chérie :c

Quelle bonne parole Jim ! Nous l'aimons déjà !

Caractère
Certains, certaines, voient le monde en équation.
Ils calculent et mesurent chaque instant de leur vie, chaque chose qui effleure leur regard, tout, n’importe quoi, constamment. Certainement pas Freddie. Lui qui exècre toute science si elle n’est pas humaine se plait à poser des mots là où d’autres placent les chiffres. Il attache aux mots, à leurs sonorités, à la mélodie de la parole, aux intonations, à tout ce qui fait le langage, une importance particulière, et les analyse toujours du mieux qu’il peut. En réalité, ce n’est pas seulement aux mots qu’il accorde ce crédit particulier ; c’est à tout. Hypersensible, il ressent les couleurs et les lumières, il rêve de pouvoir les capturer telles qu’il les voit, il sent son corps entier réagir face à aux beautés communes de la vie, face à l’intensité, à l’émotion, à tout ce qui vous prend aux tripes, il se hérisse devant les vocalises parfaites, il vit avec une sensibilité décuplée qui lui permet un émerveillement et une appréhension du monde totalement différente, et sûrement mille fois plus intense. Pour ça, il aurait toujours rêvé d’être artiste, et dessine comme il peut, dès qu’il peut, peint, danse, chante, incapable de retenir en lui l’intensité de ses sensations, comme forcé par son vent intérieur de les extérioriser physiquement.
Freddie vit plus fort.
Pour autant, là où on pourrait le penser plus fragile, car plus sensible, il me semble important de préciser que cette sensibilité est uniquement sensuelle, pas émotionnelle. Il a, au contraire, fini par comprendre le rôle primordial que joue, de nos jours, notre capacité à faire abstraction de la douleur morale dans notre rapport à autrui. Chacun, aujourd’hui, se déguise, cherche à se masquer, et ne tombe le masque que de très rares fois lorsqu’on se sent en sécurité ; Freddie traque ces instants pour les éradiquer, convaincu qu’il vivra mieux en se sentant en danger, certes, mais sans s’ouvrir à n’importe quel beau parleur. Il a développé des dizaines de techniques pour éviter par un entrechat les révélations et autres ouvertures de cœur, laissant ça à ceux qui en font leur métier, et préfère se replier sur lui-même, quitte à, au final, être plus remarqué encore car il devient rapidement cassant, désagréable, bref, il entre en mode de survie.

Il se trouve que Freddie n’est pas un mec aimable, de prime abord. Plutôt renfermé sur lui-même, observant en fumant sa clope, l’air peu engageant, il préfère jauger du regard, chercher tous les détails, essayer de mettre les mots sur l’impression qu’il dégage des gens, quand il en dégage une, quand il s’y intéresse. Pas timide pour deux sous pour autant, il n’a aucun mal à aller vers ceux qui le dévisagent mal ou lui font des sourires pour mettre les choses au clair, avec plus ou moins de diplomatie. Toutefois, si vous dégagez quelque chose qui lui plait, une beauté particulière, une impression qui le fait frissonner, quelque chose qui l’intéresse, il n’hésitera pas à se diriger vers vous ; dans ce cas, il sera comme aimanté, en partie par intérêt, et fera des efforts assez monumentaux d’extraversion, d’ouverture au monde, à vos goûts, et surtout pour être agréable, dans le but de se mettre en bon terme avec vous. C’est peut-être une forme d’arrivisme, étant donné qu’il est comme attiré par ces lumières, et qu’en papillon, il cherche juste, d’une certaine façon, à les apprivoiser pour en profiter sans se consumer, pour se réchauffer sans se brûler.


Il faut admettre que tout cela peut paraître assez abstrait ; il se trouve que c’est une des caractéristiques phares de Freddie. Il adore les concepts, l’absurde, le surréalisme, les idées, autant que les sensations, et s’interroge, se questionne – philosophe, en somme. Souvent, il cherche ce qu’il y a derrière un mot, des fois au beau milieu d’une conversation, d’une façon totalement incohérente et surprenante, des fois lorsque, les yeux grands ouverts couché torse nu sur son lit, il se pose ces petites questions qui paraissent ridicules et même à lui-même, jusqu’à ce qu’il leur trouve un sens. Exemple ? « Est-ce que ce serait dur de vivre la vie d’une porte ? » Posez lui la question, il se paiera votre gueule, y repensera le soir, et vous fournira une réponse le lendemain. Il ne peut pas s’empêcher de penser, là où d’autres ne peuvent pas s’empêcher de s’abrutir, il se sent comme obligé de chercher des réponses, ou au moins des pistes. On a tous nos raisons d’avancer, nos moteurs, nos principes : celui de Freddie est de trouver le sens de sa vie plus forte, par survie, car n’oubliez jamais, « juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie. »

Pour vous dresser un tableau moins conceptuel de Freddie, sachez tout simplement qu’il est ce genre de mec difficile à cerner. Il parait timide, ou méprisant, de prime abord, mais montre vite qu’il sait faire le premier pas et n’hésite pas à aller au-devant des emmerdes pour pas grand-chose. S’il vous méprise, attendez-vous à recevoir parmi les plus cyniques des piques, d’un ton tranquille, blasé, assez indescriptible en somme, mais qui vous met mal à l’aise, qui vous dérange un peu car vous comprenez que, sans forcément le dire, il vous prend pour un con. Il sera détestable s’il vous a en profond mépris, puisqu’il se refuse à dire qu’il déteste, détestant impliquant être victime de sa haine, mépriser rejetant à ses yeux toute la faute sur l’autre, car bien entendu, Freddie n’est jamais le coupable, vous le savez bien. Ou du moins, il partage toujours sa faute avec l’autre. S’il vous a donc en profond mépris, mais que vous comptez pour quelqu’un à qui il tient, attendez-vous à ce qu’il le montre par de nombreux moyens. Tantôt il vous ignore, tantôt il vous jette un regard moqueur, lâche des piques délicatement couvertes par un semblant de politesse, bref, il vous tacle avec le minimum de discrétion et de dignité qu’on peut attendre de la part d’un adulte. S’il n’a aucune raison de rester dans le politiquement correct, il vous taclera sans aucune politesse, c’est la seule différence : son ton reste calme, son sourire mi-figue mi-raisin, il a l’air calme et encore plus arrogant. On l’appelle alors « connard ». Si, par contre, il tient à vous, Freddie sera capable d’être un confident muet comme une tombe, d’être un protecteur prêt à traquer vos bourreaux à l’autre bout de la terre, il sera celui qui débarque chez vous dès qu’on l’appelle, celui qui ne vous lâche pas, celui qui vous relève, mais aussi celui qui vous dit paniqué « je veux pas te perdre » dès qu’il a l’impression que votre relation s’amenuise, celui qui refuse de comprendre qu’on peut bâtir différentes relations avec la même personne, que la fin n’est jamais une fatalité. Enfin, il sera celui qui vous laisse vous ouvrir, comprend, compatit, vous livre des secrets, mais rarement les siens. Freddie, c’est aussi ce mec qui ne croit pas à l’amour, absolument pas, jamais, qui méprise les démonstrations publiques d’amour, les couples qui se lèchent la glotte en public, c’est celui qui ne croit pas vraiment à autrui, qui n’a pas de familier, et qui se complait dans sa solitude, quand bien même il n’exècre pas la compagnie.
Freddie est, au final, un condensé de beaucoup d’émotions contradictoires, qui forment un semblant d’équilibre.


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